Accueil | Connexion
pink_floyd122 - 1345534
Skip Navigation Links.
Blog \ Textes \ Chansons   Tous ses textes


Nuit et brouillard


Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir

Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare

Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

Thursday, November 20, 2008
2:24 PM

Auteur : Jean Ferrat

Ajouter à vos coups de coeur

Exprimez votre opinion
Impression

2 Commentaires

ma liberté


Ma liberté
Longtemps je t'ai gardée
Comme une perle rare
Ma liberté
C'est toi qui m'as aidé
A larguer les amarres
Pour aller n'importe où
Pour aller jusqu'au bout
Des chemins de fortune
Pour cueillir en rêvant
Une rose des vents
Sur un rayon de lune

Ma liberté
Devant tes volontés
Mon âme était soumise
Ma liberté
Je t'avais tout donné
Ma dernière chemise
Et combien j'ai souffert
Pour pouvoir satisfaire
Tes moindres exigences
J'ai changé de pays
J'ai perdu mes amis
Pour gagner ta confiance

Ma liberté
Tu as su désarmer
Mes moindres habitudes
Ma liberté
Toi qui m'as fait aimer
Même la solitude
Toi qui m'as fait sourire
Quand je voyais finir
Une belle aventure
Toi qui m'as protégé
Quand j'allais me cacher
Pour soigner mes blessures

Ma liberté
Pourtant je t'ai quittée
Une nuit de décembre
J'ai déserté
Les chemins écartés
Que nous suivions ensemble
Lorsque sans me méfier
Les pieds et poings liés
Je me suis laissé faire
Et je t'ai trahie pour
Une prison d'amour
Et sa belle geôlière

Et je t'ai trahie pour
Une prison d'amour
Et sa belle geôlière


Wednesday, July 23, 2008
9:25 PM

Auteur : george moustaki 1967

Ajouter à vos coups de coeur

Exprimez votre opinion
Impression

7 Commentaires

ma vie tient en deux mots


De toute évidence
Il est des absences
Qui refusent d'éteindre leurs feux

A chacun sa route
La tienne a sans doute
Fait de toi un homme heureux

Tu veux savoir où j'en suis depuis tout ce temps
Il n'y aurait pas de quoi en faire un roman

Ma vie tient en deux mots seulement
Et mon coeur te les dit souvent
Ma vie tient en deux mots à peine
Je t'aime

Tes regards me disent
Que ce qui m'arrive
Ne t'arrivera jamais

Tes silences même
A eux seuls m'apprennent
Que pour nous les jeux sont faits

Moi tu sais j'ai bien peu de chose à t'apprendre
Tu souris toujours en photo dans ma chambre

Ma vie tient en deux mots seulement
Et mon coeur te les dit souvent
Ma vie tient en deux mots à peine
Je t'aime

Ma vie tient en deux mots, toujours
Jamais je n'en ferai le tour
Ma vie tient en deux mots à peine
Je t'aime



Monday, March 03, 2008
1:46 AM

Auteur : hélène ségara

Ajouter à vos coups de coeur

Exprimez votre opinion
Impression

6 Commentaires

evidemment


Y a comme un goût amer en nous
Comme un goût de poussière dans tout
Et la colère qui nous suit partout

Y a des silences qui disent beaucoup
Plus que tous les mots qu'on avoue
Et toutes ces questions qui ne tiennent pas debout

Evidemment
Evidemment
On danse encore
Sur les accords
Qu'on aimait tant

Evidemment
Evidemment
On rit encore
Pour les bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant

Et ces batailles dont on se fout
C'est comme une fatigue, un dégoût
A quoi ça sert de courir partout
On garde cette blessure en nous
Comme une éclaboussure de boue
Qui n'change rien, qui change tout

Evidemment
Evidemment
On rit encore
Pour les bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant
Pas comme avant


Friday, January 25, 2008
8:05 PM

Auteur : michel delpech

Ajouter à vos coups de coeur

Exprimez votre opinion
Impression

5 Commentaires

ce lundi_là



Quand il est descendu pour acheter des cigarettes
Jean-Pierre savait déjà qu'il ne reviendrait plus jamais
Il a pensé encore à toute sa vie avec Michelle
Et puis il a tourné enfin le coin d'la rue
Michelle aurait voulu le voir grandir dans l'entreprise
Mais lui n'se voyait pas finir ses jours au marketing
Avec dans son café les cours de la livre sterling
Et des enfant qui lui ressembleraient de plus en plus
Voilà pourquoi ce lundi-là il s'en allait
Voilà pourquoi ce lundi-là il s'en allait

Il savait qu'à huit heures la table serait mise
A côté de son assiette il y aurait ses tranquillisants
S'il fallait toutes ces salop'ries pour arriver à s'endormir
Ce n'était pas la peine d'avoir trente ans
Et puis il verrait bien ce qu'il allait devenir
Mais il n'en pouvait plus de vivre déjà comme un vieux
Le but de sa vie n'était pas d'avoir un jour un compte en Suisse
Ce n'était pas l'argent qui lui manquait pour être heureux
Voilà pourquoi ce lundi-là il s'en allait
Voilà pourquoi ce lundi-là il s'en allait

Il revoyait encore la brasserie des "Trois dauphins"
Où ses amis l'attendraient demain de midi à deux heures
La crise entraînerait encore des conversations sans fin
Mais demain à deux heures il serait loin
Il revoyait aussi la Michelle amoureuse
Celle qui lui téléphonait trois fois par jour à son travail
C'était la vraie complicité, le vie n'était jamais sérieuse
Une de ces périodes heureuses qui ne se retrouve pas
Voilà pourquoi ce lundi-là il s'en allait
Voilà pourquoi ce lundi-là... il s'en allait...



Friday, January 25, 2008
8:04 PM

Auteur : michel delpech

Ajouter à vos coups de coeur

Exprimez votre opinion
Impression

5 Commentaires

  Page 1   Suivant >>

Blog mis à jour le 03/12/2020 à 15:07:54



Traitement en cours...

Créé et hébergé par Capit