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Friday, January 13, 2006
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Miki


Il ne voulait plus le voir devant lui, il ne voulait plus le voir toucher sa mère, il ne voulait plus, ne pouvait plus……de simples mots, des mots qui font mal qui traversent votre esprit naïf.
Miki est le prénom que je vais lui donner aujourd’hui.

Miki représentait beaucoup à mes yeux, même si je ne le connaissais qu’à travers mon écran, il avait prit une grande place dans ma vie. J’avais pris l’habitude de me connecter le soir quand je ne travaillais pas. Il était ponctuel, toujours là à m’attendre devant son écran. Son nom était en sur brillance et une petite cloche marquait sa présence.

« Hello Man »
“Hello ma glad”
Je n’avais même pas le temps de lui poser la question, qu’il débitait les mots à la vitesse grand V. Toujours aussi colérique, telle une tornade sur un océan. Avec moi il se laissait aller, il pouvait être violent, je lisais ses larmes, les miennes coulaient sur le clavier. Nous avions un point en commun « la musique Rap », d’ailleurs j’avais fais sa connaissance sur un site réservé aux fans de Rap. Au début ils étaient tous un peu surpris et sceptiques, chose que je pouvais comprendre. Comment une daronne pouvait-elle écouter du Rap, non non cela était quasiment impossible. Jour après jour j’avais fait ma place au centre de cette petite tribu, ils étaient devenus mes enfants virtuels. Pourquoi Miki plus qu’un autre allez savoir, plus tendre ? Oh non un écorché vif, une petite crapule adorable toujours prêt à exploser quand certains lui en donnait l’occasion. Miki savait y faire avec moi, Glad était toujours là pour prendre sa défense, même quand il avait tort. Je lui trouvais mille excuses, avec souvent du remord mais c’était comme ça, Miki je l’aimais. J’aimais ce qu’il était, j’aimais sa rage, j’aimais ce petit démon qui était en lui, je l’aimais car il était moi. Chaque soirs il arrivait en colère, j’en avais pris l’habitude, mais ce samedi il était hors de lui, jamais je ne n’avais lu autant de haine dans ses mots, des mots qui sentaient la mort. Je n’arrivais plus à trouver les mots pour lui répondre ,du coup j’ai été obligée d’être directe avec lui, soit il allait jusqu’au bout, soit je me déconnectais. Après un laps de temps Miki écrivit en gros « JE VAIS LE TUER QUAND IL DORMIRA », j’avais deviné, je ne pouvais en aucun cas le laisser faire, croire ou ne pas croire à ces mots, ceci n’était que du virtuel, mais dans le doute ………Il avait décidé de tuer son beau père avec un cendrier pendant son sommeil, il ne supportait plus voir sa mère souffrir sous les coups et les humiliations. Je cherchais à gagner du temps pour que la nuit passe, mais les heures n’avançaient pas. J’ai tenté de le dissuader en lui expliquant qu’il était bien trop jeune pour aller en zonzon et que ce gros con de beau père n’en valait pas la peine, Miki me confia son amour pour moi , il disait que j’étais comme sa mère , moi même je m’étais habituée a lui, j’aurai voulu le prendre dans mes bras, l’embrasser le réconforter et l’empêcher de faire une bêtise. La nuit devenait interminable et je regardais ma montre, mais les heures n’avançaient pas. Soudain je me disais que si je lui téléphonais peut-être que j’arriverai à le convaincre, il refusa de me donner son numéro, prétextant que j’allais le dénoncer au kisdés, vexées, je lui fis part de ma colère, comment pouvait-il penser une chose pareille, tout mais pas eux. Il était cinq heures j’avais les yeux qui se fermaient, je ne tenais plus, mais je ne pouvais en aucun cas le laisser. Je fumais cigarettes sur cigarettes et la cafetière était près de moi pour que je puisse tenir le coup. Le jour montra le bout de son nez, je soufflais un peu, quand Miki me dit soudain ma glad je vais t’envoyer une chanson, ce n’est pas du rap, mais je suis certaine que tu vas kiffer et si un jour je tombe, écoutes cette chanson et penses à moi. Je m’attendais à tous venant de sa part. Il envoya le fichier, impatiente j’étais d’écouter cette chanson. La mélodie sonna dans ma tête, je ne n’avais jamais écouté ce style de musique (Metalica & Chris Isaak - Nothing Else Matters), mais pourquoi mon petit miki voulait me faire écouter cette chanson, à tout prix, lui qui aimait comme moi le rap, je voulais en savoir plus. Miki m’avoua que c’était la chanson de sa grande sœur décédée et quand il voulait se défouler il l’écoutait à donf cette chanson. Putain de vie de merde, je voulais le prendre dans mes bras le serrer fort contre mon cœur et lui dire mais nous sommes là, fait pas le con mon grand. J’avais tellement envie de l’entendre que j’insistai pour lui parler au téléphone, il hésita puis d’un seul coup il me dit « voilà mon phone, mais promis pas les keufs » Je composai son numéro certaine qu’il m’avait carroté, quand soudain une voix fluette et pleine de sanglots commença à lâcher des mots ……….il était six heures du matin. Aucune envie de jouer les moralistes, simplement l’envie de l’aider et je n’avais pas envie qu’il gâche sa vie pour un enculé. Nous pleurions plus que nous parlions, il était de plus en plus proche de moi. Soudain je ne sais pourquoi je lui dis écoute mon ptit cœur, fait pas le con, viens me voir, ou je viens te chercher porte de Choisy, on va s’écouter du bon peura dans la voiture, puis se prendre un ptit dej………il éclata en sanglots et me dit « jure tu dis vrai » pourquoi lui aurai-je menti après une nuit comme ça. Vers dix heures trente, Miki était là devant le métro porte de Choisy, la casquette à l’envers une vraie petite caille, avec un grand cœur. Il mesurait au moins un mètre quatre vingt, mais si maigre et faible. Il monta dans ma voiture, il me prit dans ses bras en larmes et comme deux cons nous nous regardions, putain, je l’aimais de plus en plus, si seulement je pouvais lui dire de venir vivre chez nous…….mais il avait cette mère qu’il aimait tant et ce fils de pute de beau-père. Nous avons discuté des heures devant un bon ptit dej et je lui conseillai d’aller au service social et de faire un signalement et de prendre un rendez vous avec un psy, il n’était pas très convaincu au début et pris la décision de demander d’aller en foyer. Les jours passèrent et mon ptit Miki allait mieux, il avait réussi à persuader sa mère de le laisser aller dans un foyer jusqu’à ses dix huit ans. Les jours passèrent et miki avait changé du tout au tout, il me téléphona de temps en temps pour me donner des nouvelles, il était dans la Creuse avec d’autres jeunes et quand j’écoute Nothing Else Matters, j’ai toujours une petite larme qui coule. Voilà le net sert quelque fois à faire le bien, du moins à éviter de faire le mal.

(dsl pour les fautes mes secrétaires sont en grêve)





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