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djenie à l'idée - 3130878 
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Poèmes

le coeur ne vieillit pas


Pour quelques emplettes, chez une vieille tante,
nous t'avions confié, tu étais encore petit,
et ne marchais guère: elle était contente,
malgré sa jeunesse sans enfant ni mari.

Un jour, nous étions tout deux, seuls en son logis.
Voulant me retenir, elle m'aimait bien tu sais.
"à vingt ans j'ai renoncé à prendre mari"
Elle voulait sans doute crever un vieil abcès…

Hélas, le temps m'était compté, le sien aussi
mais j'ignorais encore, si proche son silence.
Tu sais fiston, je regrette toujours aujourd'hui
d'avoir fermé ma porte à sa confiance.

Nous montions l'escalier de son appartement,
elle s'échappait vers l'étage supérieur,
te serrant dans ses bras, comme un enlèvement
J'ai croisé ses yeux et ça m'a fait mal au cœur.

Ce vide immense et la flamme de détresse
de son œil rajeuni, sur son corps enraidi.
Je t'ai glissé dans les bras pleins de jeunesse
de ta mère. Je me suis approché, interdit,

de cette femme aux yeux verts pleins de larmes.
Aujourd'hui, j'oserai la serrer dans mes bras
Mais vois-tu notre jeunesse nous désarme:
j'ai dit "je sais mamie, le cœur ne vieillit pas"

Elle hochait la tête, tamponnant ses larmes,
et j'en témoigne, à l'automne de mes pas:
nos vieux cœurs, de leurs chagrins font beau vacarme,
et nos belles amours passées sont toujours là...

Wednesday, October 03, 2018
9:02 PM

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Poèmes

coucou dame tristesse


Il a suffit que tu entres,
Mon dieu cette silhouette!
Et pan! au creux de mon ventre,
Ma si chère ex-conquête


Ta démarche, que j'aimais tant
Et tes frou frous de danseuse
Levant ta jupe, ravissants,
En farandole joyeuse

Cette fois j'ai osé la bise
Rapide et désincarnée
Tout de même quelle couardise!
Les risques sont bien limités

Et ton sourire de lumière,
Devrait me faire grand plaisir,
Tu vas bien, à nouveau fière
J'ai peur d' inutiles désirs

Pourquoi ce sourire malicieux
Qui perce la multitude ,
Et pourquoi croisé-je tes yeux:
Complicité d'habitude ?

Tu ne joues pas avec les gens,
Je te connais. Que signifie
Dans mon dos ce pincement ?
Pourquoi pas un dernier selfie?

Hein ? tant qu'on y est, pour rire.
Moi je n'oserais en douce,
Te toucher ainsi sans rougir
C'est bien toi qui avait dit: pouce?

Je ne peux être naturel
Face au passé d'allégresse
Ce matin est tombé du ciel
Une averse de tristesse

Monday, October 01, 2018
8:44 PM

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Poèmes

où êtes vous ?


Mais oui je songe encore à vous.
Mon épaule et vos bourrades,
Nos rires partagés de fous,
Nos tristesses et nos bravades

Et dans les chansons fredonnées
Tout bas dans nos solitudes
On se foutait bien du passé,
Nos lendemains sans certitudes

Nos ivresses faussaient nos chants,
Hurlés à s'en péter la voix,
Nos courbatures d'adolescents
Fuyaient par magie, chaque fois.

Nos amours, nous n'en parlions pas,
Ou si peu; elles sonnaient la cloche
De la fin de ces récrés là,
Et l'éveil de nos anicroches.

Nos vieilles amours, mes frères,
Nos premiers émois où sont-ils ?
Nos hésitantes bergères,
Et nous engoncés de puéril,

Nimbés de nos maladresses,
Qui sont tellement touchantes
Devant l'usure des caresses
Des jeunesses finissantes.

Hou hou! douces et fiers amis!
Oui la rime est masculine,
Je le sais, ce n'est plus admis…
Pardonnez moi, je m'incline.

Je n'ose dire: vieilles amies,
J'entends encore leurs colères.
Quoi? on n'est pas encore pourries!
Elles avaient un fin caractère…

Voilà que de nous je sourie,
Les bon gars, les jolies filles
Qui ont ma jeunesse réjoui,
Bien avant que je m'habille

De sécurité matérielle,
D'amours vaines à déchirer.
Et l'insouciance vénielle?
Dans la poussière du grenier.

J'ai longtemps hésité à dire
Des je t'aime, c'était trop fort…
Ce soir je le dis d'un sourire:
Je crois bien vous aimer encore.



Wednesday, August 29, 2018
12:16 PM

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Poèmes

la moiselle en rob' (ou comment j'ai appris à aimer le rap)


hé oui on peut faire encore pire!
faut se méfier des dimanches où à peine réveillé on bâcle...ça

Hey toi! oui la moiselle en rob'
Mais pas enrobée, oh la la!
J'suis mik ko tu trouves pas ?
T'es trop la princess, trop nobe.

J'en peux pus sans ton zéro six.
Parole, juré, craché! ho pardon
Pour ta godasse, fais attention!
Ton nom c'est quoi comment ma miss ?

Hey réponds, c'est pas respect ça!
Cool, j'suis gentil, poli et tout…
Hey la chetron, tu m'pousses à bout.
Comment pas l'droit d'toucher à ça ?

Ouais c'est bon, casses toi, hop sale
Raaaciste! D'accord monsieur l'agent.
Regardes on n'est pas méchants,
Mais t'as vu la nitouche pâle

J'fais mon prinss et direct un vent!
Faut faire montrer les manières
A cette taspé vulgaire…
Ha ça? rien ...shit médicament.


Sunday, August 26, 2018
8:57 AM

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Poèmes

trois petits tours...et puis s'en vont


Quoi d'neuf ? peur et envie dans le cerveau
Mon cœur qui balance comme autrefois.
Voici que nos routes se croisent à nouveau,
Sur le noir bitume où je reste coi.

De m'approcher tu as eu le courage.
Dans le tohu bohu de mes pensées,
Je suis à l'arrêt, mon corps en blocage…
Gentiment tu me charries d'amitié.

Au fait qui a pris de l'autre la main ?
Qu'importe, ce fut magie, émotion.
Prends garde malheureux! gare à demain!
Elle est à cent lieues de ta dévotion.

Va inviter d'illustres inconnues,
Evite la tout doux, avec adresse
Qu'elle ne puisse croiser ton œil ému,
Et bien vite chasse ton ivresse…

Chemin du retour, où il me revient
Un bel été, un feu d'artifices,
Sans la crainte alors, de saisir ta main,
Au creux d'une obscurité complice

Tu l'as retirée comme une brûlure
La honte et la peur en attitude:
Ta vie n'était pas une sinécure,
Je t'aimais avec mansuétude.

Malgré tout j'ai le souvenir doux amer
Qui date de ce beau crépuscule:
Des reines marguerites en parterre
Eclairaient un jardin minuscule.

Je n'oublierai jamais leur lumière…
D'autres marguerites, que j'ai plantées
En souvenir, s'élevaient altières.
Mais sans l'amour étaient désenchantées

Je sais que je ne reverrai jamais
Leur blancheur, éteinte par la raison.
Comment oublier combien je t'aimais
Mon cher printemps, ma folle déraison ?


Tuesday, August 21, 2018
9:42 PM

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Blog mis à jour le 15/11/2018 à 01:33:27



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