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Mimi17rft - 1568753 

Ballade en proverbes du vieux temps


Il faut de tout pour faire un monde
Il faut des vieillards tremblotants
Il faut des milliards de secondes
Il faut chaque chose en son temps
En mars il y a le printemps
Il est un mois où l’on moissonne
Il est un jour au bout de l’an
L’hiver arrive après l’automne

La pierre qui roule est sans mousse
Béliers tondus gèlent au vent
Entre les pavés l’herbe pousse
Que voilà de désagréments
Chaque arbre vêt son linceul blanc
Le soleil se traîne tout jone
C’est la neige après le beau temps
L’hiver arrive après l’automne

Quand on est vieux on est plus jeune
On finit par perdre ses dents
Après avoir mangé on jeûne
Personne n’est jamais content
On regrette ses jouets d’enfant
On râle après le téléphone
On pleure comme un caïman
L’hiver arrive après l’automne

Prince ! tout ça c’est le chiendent
C’est encor pis si tu raisonnes
La mort t’as toujours au tournant
L’hiver arrive après l’automne

Monday, September 24, 2007
1:49 PM

Auteur : Raymond Queneau

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ça c'est ben vrai... :o}

Mimi17rft - 1568753 

Soif d'un baiser


Comme une ville qui s'allume
Et que le vent vient embraser,
Tout mon coeur brûle et se consume,
J'ai soif, oh ! j'ai soif d'un baiser.

Baiser de la bouche et des lèvres
Où notre amour vient se poser,
Pleins de délices et de fièvres,
Ah ! j'ai soif d'un baiser !

Baiser multiplié que l'homme
Ne pourra jamais épuiser,
O toi, que tout mon être nomme,
J'ai soif, oui d'un baiser.

Fruit doux où la lèvre s'amuse,
Beau fruit qui rit de s'écraser,
Qu'il se donne ou qu'il se refuse,
Je veux vivre pour ce baiser

Baiser d'amour qui règne et sonne
Au coeur battant à se briser,
Qu'il se refuse ou qu'il donne
Je veux mourir de ce baiser.


Friday, December 01, 2006
6:17 PM

Auteur : Germain Nouveau

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Joli :o}

lysandra - 1562562

Cheval D’écume…cheval des terres


Cheval D’écume…cheval des terres

Sur la plage éclaboussant l'eau là où meurent les vagues un cheval gris les brise dans leur dernier élan.
Quel affront, la mer n'acceptant pas que l'on piétine son territoire envoya ses guerriers, des chevaux faits d'écume, sur leur dos comme cavalier ils portent des vagues qui iront cette fois jusqu'à lécher les flancs du cheval gris. La guerre fut déclarée, l'une des innombrables pour gagner un brin de territoire sur le sable mouillé qui n'est ni terre parce qu'il est mouillé, ni eau puisque il est solide. Le cheval gris pivota sur ses sabots arrière puis galopa vers le fond de la plage. Mû d'un instinct guerrier inconnu de ces créatures jusque là pacifiques il bondit puis se jeta vers l'océan. Son cri n'était pas le sien, c'était un rugissement plus qu'un hennissement, on le lui avait appris

"Cesses de vouloir faire ami ami avec l'eau, elle te volera tes pâturages, elle est une infidèle qui ne respecte ni la nature ni les hommes pourvoyeurs de ta pitance. Tu dois détruire l’ennemi, si tu y meure tu iras au paradis pour avoir servit ce en quoi tu crois "

Cheval D'écume était lui transporté, par de grandes ailes noires couleur haine qui lui avaient été donnée

"Ne vois-tu pas qu'il te nargue, il te volera le sol que tu foule. Ce sanctuaire sacré qu'est ta demeure, tu dois protéger les habitants de ce fourbe, défends cette cité de l'eau, elle est précieuse, ainsi l'a dit le livre sacré. Combats les infidèles qui veulent la fin de tout. "

Poitrail contre Poitrail ils se cabrèrent, leur coups de sabots blessaient chacun de leur adversaire, comme tout guerriers entraînés qu'ils étaient ils cherchaient les flancs de leur adversaire. La queue servant a chasser les importunes mouches étaient devenu un fouet, leurs dents qui mangeaient herbe ou algues devenaient des épieu déchirant la fine peau sous le poils. Les flancs du cheval de la Terre commençaient à s'épuiser, l'eau claquait sur lui; au loin il crut distinguer des hommes ainsi que leur parole

-Ce cheval est fou de se jeter dans l'eau comme ça

Ils ne comprenaient pas eux, on ne leur avait pas appris la vraie voie. Lui il savait la vérité, il voyait bien le cheval d'écume l'attaquer. La voix de la vérité avait parlé, il devait détruire les infidèles. Comment ne pouvaient-ils pas voir les formidables sabots de ce cheval de la mer qui déchiraient ses flancs ? Cette crinière si grande, si longue et fournie qu'elle l'étouffait ? Et leur écume qui se mêlait.

Il voulut leur montrer pour qu'ils l'aident ... L'eau est un ennemi qu'il faut éliminer. Mais quand il se retourna le cheval d'écume n'était plus, seule une grande vague qui s'apprêtait a le submerger se dressait son séant. Le cheval gris refusa l'évidence et resta là près a combattre son ennemi qui devait s'être cachés. Celui qui lui avait appris a ce battre pour le bien ne pouvait lui avoir menti, sa parole était sacré non ?

Il se rappela le stupide poulain qu'il avait été, il se revoyait galopant près de l'eau, en y posant juste ses sabots, prenant garde a ne pas se noyer. L'eau était son ami, il suffisait de faire attention. Et les vagues léchaient ses sabots nullement offensées d'être brisées à leur mort sur le sable. Puis heureusement le prophète lui avait parlé, apprit que la mer était fourbe, tôt ou tard elle prendrait le p

Saturday, November 25, 2006
11:12 AM

Auteur : Calli Kayan (poéme protegé)

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lysandra - 1562562

Blanc Loup et Mouton noir


Blanc Loup et Mouton noir

Cours Loup, le manteau de soie noire de dame nuit agrippe ta fourrure, s'accroche entre tes poils pour te chevaucher, elle... ta complice. Et ton hurlement sans fin continu, pointes ton museau vers la lune d'argent, et elle-même semble frémir de peur. Loup noir sous la nuit, cours-tu sans fin à la recherche d'une victime ? Que coule le rouge, dans une rivière qui apaise son âme noirâtre faite du sang coagulé de ses victimes ...

Mouton qui frissonne, de frayeur ou de peur, des deux peut-être, c'est vrai que la peur donne des frissons...Douce fourrure; Mais les boucles sont imbibées de sang ..Mouton as-tu rencontré sur ton passage le loup ? On te chérira pour te consoler...et si dans notre maison il y a un mort, c'est ton ennemi canidé qui réclamait ton sang encore une fois...pauvre victime

Le jour s'est levé dans la plaine et le drame fut dévoilé. Loup court encore mais ne chasse pas, tes crocs émoussés sont rangés sagement dans leur fourreau depuis bien longtemps. La nuit à cessé de t’agripper la fourrure et le sang qui coule est le tien. Nuit est ton ennemi et chaque nuit elle te poursuit, alors tu cours et lorsque tu es épuisé tu supplies la lune. Ce cri qui pénètre les chaires n'est pas une menace mais une demande d'aide ! . Tu t'es à nouveau assis près de la rivière comme la nuit dernière. Et tu hurles encore , cette fois c'est le soleil qui frémit... non pas le soleil, son reflet dans le ruisseau car tu y a posé ta patte par hasard. Le soleil miel éclaire à présent ton pelage...il est blanc, est-ce possible sur un loup, lui le prédateur de part son aspect

Ô joli mouton ne frisonne plus , le jour se lève qu'as-tu à craindre à présent ? Nous pleurons le mort dans notre maisonnée, mais si le loup ne l'a pas tué qui est-ce ? Je passe mes doigts dans tes boucles le sang a séché , mais quand je les enlève, le rouge recommence à couler. Je regarde ma main, puis ton pelage, c'est moi qui saigne, et je m’aperçois, aux coupures que je porte que ta laine est de verre. Tu frissonnes à nouveau, dans tes yeux je vois au grand jour que c'est de plaisir. Tu aimes faire mal, c'est donc toi qui as tué l'un des nôtres.. ta fourrure est visible à présent que les rayons du soleil se posent dessus ...elle est noire... pourtant nous ne comprenons pas , ton aspect ne le disait pas ...

Mouton Noir, c'est ton âme qui tue, Loup blanc c'est ton âme qui a été tuée...et pourtant votre aspect extérieur disait le contraire ....

Calli Kayan


Saturday, November 25, 2006
11:12 AM

Auteur : Calli Kayan (poéme protegé)

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lysandra - 1562562

Petite étoile sage


Petite étoile sage

La nuit avait posé son manteau de soie noire
Etouffée dans ma propre obscurité , me laissant choir
La tête toujours de honte baissée je ne pouvais voir
Les étoiles je ne les connaissais pas …ô lumières d’espoir

Brouillé mon visage ,ô combien de larmes amères
Un pâle halo soudain éclaira mes yeux clairs
C’était une petite lumière …on n'ose souffler
Une bougie, petite âme vive, fragile, comme égarée

Alors pour la première fois j 'ai levé les yeux
Et souriant de tous ses milliards d’années
Une petite étoile décidée à me guider
Amoureuse de sa lumière, l’ombre j’ai quitté

Au delà du sentier qu'est mon intérieur,
au travers de ce chemin qu'est mon esprit
ou s'entremêlent amour, haine et peur
J'ai courue, marché, explorée la vie
Eclairée par la sagesse d'une petite étoile

Saturday, November 25, 2006
11:11 AM

Auteur : Calli Kayan (poéme protegé)

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