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Fée des Houles - 1520136
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La chanson de Paul


Ce soir, je bois!...
Tu peux toujours éteindre la lampe
Et ta main blanche glissant sur la rampe
Monter jusqu'à ta chambre
Pour y chercher ton sommeil noir...
Moi je reste en bas ce soir
Et je bois!...
Oui j'ai promis!
Oui mais je bois quand même!
Va, je t'aime,
Va dans ta nuit...

...Je bois...
Aux femmes qui ne m'ont pas aimé
Aux enfants que je n'ai pas eus
Mais à toi qui m'a bien voulu...
...Je bois...
A ces maisons que j'ai quittées
Aux amis qui m'ont fait tomber
Mais à toi qui m'as embrassé...
Mais à toi qui m'as embrassé...

Ce soir-là
On sortait d'un cinéma
Il faisait mauvais temps
Dans la rue Vivienne
J'étais très élégant
J'avais ma canadienne
Toi tu avais ton manteau rouge
Et je revois ta bouche
Comme un fruit sous la pluie...
Comme un fruit sous la pluie...

Ce soir je bois!
Heureusement je ne suis jamais ivre
Dors... Cette nuit, je vais écrire mon livre
Il est temps depuis l'temps
C'est mon roman, c'est mon histoire!
Il y a des choses qu'on n'écrit
Que lorsqu'il est très tard...
Que lorsqu'il fait bien nuit...
Dors, je t'aime
Dors dans ma vie...

...Je bois...
Aux lettr's que je n'ai pas écrites
A des salauds qui les méritent
Mais je n'sais plus où ils habitent...
...Je bois...
A toutes les idées que j'ai eues
Je bois aux idées qui m'ont eu
Mais à toi qui m'a défendu...
Mais à toi qui m'a défendu...

Ce jour-là
Dans un café du quinzième
Tu m'avais dit je t'aime
Te n'écoutais pas
Y'avait toute une équipe
On parlait politique
Je m'suis battu avec un type
Et tu m'as emmené
Comme un enfant blessé...
Comme un enfant blessé...

...Je bois...
Au combat que tu as mené
Pour m'emmener loin de la fête
Ce soir je bois à ta défaite...
...Je bois...
Au temps passé à te maudire
A te faire rire à te chérir
Au temps passé à te vieillir...
...Je bois...
Aux femmes qui ne m'ont pas aimé
Aux enfants que je n'ai pas eus
Mais à toi qui m'a bien voulu...
Mais à toi qui m'a bien voulu...



Wednesday, May 20, 2009
12:58 PM

Auteur : Jean-Lou Dabadie

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Quand Mélinda chante


Sur la route d'L.A., en coupant par le nord,
Existe un bar perdu à la sortie du port,
Un bar pour chicanos en manque de dollars
Où l'on paye en pesos et quand monte le soir,
Dans une robe rouge cousue de fils d'or,
Sans un cheveux qui bouge, elle vous tend les bras,
Margarita Lea Assomption del Comores
Que tout le monde là-bas appelle Melinda.

Elle vend des tapas arrosés téquila,
En racontant sa vie avec mélancolie.
Elle n'a plus vraiment d'age, s'est mariée deux fois
A des hommes de passage qu'aujourd'hui elle oublie,
Car son unique amour, l'objet de ses regrets,
S'en est allé un jour mourir pour son pays.
Alors quand certains soirs trop de chagrin la hante,
Le coeur au désespoir elle chante, Melinda.

Elle garde du héros, dans un cadre doré,
Le sourir en photo aux couleurs retouchée,
Le grade de capitaine de la cavalerie
De l'armée mexicaine, une balle de fusil.
Elle ne sait plus vraiment la guerre qu'il faisait,
Elle se souvient seulement que c'était en juillet
Qu'elle apprit le malheur de la bouche d'un soldat
Et que c'est depuis lors qu'elle pleure, Melinda.

Sur la route d'L.A., en coupant par le nord,
Existe un bar perdu à la sortie du port.
Là-bas vit une femme tragique et merveilleuse,
Comme une flamme dans la nuit, doucement malheureuse.
Si vous passez par là dites-lui que je l'aime,
Dites-lui que par ici, le ciel est bien plus gris,
Mais s'il lui prend l'envie de visiter la France,
Même pour quelques pesos, je l'attends, Melinda.

Tuesday, May 15, 2007
12:39 PM

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Lame de lumière


Le rayon du phare coupe la nuit
Et son arc
Tranche les destins

Monday, June 26, 2006
9:45 AM

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Sa main dans la mienne


Il y avait sa main qui était dans la mienne,
Avec encor d'la vie qui lentement partait.
Je me mentais "j'y crois, il faut qu'je la retienne".
Je sentais son coeur fuir, sa chaleur la quitter.

Je pleurais de douleurs, de rage et d'impuissance,
Mon amour était là dans ces tôles encastrées,
"Elle est auprès de toi" me disaient tous mes sens.
Et son sang qui coulait, au mien s'était mellé.

J'ai voulu lui donner ma chaleur et ma force.
"Prenez plutôt ma vie mais laissez là en paix !"
Mais la maudit' camarde est une amant' féroce.
C'est elle qui lui plaisait, C'est pas moi qu'elle voulait

Je n'ai pu retenir cet' moitié de mon coeur.
Alors elle est partie. Sa vie puis sa chaleur.
Et quand sa main fut froide, qu'elle n'était plus ici.
J'ai voulu la rejoindre "Attends ! je viens aussi !"

Mais la camarde encore n'a pas voulu de moi.
Elle a été cruelle, elle m'a laissé vivre.
Mon amour est partie. Pourquoi suis-je encore là ?
Il y avait sa main... ne reste que le vide.

Wednesday, June 21, 2006
6:47 PM

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