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djenie à l'idée - 3130878

En ce temps là


En ce temps là...il y avait les hommes et les femmes . C'était l'époque barbare où existait un phénomène social qui fait sourire aujourd'hui. On appelait cela la famille.
Des heures qu'il voyait défiler ces infos...Il soupira, un peu fatigué. Préparant une étude sur le second siècle avant l'unicité libératrice, qu'il allait proposer au contrôle andragogique de l'eurasie.
Se frottant les yeux, il se dit qu'il avait assez consulté sa mémoire intégrée : ouf! le fait d'interagir entre le cerveau archaîque et la puce bioélectronique dans sa boite crânienne lui causait des maux de tête lors d'échanges un peu longs.
Allons...un instant de repos déclaré me fera le plus grand bien. Il ordonna mentalement à la cabine de reconditionnement de l'entourer, et il s'allongea sur ses capteurs dorsaux . Quelle sécurité ! au moindre dysfonctionnement biomorphophysiologique, une intervention robohumaine lui serait attribuée.
Il sourit...tout à sa détente programmée . Les hommes les femmes, quelle époque! Combien de conflits, de haines, de colères de frustrations engendrées par ces classifications heureusement obsolètes...L'humain était alors bestial, injuste, luttant sans cesse pour être dans le groupe dominant.
Il dormit sereinement, sans rêves consommateurs d'énergie, compensés par la régulation synapsienne. à suivre.

Dernière participation le
Monday, April 27, 2020
8:28 AM

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Mimi17rft - 1568753 

Après la vie


Un forum un peu particulier.
Juste pour avoir une pensée pour les êtres Aimés qui nous ont quitté.
Des textes à lire lors des cérémonies ou tout simplement lorsque l'on pense à eux.
Merci

Dernière participation le
Monday, February 07, 2011
9:13 PM

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1925550

Ch'tite histoire


A force de racontage d'histoires d'enfance, j'ai envie de vous faire partager un autre de mes souvenirs.

Chez mes grands-parents, le dimanche, c'était sacré.

Grande réunion de famille et forcément, grand repas; et on sort les nappes blanches, les verres en cristal et l'argenterie.

Après le bénédicité: les entrées puis le rôti de poulain, les fromages, le dessert ;

Et c'est enfin au dessert, le moment que nous attendons tous, que Papi se lève pour aller chercher.........ses lunettes.

Les parents sourient....
Les petits-enfants dansent d'une fesse sur l'autre, trépignent d'impatience...

Il s'assoit.
Chausse ses lunettes.
Prend Le Livre.
Cherche la page, et...
Solennellement se relève devant l'assemblée suspendue à ses lèvres.

Il nous conte: une histoire de Cafougnette.


C'était un rituel de famille que j'aimerais partager avec vous aujourd'hui.

Dans le nord ( chez les Ch'ti) nous avons quelques personnages emblématiques. Zeph Cafougnette est au nord ce que Marius est à Marseille. Ses aventures racontées par Jules Mousseron, mineur-poète, sont écrites dans sa langue de tous les jours, ce patois "rouchi", branche hennuyère du picard.

Je vous conseille de lire le texte à voix haute, c'est un peu ardu pour les non-initiés.


CAFOUGNETTE A OSTENDE



I’ n’ d’a qui n’ont pas d’ chanc’. Pourquoi ? In sé l’ démande.
L’aut’ jour, quand la « Musique » alle a ‘té à Ostende,
El bon Zeph Cafougnett’, l’homm’ toudis dévoué,
Comme i portot l’gross’caisse, i-a eu s’voyach’ payé.


Lé v’là dins un hôtel avec un comarate,
Un garçon débrouillard qu’in nommot Touque-à-l’ jatte.
Zeph n’pouvot mau* d’quitter un homm’ si dégourdi,
Car li, dins ses voyach’s, i s’infarfoull’* toudis.
Jusqu’à l’heure du dîner, tout marchot à mervelle.
D’ boire in sintot déjà récauffer ses orelles.
Cafougnett’, dins la mer, i-avot pris un bain d’pied
Et fait l’tour ed la plage à qu’ vau* sur un baudet.
In avot déjeuné d’eun paire ed boîtes d’moules
Et chuché des crevett’s comm’ des ossiaux à l’ moulle.*
In avot acaté* des caracol’s* – souv’nirs,
Dins l’ prom’nade in barquett’ lâché pus d’un soupir
A ch’t’ heur’, Zeph et s’n ami, face à face à l’ mêm’ tape,
Décollotent* l’dîner d’ un appétit du diape !
Ils avot’nt, Dieu merci, « el pain à discrétion »
Et tous dîneux comme euss’ arot’nt ruiné l’patron.
Zeph i faisot des jou’s comm’ des énorm’s soufflettes,
Car el gaillard, pou mier*, i n’ faut pas li-in promette.
Infin, tout i dallot, quand v’là qu’malheureus’mint
Cafougnette, in mingeant, i- attrape el dévoîmint*.
« Viens m’moutrer d’ù qu’ch’est l’cour, qu’i d’mand’ comm’ cha à l’autre ;
Ej sins m’vintr’ qui gargoull’. Faut qué j’vache à l’ culotte ! »
Mais l’autr’ « désivorant *», ed peur ed perdre un plat,
I li répond vagu’mint : « Va tout seu, ch’est par là. »

L’ pauv’ Cafougnette, après avoir ouvert douz’ portes
Et avoir eu chaqu’ fos les sueurs ed la morte,
I trouve un cabinet d’faïence eddins un coin.
Oui, mais ch’t’ un cabinet d’eun’ form’ qu’i connot point.
I n’ sait pas, l’ malheureux, qu’i faut abassier l’planque*…
I n’a pus l’temps d’ailleurs ; i li vient s’ dernièr’ cranque* !


Je vous raconte la suite demain.

Petit lexique:
n'pouvot mau : n'avait garde
i s'infarfoull : il s'embrouille
à qu' vau : à cheval
des ossiaux à l'moulle : des os à moelle
acaté : acheté
caracol's : escargots (=coquillages)
décollotent : bâfraient
pou mier : pour manger
el dévoîmint : la colique
désivorant : dévorant
abassier l' planque : abaisser la planche
cranque : crampe

Dernière participation le
Friday, December 24, 2010
12:50 PM

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domi - 417343

LA BÊTE


Juste une petite histoire un peu Glauque avant l'hommage à LA femme qui viendra plus tard... La bête Lucie attendait, avec effroi avec angoisse, elle avait bien tout rangé son petit appartement, recollé le si beau vase que son amie lui avait offert et mis de ces fleurs de soie fine et non des naturelles de peur qu'il ne se redécolle avec l'eau. Les vitres des fenêtres avaient telle transparence qu'on aurait juré qu'il n'y en avait plus. Les enfants étaient couchés et Lucie attendait le cœur serré, le cœur battant... Elle avait mis un ruban bleu pâle dans ses cheveux noirs presque bleu corbeau et s'était appliqué à masquer de son mieux cette joue tuméfiée tirant sur le bleu qui n'avait point sa place ici. Lucie était contente, l'aîné n'avait rien remarqué. La soupe était froide mais avec le micro-ondes elle serait bien vite prête quand IL rentrerait. Le temps passait, la télé lançait de pales reflets sur la vitre du salon mais Lucie avait coupé le son, oppressée et attentive au moindre bruit dehors... Soudain, elle entendit le rugissement d'un moteur puis un crissement de pneus suivi d'un lourd silence. Une porte claqua, des pas lents et hésitants s'approchèrent... Lucie tremblait. Elle se sentait si seule et si froide comme ces dimanches ou petite fille, seule, elle attendait ce Prince qui devait être charmant et que Lucie espérait tant, il serait si beau... Elle entendit les clés dans la serrure... Cela n'en finissait pas, enfin, la porte s'ouvrit. J'our! Lucie recula, s'efforçant d’arborer son plus beau sourire. André s'avança vers le salon et jeta sa veste sur le canapé où il s'effondra bien vite. J'ai soif! Lucie ouvrit le petit buffet bas et y prit ce sacré whisky qu'elle haïssait tant. En tremblant de plus belle, elle saisit ce verre que tant de fois elle avait dû remplir. André la regarda avec ces yeux au regard vide qu'elle ne comprenait pas, qu'elle ne comprenait plus. Il tendit la main et s'empara du verre qu'il vida d'un seul trait. Il regarda hébété la télé, cherchant la télécommande pourtant posée devant lui. Lucie, s'approcha aussitôt pour la lui donner, mais ce n'est pas la petite boite qu'il prit mais sa main et l'attirant vers lui, il posa ses mains partout où il pouvait ricanant et bavant des mots obscènes que Lucie n'entendait plus depuis longtemps. André eu un rictus en découvrant les fesses de Lucie et essaya de se lever en vain ; Il s'énervait. Viens ici grosse cochonne, arriva t-il à prononcer. Lucie terrorisée, sans force, se laissait dénuder fermant les yeux en cachant sa peine... L'affaire fut vite terminée et 5 minutes après, André ronflait comme un baryton. Lucie alla se laver, l'eau coulait chaude et vive et Lucie sanglotait. Elle se lava encore et encore pour se débarrasser de cette fétide odeur de whisky frelaté. Elle passa sa robe de tissu éponge et ouvrit l'armoire de toilette. Ses yeux tombèrent sur le rasoir d'André. Vous savez, pas l'un de ces trucs de plastique très à la mode chez nous, non, de ces rasoirs qui se plient et que l'on aiguise chaque matin sur une petite lamelle de cuir comme chez les coiffeurs... Mais, Mr le commissaire je dormais profondément lorsque André est rentré. Je ne sais ce qui lui a pris, dit Lucie en sanglots... André dormait profondément. Il ressemblait à un ange, bien que sa barbe poussante dénotait une certaine fatigue du temps. Les draps étaient immaculés, bien blancs, bien repassés. Tout semblait bien en ordre, juste un petit détail,sur le côté, le bras pendait et une grande mare de sang marron s'écoulait encore de cette entaille qu'il avait en travers du poignet. Lucie, absente, rêvait. C'est sur, il viendrait bientôt, son Prince... Dominique.

Dernière participation le
Monday, April 30, 2007
4:46 PM

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913080

Chez nous…




Et si nous racontions un peu de nos « lieux de vie » ? Sans trop nous dévoiler, of course…

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Tuesday, February 20, 2007
11:26 AM

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Blog mis à jour le 08/08/2020 à 23:13:30



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