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Citation: Après avoir identifié les misères dont souffre l'humanité (tyrannie, guerre, pauvreté…), Kohr a analysé les explications qui en ont successivement été données de l’Antiquité au XXe siècle. À partir de nombreux cas concrets il a pointé les qualités et les défauts de toutes ces explications. S'appuyant sur cette analyse et cette diversité de cas concrets de tous types il a recherché les causes premières de ces misères : * Chaque fois qu'un être humain ou un groupe humain a le pouvoir de "se faire plaisir" sans encourir de "punition" il le fait, quelles que soient la moralité de ces actes ou les conséquences pour d'autres être humains ou groupes humains, * Quand un problème se pose séparément à plusieurs groupes humains, tenter de le résoudre par une structure supérieure ne fera que le complexifier. Cette complexification n'est jamais linéaire, mais la plupart du temps exponentielle. À partir de ces principes généraux Kohr identifie la taille d'une population comme étant l'élément décisif des misères dont elle souffre. La taille intervient pour une société à la manière dont elle intervient pour un gratte-ciel : au fur et à mesure qu'on leur rajoute des étages il faut ajouter des ascenseurs, jusqu'à ce que les étages inférieurs soient entièrement occupés par les cages d'ascenseurs. La vitesse est le second élément qui module le premier. Plus la vitesse d'une population est élevée plus l'effet de sa sa taille se fait sentir en raison de l'augmentation des interactions effectives entre individus. Kohr vérifie ces hypothèses sur de nombreux cas réels, anciens ou très récents, et se risque à des pronostics, susceptibles de réfuter sa théorie, qui le feront entrer dans le cercle très restreint des théoriciens en sciences sociales dont des prévisions à long terme se sont réalisées. Dès 1950 il prévoit l'effondrement inéluctable de l'URSS en raison de sa taille et de sa centralisation excessives. Il prévoit également que la conséquence en sera la transformation des États-Unis d'Amérique en un empire mondial dictant ses exigences à l'ensemble des gouvernements de la planète, et ceci quel que soit son niveau de démocratie interne. « Un monde de petits États résoudrait non seulement les problèmes de la brutalité sociale et de la guerre ; il résoudrait les problèmes de l'oppression et de la tyrannie. Il résoudrait tous les problèmes qui viennent du pouvoir ».
Bref, on ferait exactement en ce moment le contraire de ce qu'on doit faire. Cocasse, non ? http://fr.wikipedia.org/wiki/Leopold_Kohr
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« J’ai reçu un texte très pertinent de Etienne Chouard, professeur de droit constitutionnel à Marseille, qui donne à réfléchir, et dont l’analyse du traité constitutionnel pour l’Europe fait froid dans le dos ... Selon lui, ce traité contient en germe tous les éléments d’une super-dictature européenne qui pourrait se mettre en place rapidement ... Voici un extrait de ce texte : " Quatrième principe de droit constitutionnel : une Constitution démocratique garantit contre l’arbitraire en assurant à la fois la séparation des pouvoirs et le contrôle des pouvoirs L’esprit des lois décrit par Montesquieu est sans doute la meilleure idée de toute l’histoire de l’Humanité : tous les pouvoirs tendent naturellement, mécaniquement, à l’abus de pouvoir. Il est donc essentiel, pour protéger les humains contre la tyrannie, d’abord de séparer les pouvoirs, et ensuite d’organiser le contrôle des pouvoirs : pas de confusion des pouvoirs, et pas de pouvoir sans contre-pouvoirs. Ainsi le peuple dit : « Toi, tu fais les lois, mais tu ne les exécutes pas. Et toi, tu exécutes les lois, mais tu ne peux pas les écrire toi-même. » Ainsi, aucun pouvoir n’a, à lui seul, les moyens de devenir un tyran. « D’autre part, si l’un des pouvoirs estime que l’autre a un comportement inacceptable, il peut le révoquer : l’assemblée peut renverser le gouvernement, et le gouvernement peut dissoudre l’assemblée. Dans les deux cas, on en appelle alors à l’arbitrage (élection) du peuple qui doit rester la source unique de tous les pouvoirs. » C’est ça, la meilleure idée du monde, la source profonde de notre quiétude quotidienne. Foulant aux pieds ces principes fondateurs de la démocratie, le « traité constitutionnel » entérine au contraire l’attribution de tous les pouvoirs au couple exécutif Conseil des ministres + Commission : c’est ainsi que le pouvoir législatif (l’exécutif européen a l’exclusivité de l’initiative des lois), le pouvoir exécutif, et le pouvoir judiciaire (c’est l’exécutif qui intente, ou pas, les actions en justice aux fins de respect de la Constitution) sont dans les mêmes mains !Avec la confusion des pouvoirs, c’est un premier rempart essentiel contre la tyrannie qui nous échappe ! Avec une certaine cohérence, ce texte prive aussi le Parlement européen des pouvoirs élémentaires et essentiels que lui confère pourtant traditionnellement son élection au suffrage universel direct :le parlement européen n’a pas l’initiative des lois. Ceci est un vice rédhibitoire, absolument pas négociable. Si on laisse passer ça, on est fous. » (Etienne Chouard, professeur de droit à Marseille) Que sera un Parlement européen qui n’aura pas l’initiative des lois ? une simple chambre d’enregistrement pour donner une apparence démocratique à des lois qui ne le seront pas et qui seront toujours décidées d’en haut. On voit déjà poindre cet esprit de super-dictature européenne dans la façon dont le traité constitutionnel nous est présenté : on nous met devant le fait accompli, devant un texte qui a été écrit par quelques personnalités seulement (toutes sont des représentants du pouvoir exécutif, il n’y a pas un seul parlementaire !) et non pas par une assemblée constituante. Il n’y a pas eu de vrai débat populaire avant la rédaction finale et définitive de ce traité. Et on nous demande maintenant d’approuver ce texte sans que nous puissions y changer la moindre virgule. Pour nous chrétiens se profile l’ombre de l’Antichrist. Au nom de l’Europe et de la construction européenne, on nous fera avaler encore beaucoup de couleuvres, et ceux qui seront contre seront de nouveau méprisés et faussement qualifiés d’ « anti-européens ». Il y a en Europe une vraie démocratie dont on ne parle presque pas, qui vit dans la paix depuis 1515, non centralisée, où existe pour chaque citoyen le droit au « référendum d’initiative populaire » pour faire une proposition de loi (rien à voir avec le « droit de pétition » du traité constitutionnel), et qui paradoxalement ne fait pas partie de l’Europe : c’est la Suisse. Une vraie Europe démocratique, sans risque d’apparition d’une dictature, aurait été une Europe confédérale sur le modèle helvétique, où chacun des 23 cantons garde sa personnalité, sa souveraineté, son autonomie, ses juridictions, ses lois, et où le pouvoir central n’est pas pesant. Au point que 50% des suisses ne connaissent pas le nom du président de la Confédération Helvétique, choisi parmi les 7 membres du Conseil Fédéral, et qui change chaque année. Question à 1 million : qui est le président actuel de la Suisse ? * Nous avons le privilège en France d’avoir la possibilité de nous exprimer à travers ce référendum qui permet un vrai débat populaire. Ce n’est pas le cas dans de nombreux autres pays européens où le traité constitutionnel a été ou sera ratifié uniquement par les parlements nationaux. En votant non au traité constitutionnel actuel, peut-être arriverons nous à faire pencher la balance et à provoquer la renégociation de ce traité (qui est toujours possible), pour éviter une Europe supranationale et pour favoriser une « Europe des Nations » (comme le disait De Gaulle). Il est tout-à-fait possible de construire une Europe des Nations, fraternelle et sans guerres, dans l’esprit d’avant Maastricht, et sans ce traité constitutionnel dangereux. Il faut demander une nouvelle constitution européenne, rédigée par une assemblée constituante qui serait non pas l’émanation de l’exécutif, mais qui serait l’émanation des peuples et qui serait élue uniquement dans le but d’écrire la constitution, et qui serait dissoute après ou transformée en Conseil Constitutionnel. Ce n’est pas une utopie, c’est encore possible. Il est bien sûr très tard, mais pas trop tard. Après le 29 mai, ce sera définitivement trop tard ... Aussi, le 29 mai, ne votez pas à la légère. -- Igor Wolga |
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Blog mis à jour le 20/03/2010 à 13:08:40
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