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djenie à l'idée - 3130878
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Poèmes

FEVRIER


Pendaisons des chatons de noisetiers
guettant la brise pour les féconder.

Ajoncs aux senteurs de noix de coco,
bardés d'épines pour l'ancien assaut
des chèvres et des moutons en liberté…

Plus de landes, mais pins dégingandés,
aux tapis d'aiguilles couleur sépia.

Bourdons précoces sur le mahonia,
ruisselant de ses fleurs enivrantes.

Masque de fragrances entêtantes,
du daphné poison aux fleurs étoilées.

Aux détours des vignes, les jets d'osiers
flashant la nudité hivernale
des ceps taillés à la saison glaciale.

Blancheur imprudente de l'amandier,
bel ignorant des tardives gelées.

L'extase exotique des mimosas
d'Océanie se jouant des frimas.

Les abeilles ébouriffées se posent
sur la bruyère déjà éclose.

j'aime vos persistances timides,
vos survivances aux froids humides…
Que vous êtes belles, ô floraisons
aux clairs redoux de nos hivers bretons


Tuesday, January 29, 2019
7:45 PM

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Poèmes

trois petits tours...et puis s'en vont


Quoi d'neuf ? peur et envie dans le cerveau
Mon cœur qui balance comme autrefois.
Voici que nos routes se croisent à nouveau,
Sur le noir bitume où je reste coi.

De m'approcher tu as eu le courage.
Dans le tohu bohu de mes pensées,
Je suis à l'arrêt, mon corps en blocage…
Gentiment tu me charries d'amitié.

Au fait qui a pris de l'autre la main ?
Qu'importe, ce fut magie, émotion.
Prends garde malheureux! gare à demain!
Elle est à cent lieues de ta dévotion.

Va inviter d'illustres inconnues,
Evite la tout doux, avec adresse
Qu'elle ne puisse croiser ton œil ému,
Et bien vite chasse ton ivresse…

Chemin du retour, où il me revient
Un bel été, un feu d'artifices,
Sans la crainte alors, de saisir ta main,
Au creux d'une obscurité complice

Tu l'as retirée comme une brûlure
La honte et la peur en attitude:
Ta vie n'était pas une sinécure,
Je t'aimais avec mansuétude.

Malgré tout j'ai le souvenir doux amer
Qui date de ce beau crépuscule:
Des reines marguerites en parterre
Eclairaient un jardin minuscule.

Je n'oublierai jamais leur lumière…
D'autres marguerites, que j'ai plantées
En souvenir, s'élevaient altières.
Mais sans l'amour étaient désenchantées

Je sais que je ne reverrai jamais
Leur blancheur, éteinte par la raison.
Comment oublier combien je t'aimais
Mon cher printemps, ma folle déraison ?


Monday, January 28, 2019
8:24 PM

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Poèmes

SILLAGES


Telles des étraves vous m'avez traversé,
Parées de voilures hauturières et racées,
Libérant les bulles de mes eaux voraces,
Qui jaillissaient au soleil de la surface.

Qu'il faisait beau à chacun de vos passages!
Et l'écume parfumée de vos sillage,
Avaient le goût salé de nos aventures,
Que le gros temps a changé en écritures.

Votre houle a débordé mon rivage,
Point d'ouragans, mais de si doux orages.
Certes, éperonné par quelque marine
D'eau douce, une couleuvre vipérine,

J'ai plongé sous la glace de sa banquise…
J'étais bon nageur, je sauvai ma valise.
Suivit le point sur ma dérive, sans délai.
Je tempérai mes désirs d'horizons parfaits.

Tempêtes et alizés sur la rose des vents,
Font grandir les petits mousses, évidemment.
Adieu donc, tracez vos routes au petit bonheur
Et moi sur mon petit canot je demeure,

Bercé en doux roulis de vos ondes heureuses,
La fuite de vos coques miraculeuses.
Trouverez vous port d'attache confortable ?
A défaut une jolie crique abordable?

Serez vous par malheur, naufragées corps et biens ?
Sans une lettre, sans que je n'en sache rien ?
Vous vous êtes délestées de vos babioles,
Lettres, photos, mélodies, tous ces symboles

Souvent choisis à deux. c'est mon livre de bord:
J'ai le mal de mer, face à ces petits trésors,
Le doux mal de vous qui coule sur mes lèvres.
Larmes salées au souvenir de nos fièvres.

J'aime à penser que l'océan de mon visage,
A gardé les empreintes de vos sillages…
Un jour, plein ouest dans mon canot je ramerai
Vers Gwennva, vers mon dernier voyage j'irai,

En laissant mon sillage dans les souvenirs
De ma descendance, et je pourrai dormir…
En rêvant de vous retrouver...







Sunday, January 20, 2019
10:07 AM

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Poèmes

saudade


la voix de césaria evora s'égrène,
au fil d'un matinée où je me traine,
perclus de douleur et de pensée vaines.
tu me manques...

tout est pénible et passer l'aspirateur,
ranger, mettre de l'ordre dans mon intérieur,
je ne puis, recroquevillé sur mes douleurs.
tu me manques…

j'atterris...en mauvais pilote c'est le crash
avant je gommais mon mal, tout à mes tâches..
mais jamais tu ne reviendras... fin du match
tu me manques…

on ne revient pas de cet obscur, tout là bas.
c'est fini pour cette vie, en croyant ou pas,
sauf cet attachement mystérieux à toi…
tu me manques...

Wednesday, January 16, 2019
2:39 PM

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Poèmes

le coeur ne vieillit pas


Pour quelques emplettes, chez une vieille tante,
nous t'avions confié, tu étais encore petit,
et ne marchais guère: elle était contente,
malgré sa jeunesse sans enfant ni mari.

Un jour, nous étions tout deux, seuls en son logis.
Voulant me retenir, elle m'aimait bien tu sais.
"à vingt ans j'ai renoncé à prendre mari"
Elle voulait sans doute crever un vieil abcès…

Hélas, le temps m'était compté, le sien aussi
mais j'ignorais encore, si proche son silence.
Tu sais fiston, je regrette toujours aujourd'hui
d'avoir fermé ma porte à sa confiance.

Nous montions l'escalier de son appartement,
elle s'échappait vers l'étage supérieur,
te serrant dans ses bras, comme un enlèvement
J'ai croisé ses yeux et ça m'a fait mal au cœur.

Ce vide immense et la flamme de détresse
de son œil rajeuni, sur son corps enraidi.
Je t'ai glissé dans les bras pleins de jeunesse
de ta mère. Je me suis approché, interdit,

de cette femme aux yeux verts pleins de larmes.
Aujourd'hui, j'oserai la serrer dans mes bras
Mais vois-tu notre jeunesse nous désarme:
j'ai dit "je sais mamie, le cœur ne vieillit pas"

Elle hochait la tête, tamponnant ses larmes,
et j'en témoigne, à l'automne de mes pas:
nos vieux cœurs, de leurs chagrins font beau vacarme,
et nos belles amours passées sont toujours là...

Wednesday, October 03, 2018
9:02 PM

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