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Je t'ai écrit une lettre Que tu ne recevras pas Je voulais te dire, peut-être Que je suis très bien sans toi Que je suis très bien sans toi La maison est un peu vide Depuis que tu n'y vis pas Bien sûr, j'ai changé ma vie Mais je ne me plaindrai pas Mais je ne me plaindrai pas Et la saison de notre amour A fini un matin d'été Et la saison de notre amour S'est achevée comme le vol D'un oiseau blessé Tu te portes bien, j'espère ? Qu'as-tu fait ces derniers mois ? Au fait, bon anniversaire C'était avant-hier, je crois C'était avant-hier, je crois. Donne-moi de tes nouvelles Parfois, j'ai le mal de toi Quelle est ta nouvelle adresse ? Tu sais, je ne t'en veux pas Tu sais, je ne t'en veux pas
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Gare de Lyon Le jour se lève Moi j'ai pas fini mon rève Café noir douche glacée Difficile de se reveiller Ca me tient comme une fièvre Ce goût de toi sur mes lèvres Et je pense à toi encore une fois Vite l'ascenseur la voiture Ca démarre à tout allure La radio joue des chansons Je suis coincé à la Nation Huit heures et quart fin Novembre Pourquoi on vit pas ensemble Et je pense à toi encore une fois Le bureau les secrétaires Les affreux et les affaires Ce téléphone merveilleux Vous avez Berlin sur la deux C'est jamais toi qui m'appelle "Auf wiedersehn Mademoiselle" Et je pense à toi encore une fois Réunion pour une campagne On lance un nouveau champagne Je n'ai pas lu le dossier Marketing et publicité Tiens, à propos de champagne Ca me donne des idées Et je pense à toi encore une fois Déjeuner avec la presse Explications en vitesse J'ai le coeur, la tête ailleurs Il n'est pas tout à fait quinze heures Où est-tu dans cette ville J'adore quand tu te maquilles Et je pense à toi encore une fois Et puis j'arrive à mon étage Tu m'as laisse un message Un numéro où t'appeler Qui sonne toujours occupé On m'appelle sur l'autre ligne Je te rappelle impossible J'ai besoin de toi encore une fois Quelque part je t'imagine Devant ces mures de vitrines On s'est donné rendez Vous Est-ce que tu te souviendras où Ce café de Montparnasse Dix neuf heures comme le temps passe J'ai envie de toi encore une fois Je suis un peu en avance Devant mon whisky d'urgence Tu viendras, tu viendras pas Je me raconte n'importe quoi Allez barman la même chose Je fredonne "La vie en Rose" Je suis dans un état encore une fois Et puis d'un coup tu arrives Tout d'un coup c'est bon de vivre C'est bien ton corps que je touche C'est bien ton visage ta bouche Vivement que le jour s'achève Que je continue mon rève J'en peux plus de toi encore une fois Et le temps, le temps cavale C'est la poursuite infernale Les fourmis et les cigales ne voient plus passer les saisons C'est demain la fin du monde Mais puisqu'on est seuls au monde On le refera encore une fois
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Quand la mort cognera chez moi Qu'il fasse doux, qu'il fasse froid, Il faudra bien que je m'endorme J'n'éviterai pas le coup de faux En lui disant j'ai mal au dos, Pour mourir, je n'tiens pas la forme J'prendrai la chose du bon côté Et jusqu'au bout je chanterai En glissant les clés sous la porte Je m'en vais ou je m'en vas Car les deux se disent je crois Je m'en vais ou je m'en vas Pour ce voyage, un aller simple suffira Je n'prétends pas quitter la vie Assis tranquillement sur mon lit Sans regret et sans amertume, Je n'dirai pas "Sous mon matelas C'est bourré d'or, je ne veux pas L'avoir amassé pour des prunes Combien de mains ai-je écrasées ? Combien de gens ai-je humiliés Pour dormir sur cette fortune ?" Je m'en vais ou je m'en vas Car les deux se disent je crois Je m'en vais ou je m'en vas Pour ce voyage, un aller simple suffira Si je devais faire un bilan J'dirais "J'n'ai jamais versé l'sang Je n'aimais pas le bruit des bottes Je n'ai pas l'âme de ces héros Qui partent, le dimanche très tôt, Tirer tout c'qui bouge et sifflote" Je m'en vais ou je m'en vas Car les deux se disent je crois Je m'en vais ou je m'en vas Pour ce voyage, un aller simple suffira Je ne crois pas au paradis Mais si là-bas on trouve aussi Des champs d'lavande, des marguerites, Quelques girolles, du vin vieilli Que l'on pourra boire entre amis, L'éternité passera plus vite Je m'en vais ou je m'en vas Car les deux se disent je crois Je m'en vais ou je m'en vas Pour ce voyage, un aller simple suffira |
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Errol Garner est au piano Et joue un air - Misty, je crois. Allongée près du feu de bois Chatte Hermine fait le gros dos. A nouvel an, nouveaux visages Vais-je pouvoir vous oublier Ou bien reviendrez-vous hanter Mes nuits, mes rêves et mes voyages? Une seule chose est dommage. J'ai des remords - ou des regrets - D'avoir été aussi discret Dans l'expression de mes hommages. Il est minuit et c'est Noël Que faites-vous ce soir, ma belle? (http://www.youtube.com/watch?v=NvnVe5wBYuI&feature=related)
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C' est un volet qui bat C'est une déchirure légère Sur le drap où, naguère Tu as posé ton bras Cependant qu'en bas La rue parle toute seule Quelqu'un vend des mandarines Une dame bleue marine Promène sa filleule L'absence, la voilà L'absence; d'un enfant, d'un amour, L'absence est la même Quand on a dit "je t'aime" un jour Le silence est le même. C'est une nuit qui tombe C'est une poésie, aussi Où passaient des colombes Un soir de jalousie Un livre est ouvert Tu as touché cette page Tu avais fêlé ce verre Au retour d'un long voyage Il reste les bagages L'absence, la voilà L'absence; d'un enfant, d'un amour L'absence est la même Quand on a dit "je t'aime" un jour Le silence est le même. C' est un volet qui bat C'est sur un agenda, la croix D'un ancien rendez-vous Où l'on se disait vous Les vases sont vides Où l'on mettait des bouquets Et le miroir prend des rides Où le passé fait le guet J'entends le bruit d'un pas L'absence, la voilà L'absence; d'un enfant, d'un amour L'absence est la même Quand on a dit "je t'aime" un jour Le silence est le même.
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Blog mis à jour le 04/07/2009 à 14:18:47
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