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Paganel, antisémantique - 980920

L'absence


C' est un volet qui bat
C'est une déchirure légère
Sur le drap où, naguère
Tu as posé ton bras

Cependant qu'en bas
La rue parle toute seule
Quelqu'un vend des mandarines
Une dame bleue marine
Promène sa filleule


L'absence, la voilà
L'absence; d'un enfant, d'un amour,
L'absence est la même
Quand on a dit "je t'aime" un jour
Le silence est le même.


C'est une nuit qui tombe
C'est une poésie, aussi
Où passaient des colombes
Un soir de jalousie

Un livre est ouvert
Tu as touché cette page
Tu avais fêlé ce verre
Au retour d'un long voyage
Il reste les bagages


L'absence, la voilà
L'absence; d'un enfant, d'un amour
L'absence est la même
Quand on a dit "je t'aime" un jour
Le silence est le même.


C' est un volet qui bat
C'est sur un agenda, la croix
D'un ancien rendez-vous
Où l'on se disait vous

Les vases sont vides
Où l'on mettait des bouquets
Et le miroir prend des rides
Où le passé fait le guet
J'entends le bruit d'un pas


L'absence, la voilà
L'absence; d'un enfant, d'un amour
L'absence est la même
Quand on a dit "je t'aime" un jour
Le silence est le même.


Sunday, April 20, 2008
10:36 AM

Auteur : Jean-Loup Dabadie (étonnant, non ?)

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Paganel, antisémantique - 980920

Non! - ou « La petite province se rebiffe »


Poème trouvé - sous forme manuscrite - dans les archives de ma maman, et pas de son écriture; donc probablement écrit par une de ses amies du côté des années 1920.

Placé ici en souvenir d'une époque où les femmes étaient des femmes et où poètesses et poétes, même amateurs, savaient encore ce que poésie veut dire



Qu’importe si pour vous la Muse ne m’inspire,
Je suis très en colère et je brûle d’écrire.
Au risque je le crains de rimer de travers,
Je ne saurais ce soir vous répondre qu’en vers

N’est-ce pas là d’ailleurs la manière parfaite
De dire élégamment ce qu’on a dans la tête ?
Et je veux, cher ami, aimant la vérité
Prouver par A plus B votre stupidité.

Oui, je veux vous montrer en un style impeccable,
Pour vous faire enrager, ce dont on est capable,
Je veux vous gronder fort, vous faire les gros yeux,
Vous déclarer tout net que ce n’est pas sérieux.

Dans vos lettres surtout, ces « Denise Chérie »
Lorsque je les reçois me laissent ahurie,
Vraiment, mon cher Robert, vous perdez votre temps
De vous éprendre ainsi de mes dix-neuf printemps.

Quoi que vous en pensiez, ce n’est pas réciproque,
Ne le sera jamais et de vous je me moque
Vous ne me croyez pas car, hélas, je le sais
Vous n’avez jusqu’ici connu que des succès.

Vous avez jusqu’ici fait votre petit maître;
Vous y prenez plaisir et vous croyez peut-être
Qu’il suffit d’être tendre et de dire : « Rompez ! »
Pour être irrésistible. Et bien vous vous trompez !

Vous avez longuement éprouvé le système
Et, qu’on le veuille ou non, il faut que l’on vous aime ;
C’est montrer, croyez-moi, beaucoup de prétention :
Si c’est la règle, ami, moi j’en suis l’exception.

Jouez les Roméo, les Don Juan en herbe,
Faites dans le métier un numéro superbe;
Allez, beau papillon, butiner sur les fleurs,
Achevez dans Paris votre moisson de cœurs!

Oui, dans le monde entier poursuivez vos conquêtes,
Faites par un regard tourner toutes les têtes,
Mais laissez, je vous prie, sous peine de courroux
Une petite fleur bleue qui ne veut pas de vous.

Sunday, January 13, 2008
8:47 PM

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Paganel, antisémantique - 980920

Si ton coeur est trop lourd...


Si ton cœur est trop lourd à l’approche du soir,
Si ton esprit coulé en de sombres abîmes
T’a jeté dans le désespoir,

Si le monde effrayant, sa folie et ses crimes
T’ont fait douter de ta raison,

Ne demeure pas seul en face de ta peine
Et viens chercher refuge en ma douce maison
Nous ne parlerons pas, mais la paix souveraine
Engourdira ton mal en ce calme décor

Et quand tu repartiras, seul, à travers la ville
Tu seras tout surpris de la trouver tranquille
Comme un enfant qui dort.


(Publié avec autorisation personnelle de l'auteur)

Wednesday, June 27, 2007
10:38 AM

Auteur : Marie-Thérèse Sainrat

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Paganel, antisémantique - 980920

Il pleut



il pleut
c'est tout ce qu'il sait faire
je bouge
c'est tout c'que je sais faire

la nuit descend
C'est tout ce qu'elle sait faire
le vent souffle
c'est tout ce qu'il sait faire

il neige
c'est tout ce qu'il sait faire
j'ai peur
c'est tout c'que je sais faire

les enfants naissent
c'est tout c'qu'ils savent faire
la terre tourne
c'est tout ce qu'elle sait faire

il gèle
c'est tout ce qu'il sait faire
je pleure
c'est tout c'que je sais faire

la guerre éclate
c'est tout ce qu'ell'sait faire
la bombe hache
c'est tout ce qu'elle sait faire

il tonne
c'est tout ce qu'il sait faire
je crie
c'est tout c'que je sais faire

les morts sont froids
c'est tout c' qu'ils savent faire
c'est dommage
c'est tout c' que ça peut faire


Sunday, April 25, 2004
2:58 AM

Auteur : Brigitte Fontaine

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Paganel, antisémantique - 980920

Les ordres (ébauche)


LUI

Une voix lui a dit

« Perds tout ton sens critique sitôt que tu verras
De belles dents rangées et des yeux en amande
Une bouche pulpeuse et qui paraît gourmande
Oublie tout le réel quand tu les croiseras.

Tu feras tout cela parce que ce sont les ordres.
Et que ton ADN se fout de ton avis ».

L'homme qui jusqu'ici se tenait bien tranquille,
Vivant au jour le jour, se contentant de peu;
Coupé des peurs obscures et des rites imbéciles
Dans l'univers enfin déserté par les dieux

Le voilà demandant aux chemins des planètes
Quelque obscure clarté sur lui et sur sa belle.
Lui, l'être rationnel pourvu d'idées si nettes
Va se croire pourvu de quelque âme immortelle.

Un monde autrefois gris vire aujourd'hui au bleu.
Le destin sans nul doute a prévu leur rencontre
Prévu ? Non ! Combiné ! Réglé tel une montre
L'univers a été conçu rien que pour eux.

C'est un leurre éternel, et, la raison en berne,
Ils s'en vont quelque temps se croire au paradis.
Brandissant vainement sa célèbre lanterne
Diogène de là haut les regarde et sourit.

(3 janvier 2004 - ébauche; toute critique ou suggestion est bienvenue)

Saturday, April 10, 2004
3:32 AM

Oeuvre originale
Auteur : Paganel (Kimy)

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heureuse de te lire c'est extra

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