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Dieu que ça sent le sapin Cette semaine j’ai pris un coup de vieux !!Ne vous m’éprenez pas, je n’ai pas passé la soirée chez Paganel…pas du tout, j’ai pénétré (le premier qui dit « Enfin ! » sors tout de suite de mon texte, Merci !) dans la quatrième dimension du 3ème âge télévisuel en regardant par hasard l’émission du Télé Achat de TF1.Que cette émission vendent à prix prohibitifs des produits à la con soldés chez Gifi, passons…quelle soit présentée par des animateurs de petites et moyennes surfaces de sous-préfectures de province perdues entre le bas de la page 26 et le haut de la page 42 de mon Atlas routier Michelin, soit…Que le public y participant soit composé des recalés du casting des « Chiffres et des lettres » une fois le quota de vieux atteint, je veux bien…mais qu’ils invitent en « guest star » Roger Pierre et Jean Marc Thibault, là, je ne suis pas d’accord !!Comme dirait notre jeune et nouvel affmi Pakito qui use et abuse d’expressions surannées pour faire plaisir à Domi, son mentor : « faut pas pousser Mémé dans les ordis !! ». Au début de l’émission, quand Michel, le chef des animateurs de Superette, celui qui a un chien mort sur la tête, nous a présenté à grand renfort de trompettes (y’avait une dame au premier rang qui nous jouait Tannhäuser avec son anus artificiel) l’inoubliable interprète qui fit les beaux jours de la série « Maguy » et comme je n’étais pas bien réveillé, j’ai cru que c’était Marthe Villalonga, l’invité !! Autant, Roger Pierre qui sortait de chez son toiletteur est encore fringant (me suis toujours demandé s’il était si clair de la lune que ça l’ami Pierrot…il ressemble de plus en plus à Michou…on dirait son jus mèle !), autant (en emporte les vents de la dame du premier rang), Jean Marc Thibault…il a morflé grave. Il venait faire la promotion de son bouquin « Champagne tiède et boudoir mou (sic) » et, à un moment, entre deux présentations de produits à 99 euros seulement (+ 428,90 de frais de port) l’ami nateur, Michel lui demanda de raconter une anecdote .C’est là que ça c’est gâté : Jean Marc Thibault a pris son élan et l’initiative de nous narrer une conversation entre Louis Jouvet et un portier de nuit bègue…et comme JMT est à deux neurones de nous contracter un Alzheimer de toute beauté, il parle tout doucement afin de se rappeler ce qu’il vient de dire tout en essayant de penser à ce qu’il va raconter. Je vous jure que c’était pathétique cet accouchement, suffisait de voir le regard complètement désemparé de JMT, pour prendre pleinement conscience de ce naufrage qu’est la vieillesse. Pendant qu’il litanisait, Michel, le receleur de cadavres de caniches, jetait des regards paniqués à la régie, il n’écoutait même plus la longue diatribe de JMT qui vaille que vaille continuait à raconter son anecdote. C’est Roger Pierre qui a sauvé la situation en applaudissant son vieux complice en plein milieux d’une phrase. Jean Marc Thibault a sourit et s’est tu sans s’apercevoir qu’il n’avait pas fini et Michel, soulagé, s’est empressé de réveiller le public et de libérer une folle hystérique qui piaffait d’impatience de nous présenter le sublimerveillextraordinaire sommier à commande électrique. Elle a même demandé à Roger Pierre de venir en faire la démonstration en direct sur le plateau. Bien sûr le vieux cabot, en pro du postiche, en a fait des tonnes en proposant à l’animatrice de se coucher à ses côtés. Ensuite lors du retour plateau après le petit film sur les bienfaits ergonomiques du matelas en latex anti-acariens, il a fait semblant de s’être assoupi...il avait même un petit filet de bave aux commissures....quel acteur !!! Nouvel instant de panique de Michel (le chef du « gang des Yorkshire du 16ème ») qui croyait que Roger Pierre était mort tandis qu’en arrière plan, Jean Marc Thibault avait repris le fil de son anecdote mezzo voce. Enfin, tout est rentré dans l’ordre : une nunuche Britannique nous a présenté « une fer avec du vapeur », Michel lui a repassé discrètement une main sur le valseur pendant la démo avant de nous faire constater en gros plan que la gentille britiche était en cloque avec un clin d’œil tellement appuyé qu’on se doutait bien qu’il était l’auteur du coup de trombone en coulisse quelques mois plutôt. Pauvre futur gamin...il va en charrier des caractères d’hérédité autosomiques...et pas que des récessifs !!! L’émission touchait à sa fin (la dame du premier rang nous gratifiait du final cymbalique du « Boléro ») quand Michel demanda à nos deux compères un petit extrait de leur sketch le plus populaire. Là je me suis dit qu’on n’était pas levé (j’étais encore couché) !! Miracle !!!Jean Marc Thibault et Roger Pierre, comme aux beaux jours de l’ORTF, nous ont régalé de leur fameux « Nous les Sudistes... » Sans hésitations, sans rien oublier...et c’est là que j’ai pris mon coup de vieux...je connaissais ce sketch par cœur !!! |
| Impression : Extraordinaire
« La guerre de sécession, c'est cessé, c'est sûr ! » |
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Deux mots pour une meilleure lecture du texte. Lorsqu'un homme est marié, bien marié, il pense être invicible, tel Hercule. Et quand le divorce intervient, il se trouve terrassé, à la porte de ses sentiments: Un clochard de l'amour, rongé par la mort de son couple. T v'là partie, ma pauvre môme! Nous étions heureux autrefois... Te v'la partie ? Tout seul en somme, Moi j'reste seul sans feu ni toit. Tout seul ? Mais non, ce n'est qu'un rêve, un rêve mauvais qui demain, car tout d'suite j'ai la fièvre, je le sens bien rien qu'à ma main, ma main qu'est chaude et mon front brûle.. Oui, j'sens bien que j'vas pleurer ! C'est stupide que ton Hercule ne sache plus comment te parler. J'disais bien que c'n'est qu'un songe qui va se dissiper bientôt. Ecoute, réponds moi, j'me ronge à te r'garder comme un idiot. T'es toute glacée, toute raide, t'as même pas bien fermé tes yeux mais j'te vois belle et t'étais laide et tu m'fais peur, peur, peur, mon Dieu ! Ah là là, comme t'as pas bonne mine ! ferme donc tes yeux que je ne vois plus ce regard éteint qui me mine, tu le vois bien, j'suis tout ému ! Et puis merde ! Aprés tout j'suis bête de pleurnicher comme un marmot, pourtant c'est vrai que j'te r'grette, que j'te pleure, Ah, c'que j'suis sot ! Hier encore, tu m'appelais "mon homme", tu me disais "va je t'aime bien". T'étais bien fidèle pauvre môme, fidèle comme un petit chien. Jamais pourtant un sou en poche, toujours la vermine, la faim. Ah, que la vie a pu être moche, c'était dur pour gagner son pain ! Mais on cassait quand même la croute, bien plutôt mal que plutôt bien. les gueux, les clochard, on s'en doute ils mangent de peu, de presque rien. juste de quoi remplir le ventre, juste un petit rien du tout, il fallait bien s'démmerder diantre, un sac qu'est vide, y tient pas d'bout ! Mais maintenant, que faut-il faire ? J'suis planté là, tout hébété. J'vas t'réciter une prière si j'men rappelle ! Ah, c'est pitié Bonne Mère que j'sache plus c'que tout enfant je récitais comme un potache lorsque j'étais p'tit communiant ! Ah, v'la ma môme, j'me rappelle. Notre père qui êtes aux cieux Rappelez moi donc. Tout comme elle j'commence à m'faire bien vieux, et puis tout seul, j'saurais rien faire, j'pourrais plus chercher mes poux. Je perds la vue, elle n'est plus claire, d'mourir tout d'suite me s'rait si doux. Notre Père, recueillez mon âme, je vous la rends, j'suis bon chrétien. Je n'peux plus vivre sans ma femme, sans elle sur terre je n'ai plus rien. Alors mon Dieu, je me supprime. Soyez bon pour moi, bon Jésus. Je sais que j'vas commettre un crime mais j'peux plus vivre, je n'veux plus. |
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Si ton cœur est trop lourd à l’approche du soir, Si ton esprit coulé en de sombres abîmes T’a jeté dans le désespoir, Si le monde effrayant, sa folie et ses crimes T’ont fait douter de ta raison, Ne demeure pas seul en face de ta peine Et viens chercher refuge en ma douce maison Nous ne parlerons pas, mais la paix souveraine Engourdira ton mal en ce calme décor Et quand tu repartiras, seul, à travers la ville Tu seras tout surpris de la trouver tranquille Comme un enfant qui dort. (Publié avec autorisation personnelle de l'auteur) |
| Impression : Extraordinaire
Dans sa version remaniée, le texte dit "Nous parlerons ou pas". L'ancienne version, ici présente, garde ma préférence. |
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Toi que je ne connais pas encore Toi que j'aimerais serrer dans mes bras Toi dont j'ai envie de sentir les levres sur les miennes Toi et ton regard glissant sur moi Toi qui eveille en moi tant de desirs Toi et la chaleur de ton corps contre le mien Toi, moi et nos souffles emmeles Toi, moi et nos coeurs battant a l'unisson Toi, moi, epuisés, reposés Toi endormi pres de moi Toi que je ne connais pas encore et qui me manque deja.
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| Impression : Extraordinaire
Superbe dernier vers... |
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pourquoi attend-on la dernière minute pour rentrer dans l'état de silence totale pourquoi est ce à l'épreuve de la mort que l'on se rend compte que le temps ne nous attend pas mais qu'il nous accorde son temps et peu importe sa durée c'est important il est trésor encore inconnu souvent laissé aux oubliettes réssurgit quand on s'y attend le moins et dans sa puissance nous impose sa présence quand tout nous échappe le temps est maître de son temps alors que tombe le voile, s'écroule le rêve s'envole l'espoir la vie qui cède sa place au grand froid ténébreux qui juste l'instant d'un battement de paupières nous fait revivre notre passé remords et regrets pour chez d'aucuns plénitude chez d'autres tout bas j'enttends dame conscience me chuchotter "tout n'est qu'illusion et poursuite de vent.Qui es-tu? d'où viens tu? pourquoi es-tu là? où vas-tu?" tu tireras profit du temps que t'accorde le temps car à un moment donné toujours tombe la nuit et y a vraiment plus de temps
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| Impression : Extraordinaire
Terriblement vrai et "inquiétemps" :-o |
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Blog mis à jour le 20/03/2010 à 08:12:58
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