Arrivé avec la Tramontane, timide il m'arrive de regretter cette terre trop humide. Pourtant, de Bruges qui se noie dans les brumes de septembre, Pris la peine d'en visiter le cœur, d'amour me surprendre. Car y coule un canal... Où une barque nage... Manque celle qui choisira le voyage... Sur l'onde au fil de l'espoir, Jours de pluies ou ostensoir, Ciel couvert pour le ru torrent, Azur la plupart du temps. N'importe si place y prendra , Ni même si un jour y rêvera. Ma détresse, ma complainte... Désormais l'eau de sombres verts teintes, Pleurent les jours, mes nuits... La magie s'est enfuie... A peine éclot, déjà vieillot... Aimer vite, tout de suite et surtout pas trop... Tous, amer de ses défauts, Passons vite à un autre salaud. Quelque amour nous marque, nous blesse. Adieu l'ami, parfois merci, toujours le stress. Déraison et malheur. Folie de croire autrui meilleur. Mille chemins, mille destins, Million d'illusions sans lendemain. Seule reste cette assurance... A nouveau la souffrance. Mais... Arrivé avec la Tramontane, timide il m'arrive de regretter cette terre trop humide. Pourtant, de Bruges qui se noie dans les brumes de septembre, Pris la peine d'en visiter le cœur et d'amour s'éprendre. Car je me noie dans les brumes à attendre, Que visite mon coeur, renaisse l'amour. Cinq siècles à te vouer, coule cette passion, Qu'un jour tu allumas, Ana, de ton prénom. Il te suffirait choisir voguer, Sur cette barque amarrée. Certaines sont mieux accastillées. Les tempêtes ignorent les cuivres, même briqués... Mon coeur s'est enflammé... Ana, peux tu encore l'ignorer? Demain si tu le souhaitais Construire une éternité, Là où point tramontane, timide, Sur cette terre pour d'aucun trop humide. Bruges se noie dans les brumes de septembre, Une pluie de fin d'été, un baiser de cendre. Et ce serment, Ana,.. Que Bruges, que toi, Sans plus compter le temps, Aimer mille ans...
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