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djenie à l'idée - 3130878 
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Avec un ciel si bas, la terre aussi d'ailleurs.


j'étais fourbu, las, é-pui-sé…
on avait bossé jusqu'au soir. je haissais cette plaine interminable, cette sensation de n'être rien, au milieu de nulle part.
malgré les paroles de Brel le ciel n'est pas toujours bas là haut...surtout l'été.
on avait transpiré comme des fiévreux emmitouflés. j'ai failli attraper ma première insolation, ou coup de chaleur je ne sais pas trop. C'était le premier jour. Après j'ai appris à me protéger, et à hydraboire (tout ça pour ne pas écrire le mot à la mode)
une insolation dans le chnord, ça sent presque le bobard pour touriste, et pourtant...je l'ai pleuré mon crachin breton. D'ailleurs lui aussi est condamné par le réchauffement climatique…
Sans avoir besoin de coach sportif, nous procédions à des étirements pour lutter contre les contractures, le mal de dos en fin de journée.
Les jeunes en tout cas, mais les vieux venus du désert ou de ses confins, semblaient taillés dans du marbre.
leurs yeux brillants et leur raideur trahissaient pourtant leur fatigue. Ils nous observaient nous étirer et souffler de soulagement . Allez, encore une journée de torture de tirée!
Bercés par le ron ron du camion qui nous ramenait vers le repas et le coucher, nous fermions les yeux, pour voler quelques secondes de demi sommeil, et aussi pour ne pas être déprimés par le paysage d'une platitude et d'un monotone qui font la
renommée du pays.
Des tas de betteraves, comme uniques montagnes, la poussières des engins agricoles comme uniques embruns.
Mais un peu, si peu d'argent de poche pour certains, de la monnaie au cours nettement plus élevé pour d'autres.
nous formions une sacrée équipe. Disparate, assez silencieuse, ce qui est logique vu la diversité des langues….


Dernière participation le
Thursday, April 09, 2020
8:27 AM

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En ce temps là


En ce temps là...il y avait les hommes et les femmes . C'était l'époque barbare où existait un phénomène social qui fait sourire aujourd'hui. On appelait cela la famille.
Des heures qu'il voyait défiler ces infos...Il soupira, un peu fatigué. Préparant une étude sur le second siècle avant l'unicité libératrice, qu'il allait proposer au contrôle andragogique de l'eurasie.
Se frottant les yeux, il se dit qu'il avait assez consulté sa mémoire intégrée : ouf! le fait d'interagir entre le cerveau archaîque et la puce bioélectronique dans sa boite crânienne lui causait des maux de tête lors d'échanges un peu longs.
Allons...un instant de repos déclaré me fera le plus grand bien. Il ordonna mentalement à la cabine de reconditionnement de l'entourer, et il s'allongea sur ses capteurs dorsaux . Quelle sécurité ! au moindre dysfonctionnement biomorphophysiologique, une intervention robohumaine lui serait attribuée.
Il sourit...tout à sa détente programmée . Les hommes les femmes, quelle époque! Combien de conflits, de haines, de colères de frustrations engendrées par ces classifications heureusement obsolètes...L'humain était alors bestial, injuste, luttant sans cesse pour être dans le groupe dominant.
Il dormit sereinement, sans rêves consommateurs d'énergie, compensés par la régulation synapsienne. à suivre.

Dernière participation le
Wednesday, March 11, 2020
7:51 PM

36 Contributions

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CONTE POUR ADULTE


C'était le printemps, le soleil inondait le ciel du sud. Un mistral insupportable nous apportait des frissons involontaires.
A l'heure de la pause, nous nous étions adossés à un mur de béton face au soleil, et là c'était bien... Venant tous de régions différentes c'était l'occasion de se raconter et de virer pour un temps le stress inhérent à ce genre de travail.
J'avais sympathisé avec un jeune de 15 ans mon cadet. On était sensiblement du même coin, il déconnait sans ostentation, et notre aptitude à gérer les contraintes professionnelles, sans oublier d'en rire, nous rapprochait . C'était un blond aux yeux gris, plus d'un mêtre quatre vingt,jeune marié de surcroit et pas timide pour deux sous
Moi j'étais en plein marasme affectif, ses sorties de jeune coq et sa forfanterie sympa m'amusaient
Il me titillait, gentiment sur ma "boffitude" Hé djénie tu n'est pas vieux, c'est dans la tête tout ça !
On s'était placé dans la même équipe, saisis immédiatement de confiance réciproque….

Dernière participation le
Sunday, January 05, 2020
6:57 PM

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histoires, contes et nouvelles


pour celles et ceux qui ont envie de partager leurs mots, leurs maux, leurs phrases débridées, leurs phases déprimées, leurs sourires et leurs grimaces.

Dernière participation le
Friday, September 27, 2019
7:50 PM

4 Contributions

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cauchemar ?


Quel silence! c'est sa profondeur qui m'a oppressé, et une odeur de vieux journal, de vieille bibliothèque. Enfin vint l'éveil...la conscience.

Je m'étire en grognant, tentant de me remémorer les pages de ces rêves qui me sont revenus à plusieurs reprises, ce qui m'inquiète un peu.

Bon je n'en suis pas encore à entendre des voix, mais...je crois sentir un parfum désagréable: je n'irais pas à le comparer aux couloirs de certains mouroirs en sous-effectif, mais comment dire? Une odeur d'abandon, de solitude, de tristesse, oui de tristesse…

Le fond de l'air des cimetières d'autrefois, avec des effluves de terre sablonneuse, parfois l'envol des fragrances de chrysanthèmes ou de fleurs moins classiques c'était tout de même plus cool.

Passons sur les dames noyées de parfums puissants, survivant (c'est amusant ça) à leur éloignement. Tout est bizarre dans ce...je ne sais quoi, qui me fait penser à un cimetière, un mausolée, un musée: et puis ce goût de brûlé couplé à cette tristesse rémanente. c'est comme un signe, un message qui vient de loin. D'abord, un cimetière digne de ce nom devrait garantir le silence de ses locataires.
Et là...non : ça papote gentiment...un petit bonjour le matin, un petit coucou le soir!
Non, ne croyez pas que je passe mes jours et mes nuits avec mes chers disparus.
Ni à fortiori avec les autres, morts trop tard à mon goût (sans compter les salauds vivants)après les misères qu'ils ou qu'elles m'ont fait subir.
Je suis presque normal...à mon sens et celui d'une paire de bons amis. Et puis les cimetières d'avant c'était plus sérieux; des tumulus des préchrétiens aux jolies tombes bien lisses, en passant par les boites de granit des francs et mérovingiens.
Perso, j'apprécie les colombariums, les jardins du souvenir où justement j'ignorais cet étrange sentiment de malaise, de vide quasiment sidéral. Tout cela sans savoir ni son origine ni son statut physique.

Donc, pour tenter de comprendre, il faut chercher d'abord s'il y a tombe ou pas. Mais dans un cauchemar, on ne maitrise pas une enquête de ce genre. Enfin suis-je bien sûr d'être dans un cauchemar ? Les rêves éveillés ça existe, non ?.....Une image furtive me vient...lointaine: oui il y avait de la vie ici.
J'ai la sensation d'avoir déjà vécu dans cet endroit, et pourtant ailleurs.
Je me concentre intensément...un nom me vient: "pinson"/ mais oui! les bonjours/ bonsoirs c'était lui! Des flashes me sautent aux yeux: "une "coupe-anne" (une sévère?) un "immortel"(qui renait de ses cendres?) une "jeune chanteuse"(ahhh) tiens plus rigolo: un "1 et 3 de la gamme"(un musicien?)
enfin un "omnipotens"(un religieux ?) Une brume soudain s'abat ...Je me demande si ce truc étrange n'échappe pas un peu au réel...sans pour autant...ma respiration s'apaise, je crois bien que pour cette nuit le cauchemar va me laisser me rendormir paisiblement...

Dernière participation le
Wednesday, January 09, 2019
10:07 AM

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Blog mis à jour le 10/04/2020 à 02:04:33



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