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Professeur Paganel - ¡ ǝsuǝsuou-ou - 980920 
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Trou de mémoire. Quelqu'un a une idée ?



Je cherche le titre d'un roman, probablement anglais, qui vers sa fin décrit un homme âgé en constatant tristement quelque chose du genre : « Son corps était encore vivant, mais la pensée ne l'habitait plus » ou « Son esprit était devenu simples automatismes », pas ces mots-là puisque je ne trouve pas ces expressions sur la Toile, mais le sens était de cet ordre.

Pourquoi anglais ? C'est peut-être une fausse impression. Je trouvais à cette phrase comme un style Aldous Huxley. Cela étant, Newton se plaignait aussi vers la fin de sa vie de devenir lui aussi "simple machine à effectuer des calculs", mais comme il le disait de lui-même, ce n'est pas ce que je cherche. Et que j'espère ne pas avoir rêvé.

Dernière participation le
jeudi 11 mars 2010
04:48

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Qui sait encore écrire comme cela ?


Citation:

I

Stamboul, 19 mars 1877.

L’ordre de départ était arrivé comme un coup de foudre : le Deerhound était rappelé à Southampton. J’avais remué ciel et terre pour éluder cet ordre et prolonger mon séjour à Stamboul ; j’avais frappé à toutes les portes, même à la porte de l’armée ottomane qui fut bien près de s’ouvrir pour moi.

– Mon cher ami, avait dit le pacha, dans un anglais très pur, et avec cet air de courtoisie parfaite des Turcs de bonne naissance, mon cher ami, avez-vous aussi l’intention d’embrasser l’islamisme ?

– Non, Excellence, dis-je ; il me serait indifférent de me faire naturaliser ottoman, de changer de nom et de patrie, mais, officiellement, je resterai chrétien.

– Bien, dit-il, j’aime mieux cela ; l’islamisme n’est pas indispensable, et nous n’aimons guère les renégats. Je crois pouvoir vous affirmer, continua le pacha, que vos services ne seront pas admis à titre temporaire, votre gouvernement d’ailleurs s’y opposerait ; mais ils pourraient être admis à titre définitif. Voyez si vous voulez nous rester. Il me semble difficile que vous ne partiez pas d’abord avec votre navire, car nous avons peu de temps pour ces démarches ; cela vous permettrait d’ailleurs de réfléchir longuement à une détermination aussi grave, et vous nous reviendrez après. Si cependant vous le désirez, je puis faire dès ce soir présenter votre requête à Sa Majesté le Sultan, et j’ai tout lieu de croire que sa réponse vous sera favorable.

– Excellence, dis-je, j’aime mieux, si cela est possible, que la chose se décide immédiatement ; plus tard, vous m’oublieriez. Je vous demanderai seulement ensuite un congé pour aller voir ma mère.

Je priai cependant qu’on m’accordât une heure, et je sortis pour réfléchir.

Cette heure me parut courte ; les minutes s’enfuyaient comme des secondes, et mes pensées se pressaient avec tumulte.
http://fr.wikisource.org/wiki/Aziyad%C3%A9_:_Man%C3%A9,_Th%C3%A9cel,_Phar%C3%A8s

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mercredi 4 novembre 2009
07:53

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Phrases que l'on retient de romans...



"Laïde, comme Adélaïde, non ?"

-- Dino Buzzati, Un amour



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dimanche 27 septembre 2009
10:50

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Trois heures entre deux avions



Elle fait partie de ces nouvelles dont on voit sans cesse passer le titre, et qu'on a envie de lire, mais sur laquelle on ne tombe pas forcément par hasard.

Coup de pot, la voilà :

PDF

ibouc

aski

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vendredi 1 mai 2009
16:22

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Jehan Rictus, toujours de circonstance


Complainte des petits déménagements parisiens

(Le Petit Terme)

Badadang boum ! Badadang d’zing !

Janvier, Avril, Juillet, Octobre.....
Quoi c’est que c’ chambard dans Paris,
de Montmertre à l’av’nue du Maine
et d’ Ménilmuche à Montsouris ?

C’est rien, Messieurs, demeurez fermes ;
c’est dans Pantruche el’ jour du Terme :
c’est l’ grand aria, le r’mue-ménage
de Populo qui déménage ;
c’est l’ « Peup’-Souv’rain » qui fout son camp.

Badadang boum ! d’zing ! Badadang !

V’là la chose ; on a essayé
d’amasser l’argent du loyer :
pour ça, on a trimé, veillé
jours et nuits un trimestre entier.....

Le moment v’nu... on n’a pas pu
on a eu beau s’ priver, s’ rogner
su’ l’ quotidien, su’ l’ nécessaire,
ça r’gard’ pas c’ pauv’ Popiétaire
qui lui n’ demand’ qu’à êt’ payé.....

Preusent, y faut décaniller
avec c’ qu’on a pu échapper
au brocanteur, au requin d’ terre...

Gn’y a pas, y faut call’ter aut’ part,
pour ben sûr, dans un aut’ quartier
et d’un aut’ gourbi délétère
redéplanquer trois mois plus tard,

Badadang boum ! Badadang d’zing !

Et aign’ donc ! L’ Cravailleur débine :
— « Allons bon ! que s’ dit la vermine
(punaises, poux, puc’s, araignées
qui n’aim’nt pas ben êt’ dérangés) :

— « Ces salauds-là sont enragés,
z’ont dû encor s’ fair’ fout’ congé ;
les v’là qui vont r’déménager,
attention aux fuxions d’ poitrine ! »

Badadang boum ! D’zing badadang !

Et v’là la bagnole à brancards
ousque l’ gratt’-papier, l’ovréier
ont empilé leur p’tit bazar,
composé d’infirm’s, d’estropiés
qui ont vu pas mal d’escaïers,
de collidors et d’ gueul’s d’huissiers.

Badadang boum ! Badadang d’zing !

Voici la tabl’, la pauv’ tit’ table
autour d’ qui on s’est envoyé
tant de ratatouill’s délectables,
tant d’ faux-filets... d’ vache enragée.

On l’a mis’ les quat’ patt’s en l’air,
comme eun’ jument pris’ de coliques
décédée su’ la voie publique !

Badadang d’zing ! Badadang boum !

Sucez ! V’là la machine à coudre
(achetée à tempérament
qui vous détruit l’ tempérament)

car, elle a cousu le suaire
invisible et brodé de pleurs
ousque l’on a enseveli
jeuness’, vaillance, santé, couleurs ;
à preuv’ qu’on en est tout pâli,
la poire en miroir-à-douleurs
et qu’on s’ défile en poitrinaire.

Badadang boum ! D’zing badadang !

V’là c’te pauv’ vieill’ gonzess’ d’ormoire
tout’ détraquée, toute esbloquée ;
alle a tant vu filer d’ sa panse
les petits magots dérisoires
qu’alle en garde un air « ça-m’-fait-... suer »
et « Honni soit qui mal y pense ! »

Badadang boum ! Badadang d’zing !

Et enfin l’ mat’las ousqu’on pionce,
quand qu’on rentre esquinté ou saoul ;
le pauv’ mat’las, qui fut p’t-êt’ bien
jadis mis su’ les barricades
et cardé par les biscaïens
au temps des guerr’s entr’ citoyens ;

le pauv’ mat’las, le pauv’ poussier
d’où le p’tit Dardant s’est tiré
y a ben longtemps, y a bell’ lurette,
les boïaux sortis à coups d’ pied
et les miroitants au beurr’ noir :

le pauv’ mat’las ousqu’on s’ marie
pour pondr’ des môm’s à tour de cul,
qu’on n’ saura pas comment nourrir ;

le pauv’ mat’las à grands carreaux
ousque l’on chiale, ousque l’on crie,
quand qu’on est malade ou blessé ;
et souvent ousqu’on en finit,
quand qu’on a ben crevé sa vie
et qu’on n’est pas tourné rentier...

Badadang boum ! D’zing badadang !

V’là les z’outils, v’là la vaisselle,
les grapeaux roulés, les lampions
pour fêter la Révolution ! !

Et couronnant l’ château branlant
par des cord’s et par des sifelles,
voilà des chromos « artistiques »,
la tronche aux divers Preuzidents
qu’ont « honoré la République ».

Y a les principaux, Thiers, Grévy,
défunt Carnot, défunt Tanneur ;
tous, sanglés d’ Ia Légion d’Honneur,
présid’nt ces tristes déballages
avec l’air calme qu’ont les Morts :
(faut dir’ qu’ quand y z’étaient vivants
y rouspétaient pas davantage).

On part : — « Filons ! » dit la borgeoise
qui trimball’ la cage aux bécams.
Et Populo s’ met les courroies
ben humblement, ben tristement...

Jésus déménagea sa Croix !

Populo s’ déguise en carcan
et il emporte par les rues
ses punaises qui se tienn’nt coi,
ses Dieux, ses Maîtres et ses Rois...
et... la marmaille pousse au cul !

Badadang boum ! D’zing ! Badadang !

Ben, n’en v’là d’eune « Allégorie »,
n’en v’là d’un « Triomphe » éclatant
pour embêter celui d’ Charonne !
Ça pourrait faire un beau pendant,
on mettrait d’ssous ce boniment :

« PEUPLE SOUVERAIN DÉMÉNAGEANT
AVEC LES BIENS DE SA COURONNE, »
Et mézig ajout’rait — : « Cambronne ! »


Badadang boum ! D’zing ! Badadang !


Dernière participation le
samedi 18 avril 2009
11:39

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Blog mis à jour le 17/03/2010 à 03:26:32



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