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CONTE POUR ADULTE

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djenie à l'idée - 3130878 lui écrire blog Publié le 17/12/2019 à 08:50 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
C'était le printemps, le soleil inondait le ciel du sud. Un mistral insupportable nous apportait des frissons involontaires.
A l'heure de la pause, nous nous étions adossés à un mur de béton face au soleil, et là c'était bien... Venant tous de régions différentes c'était l'occasion de se raconter et de virer pour un temps le stress inhérent à ce genre de travail.
J'avais sympathisé avec un jeune de 15 ans mon cadet. On était sensiblement du même coin, il déconnait sans ostentation, et notre aptitude à gérer les contraintes professionnelles, sans oublier d'en rire, nous rapprochait . C'était un blond aux yeux gris, plus d'un mêtre quatre vingt,jeune marié de surcroit et pas timide pour deux sous
Moi j'étais en plein marasme affectif, ses sorties de jeune coq et sa forfanterie sympa m'amusaient
Il me titillait, gentiment sur ma "boffitude" Hé djénie tu n'est pas vieux, c'est dans la tête tout ça !
On s'était placé dans la même équipe, saisis immédiatement de confiance réciproque….
djenie à l'idée - 3130878 lui écrire blog Publié le 18/12/2019 à 07:46 supprimer cette contribution
Une fois libérés des obligations professionnelles, avec son appétit de vivre, il tentait de m'entrainer dans des virées nocturnes.
Je l'avais accompagné une fois...Entrés dans une boite de nuit, il évoluait avec décontraction, et moi dans cette sorte de sidération propre aux séparations douloureuses et épuisantes, j'étais...ailleurs ou nulle part, au choix.
"Oui, je sais collègue, tout est dans la tête, et j'espère que tout se passera bien pour toi de longues années encore" répliquai-je à son insolente facilité.
Il était sympa, prenant soin de son ancien.
Il me présentait des filles de son âge , qui m'adressaient un signe de tête et tournaient les talons devant mon faciès de trauma et surtout mon regard vif comme une huitre.
D'autres collègues adeptes du bénitier, s'inquiétaient pour lui, ou le jalousaient…
"et si tu..rends toi compte...pense à ta femme" Il s'en était ouvert à moi un soir.
Mon vécu, assez éloigné l'intéressait (le malheureux) . Je lui déroulais le tapis de ma philo personnelle pour le rassurer.
Mes couplets sur la fidélité...relative mes expériences lui semblaient sinon plus sages, du moins plus propices à de bons souvenirs.
Comparé à une prière devant un bénitier, je captais facile son attention.

Un matin au petit déjeuner il me souffle; "en forme ? tu as bien dormi ?"
Je rigole entre deux gorgées de café; "cette nuit oui, mais la veille ta partenaire pourtant assez discrète, a retardé mon endormissement. Les cloisons sont trop fines que veux tu…
Il faut dire que nos chambres étaient accolées.
"Tu n'as vraiment rien entendu cette nuit?"
"Ben, non sommeil profond et réparateur"
Il se gratte la tête…"Pourtant la tête du lit tapait contre la cloison...A chaque poussée je me disais , tiens on va réveiller le vieux...J'en rajoutais...ça alors et sans médicaments ?"
Je ris alors; "Non non sans cachous sans alcool, c'est mieux comme ça
Je dus me rendre à l'évidence; le bougre n'avait pas choisi la philo du bénitier...
djenie à l'idée - 3130878 lui écrire blog Publié le 18/12/2019 à 15:49 supprimer cette contribution
...Ces victoires obtenues assez facilement, car les solitudes sont la plaie de ce monde, et les victimes potentielles sont légions, il vivait une frénésie quasi animale.

Je n'oublierai jamais cette journée de Week end, en particulier la soirée…
Tout avait commencé par un trajet touristique dans un bus. Habituellement chacun évite les regards , les écouteurs sur les oreilles, on lit, on consulte son portable, on s'applique à admirer le pire des paysages urbains. Bref, c'est la solitude partagée parmi la foule silencieuse…

Notre liberté toute neuve, changeait notre comportement.
Souriants, avec un zeste de discrétion, nous dévisagions les quelques passagères dignes de notre intérêt.
Nous pensions observer ? que nenni ! nous étions déjà disséqués du coin de l'œil.
Pour rester honnête, la cible principale était ce jeune homme blondinet assis à mes côtés. Enfin à côté du "vieux".
Mais ma présence avait un côté rassurant, plus naturel, favorable à l'échange.
D'autant que l'attention émanait de deux dames.
Pas besoin de chercher loin un prétexte pour engager la conversation. Il suffisait de se présenter comme étrangères, et s'assurer innocemment qu'on était sur le bon trajet.
Et à qui donc se renseigner, sinon à deux bons hommes souriants et détendus ?
L'accent chantant était déjà plein de promesses...Des brésiliennes en vadrouille en fait. Des sud américaines suffisamment aisées pour s'offrir (entre autre) des vacances au doux pays de l'amour courtois.
Je me sentais léger, et à l'aise car ces dames semblaient appartenir à ma génération.

J'étais le garant de la retenue de bon aloi, qui sied en te telles circonstances. Lui, très simplement le garant d'un beau gibier débusqué en ce bel après midi….

djenie à l'idée - 3130878 lui écrire blog Publié le 19/12/2019 à 16:12 supprimer cette contribution
L'une d'elles avait les cheveux courts, à la garçonne, avec des mèches soigneusement décolorées qui adoucissaient son visage.
Avec son petit air pincé et hautain, c'était la brésilienne lusitanienne pur jus,
ou d'origine européenne indéterminée. Elle avait la peau assez claire, le corps très mince,
un peu asexué, sans doute du à des exercices fréquents et une super hygiène de vie.
Son œil qui me détaillait, ne respirait pas la recherche d'aventure...Pour ça on était raccord tous les deux; no sex no sensuality. On avait pigé très vite la situation .
On allait sans doute deviser sur la culture, l'artistique, leur périple européen…
Bienheureux qu'elles parlassent français, surtout la no sex.

Son amie correspondait davantage à l'image, voire le fantasme, que l'européen moyen se fait
de la femme brésilienne.
Très brune, avec une chevelure flottante qui lui recouvrait les épaules.
Son regard couleur d'ancienne lave volcanique couvait littéralement mon jeune compagnon.
Cette fois il était moins à l'aise avec ces femmes affirmées et matures dans la pleine lumière du ciel provençal .
La demi obscurité des boites de nuit et la jeunesse de sa populace lui étaient plus familières.
Elle était assez grande, avec un corps épanoui, recouvert avec goût d'une robe d'été.
Un demi sourire très blanc errait sur ses lèvres en écoutant nos banalités, nécessaires à l'envol de la conversation.
Son regard glissait sur moi, avec juste assez de politesse, pour que je ne m'offusque pas de son intérêt univoque, pour le jeune et beau blond .
Sa carnation révélait probablement quelques gouttes de sang africain.
Un problème hautement prévisible se fit jour soudain...Le terminus du bus en centre ville.
Sentant mon collègue un peu mal à l'aise, j'intervins pour proposer un rafraichissement commun à la terrasse d'un café.
Légère hésitation de l'une, qui devant l'expression suppliante de son amie,
accepta à contre cœur ce prolongement providentiel de...conversation
Le soulagement visible, pour ne pas dire le contentement de l'autre,
ne me firent pas regretter mes quelques pièces de monnaie en guise de paiement général.






djenie à l'idée - 3130878 lui écrire blog Publié le 22/12/2019 à 17:40 supprimer cette contribution
Passé la gaité légère des conversations touristiques, la brune avec son accent et ses hésitations de vocabulaire charmants, s'attacha à nous demander qui nous étions, ce que nous faisions là...Elle était déjà prête à nous...enfin non, prête à recevoir mon jeune compagnon au brésil.
Quelles vacances en perspective !
Son amie par politesse, nous fit la même proposition, avec moins d'enthousiasme cependant. Le mot "bretagne" dont elle avait entendu parler, lui donnait envie de connaitre.
Je me contentai prudemment de lui donner mon numéro de portable.
La brune sans hésiter nous donna à tous les deux son adresse brésilienne.
Cette chose capitale étant faite, nous apprîmes que ces dames reprenaient la route dans deux jours…
Comme le temps était compté, rendez vous fut pris dès le lendemain devant son hôtel.
Son amie, se disant un peu fatiguée, se leva en nous gratifiant d'un premier vrai sourire.
Un vrai sourire, nimbé d'ironie sur ce qui se tramait.
Avant de partir, elle guetta un assentiment muet sur le visage de la brune, et sur un petit signe de la main, sortit de nos vies...définitivement.
Mon acolyte , gonflé de cette perspective alléchante, demanda si nous pouvions la raccompagner à son hôtel.
Ce qui fut fait , car les rues ne sont pas sûres la nuit pour une femme seule n'est ce pas…
Quatre bises à notre brésilienne, et à demain! Nous partimes au fil des rues retrouver nos chambres.
Il vibrait d'excitation , ce qui me faisait sourire . Ah la jeunesse…
"alors tu fais dans la femme mûre maintenant" ?
"Tu n'as pas compris l'ancien, il faut l'accompagner tous les deux dans sa chambre"
Je ris franchement; "tu as besoin de moi pour quoi exactement ?
"Tu as vu elle est chaude et ne demande que ça"
Je restai lucide malgré son enthousiasme. "Ok elle est prête, mais prête pour un beau petit fantasme avec toi, et seulement avec toi. Puis tu sais, moi en ce moment…mes hormones sont en berne"
"Mais non djénie, tout ça"..."c'est dans la tête, je sais terminé-je.
La machine à fantasme marchait à toute vapeur dans sa tête justement.
Je voulus bien croire aussi, qu'il voulait faire une fleur à son ancien…joindre l'utile à l'agréable en somme.
Il y a juste un truc rajouta-il "je ne suis pas certain de pouvoir bander à côté de toi"
j'éclatai de rire : "t'inquiète le problème ne sera pas là, à ton âge on n'a qu'un neurone qui fonctionne dans ces moments là...donc à moins de perdre connaissance"...
djenie à l'idée - 3130878 lui écrire blog Publié le 27/12/2019 à 10:39 supprimer cette contribution
Le lendemain "promenade prétexte" dans les rues de la vieille ville.
L'après midi s'étira doucement...les sujets "bateaux" étant épuisés, de nombreux silences meublaient nos conversation.
Arrivés devant l'hôtel de la dame, je cherchai lâchement un prétexte pour laisser la fleur de leur désir s'épanouir en paix.
Le bougre étonnamment se fit insistant pour qu'au moins je prenne un rafraichissement avec eux dans le hall.
Assis dans un fauteuil près d'eux, je songeai à l'étrangeté de la situation.
Comme tout bonhomme qui se respecte mes fantasmes allaient plus facilement vers le triolisme avec deux femmes.
Avec mon taux hormonal actuel proche de zéro, je n'envisageai même pas de tenter la chose, sauf si je j'avais possédé un fort attrait pour le voyeurisme…
Mais j'appris plus tard que le diable se cache dans les meilleures intentions.
Mon compère passa à l'attaque, et tout lui caressant le visage et les épaules, lui expliqua ce qu'il avait projeté.
Je trouvai les dénégations de la brunette pas très convaincantes.
Elle évitait soigneusement de me regarder.
Pour les rejoindre il aurait fallu déplacer la table basse qui nous séparait. Bon prétexte pour ne pas bouger.
Ensuite je fus témoin d'un fait que je n'ai remarqué que deux fois dans ma vie.
Une dame en jupe ou en robe, de préférence sans collants, sous l'afflux du désir peut émettre un petit nuage odoriférant à plus d'un mètre.
Sans doute une survivance de nos instincts primaires de mammifères du fond des âges.
C'était la seconde fois de mon existence que ces effluves agréables me titillaient les narines. Toujours avec le même détachement, je me fis la réflexion que ces marqueurs olfactifs sont différents selon le type de personnes mais avec la même base .
Comme il ne pouvait décemment la trousser dans le hall de l'hôtel et en plus devant moi, ils se levèrent...
djenie à l'idée - 3130878 lui écrire blog Publié le 29/12/2019 à 18:28 supprimer cette contribution
...Moment décisif pour tenter de m'éclipser, profitant de leur trouble commun.
Pas si troublé que ça, mon congénère…
Il me balance un regard aigu, presque suppliant.
Il joint le geste à la parole en m'indiquant vigoureusement l'escalier, promesse d'un certain apaisement futur, nécessaire pour lui.
Devant cette angoisse masculine touchante, je n'ai plus à tergiverser, c'est ici et maintenant, ou ...ailleurs on ne sait quand.
Je prends donc le parti de secouer la tête du style "tu l'auras voulu jeune fou" et je grimpe à leur suite en trainant encore mentalement les pieds…
La porte refermée, elle se retourne et s'apercevant de ma présence lui jette un regard du style "mais tu n'as rien compris, je ne veux que toi"
Va-t-elle me mettre à la porte comme je l'anticipe déjà…
Et bien ce sera non, il l'enlace, la câline et lui fait perdre à nouveau la tête avec un brin de brusquerie due à ses incertitudes logiques.. Apparemment plus elle est proche de lui , moins j'existe. C'est plutôt rassurant en fait.
Une question me taraude alors ; mais que diable fais-je donc ici ?

Ils s'assoient sur le lit quelques instants, puis la fatigue (probablement) les font basculer. En position du tireur à demi couché pour lui, en position d'attente de la réalisation de son fantasme pour elle.
Il se décale vers la gauche et ne perdant pas le nord me fait signe d'approcher du côté libéré…
mais il a fait ça toute sa vie le jeunot !
A moins de m'enfuir et d'affronter sa déception et ses futurs sarcasmes, je m'approche …
Sur un fond de frottements d'étoffe, de respirations accélérées je m'accroupis près de la jambe gauche de notre victime consentante.
Je jette un coup d'œil dénué d'émotion vers la gauche. La belle quadra/quincagénaire est déjà à moitié dépoitraillée….
Doucement j'empaume son mollet, et commence un massage fraternel.
Naeylle - 2943638 lui écrire blog Publié le 30/12/2019 à 20:09 supprimer cette contribution
Citation:
un massage fraternel
Tu es sûr qu'il est fraternel, ton massage ?


djenie à l'idée - 3130878 lui écrire blog Publié le 30/12/2019 à 20:26 supprimer cette contribution
Dans ce texte j'essaie d'effacer l'ironie qui est une seconde nature chez moi…
fais moi crédit d'un soupçon de sincérité...
djenie à l'idée - 3130878 lui écrire blog Publié le 31/12/2019 à 12:44 supprimer cette contribution
...Ma foi, le mollet est bien rond sans disproportion, agréable à étirer. Pour ne pas lasser ma "cliente", mes mains et mes doigts remontent lentement . Une fois passé le genou, la douceur et la tiédeur de sa peau plus sombre que toutes mes compagnes d'aventures passées me surprend très agréablement.
Associé au glissement feutré de sa robe qui suit fidèlement le chemin de mon parcours, au souffle rapide de la dame , et à la soif de leurs bouches bruyantes, voici qu'une bonne surprise se fait jour.
Je sens soudain quelque chose qui cogne fort dans ma poitrine, et mon souffle qui s'apparente à une mini forge.
Le mystérieux flux sanguin intime s'éveille en moi. La compression de ce membre qui ne souhaite que la liberté et qui reste emprisonné dans sa prison en coton et en jean m'étourdit un peu.
C'est terminé pour ma hauteur de vue, mon recul prudent...adieu cliente, bonjour qui ? Complice, douce amie , demi maitresse ?
Ma main remonte encore...et je souffle lentement pour calmer un peu le battement rapide mais nécessaire de mon cœur.
Soudain une main vient se crisper sur la mienne m'interdisant d'aller plus loin.
Je m'immobilise en restant le plus léger possible.
Quelques longues secondes passent, puis la pression de sa main diminue.
Je caresse du bout de mes doigts que je souhaite comme des plumes d'oiseau l'intérieur de sa main. Lorsqu'elle me semble apprivoisée, je reprends encore plus lentement ma délicieuse progression.
L'apprivoisement n'est que partiel, car elle garde sa main quelques centimètres au dessus, dans une touchante tentative de contrôle ou pour imprimer le rythme qu'elle souhaite.
Enfin me voici aux limites de sa peau nue...et face à la barrière de l'élastique du dernier vêtement.
Certes c'est un élastique moins angoissant qu'un saut dans le vide les pieds attachés à un autre élastique, mais cette fois encore, je resonge à l'instant magique ou j'ai franchi cette barrière mystérieuse pour la première fois…
djenie à l'idée - 3130878 lui écrire blog Publié le 02/01/2020 à 11:32 supprimer cette contribution
Ah le soleil de cette fin d'adolescence...C'était à la fois hier et il y a un siècle....Notre partage maladroit de ce passage initiatique, nos regards où passaient ces émotions uniques…
Rien à voir avec cette chambre d'hôtel, où ma main peut faire la comparaison entre la rondeur du ventre de cette femme affirmée, et le souvenir du ventre presque creux caressé lors de nos premiers plaisirs.
Ma main sait ou croit savoir...avant elle n'était que découverte.
Je sais depuis qu'on ne sait jamais en fait. Une fois la fragile barrière de l'élastique franchie ou je jurerais qu'une contraction d'un ventre complice m'ait facilité le passage, pourtant je découvris encore...
Mais non, il s'agissait bien d'une femme, avec le brésil on ne peut s'empêcher d'y songer.
Sa toison avait une consistance que je n'avais jamais rencontrée: un peu comme de la laine, un peu comme dans certaines chevelures très frisées où mes doigts ont pu s'égarer.
Ensuite je fus à nouveau en terrain familier…
Sa main vint se poser sur la mienne pour un accord silencieux ou une impatience retenue.
je m'émerveille encore de notre sensibilité humaine. cette libération bienheureuse, où plus rien n'a d'importance, sauf cette quête commune de toute éternité.
Pour une femme dans sa belle maturité, sa réactivité était étonnante. Mes doigts, ses premiers soupirs et petits gémissements ne pouvaient me mentir.
Nul doute que la réalisation de son fantasme "jeune blondinet" avait certaines vertus .
Son imaginaire fouettait sa libido avec vigueur, et tout ça bien sur, n'arrangeait pas ma "contracture" intime.
Très vite je sentis sa cuisse durcir, s'étirer...Ah non pas déjà, malheureuse! encore un peu !
Elle trembla légèrement et son corps se cabra dans une plainte entre souffrance et surprise….
djenie à l'idée - 3130878 lui écrire blog Publié le 03/01/2020 à 10:14 supprimer cette contribution
Le silence s'abattit quelques instants sur nous….excepté sur mon pote à qui cette paix ne convenait pas. Il manifesta le désir de chevaucher séance tenante la belle gisante.
Je fis jouer mon droit d'ainesse, et bloquant son épaule, lui susurra. "attends un peu tu as ce qu'il faut ?"
Il chuchota ;"oui dans ma poche de falzar"
Sauf que le dit falzar avait été balancé à la sauvage sur la moquette à un mètre du lit.
Un mètre lorsque le diable vous tient par les...choses de la vie, c'est loin, un océan à vous faire débander.
Alors que quelques centimètres et quelques secondes vous séparent d'un paradis chaud et doux...au secours !
Notre brésilienne lui tendit alors un préservatif déjà entrouvert, pioché près de la lampe de chevet.
Je pus constater que ma présence contrairement à ce qu'il craignait n'affectait pas particulièrement son "nécessaire à jouer et se reproduire".
Le fait qu'il soit en appui sur ses genoux pour se protéger, ainsi que la brésilienne et...sa propre femme, libéra de ma vue la poitrine somptueuse sur laquelle il s'était acharné.
Les lois de la gravité étant universelles, tout prouvait que madame n'avait pas subi le bistouri esthétique, comme j'ai pu en être étonné à deux autres occasions.
Une voix impérieuse me glissa à l'oreille ; "dégage le vieux !"
Son impatience me fit penser à un loup alpha, prêt à mordre la gorge d'un concurrent convoitant sa femelle...
Le calme retrouvé de notre amie, m'avait regagné moi aussi, j'étais toujours avec eux, mais….toujours habillé, et avec une respiration apaisée.
Je me sentis mal à l'aise en restant voyeur de l'assaut irrépressible de mon copain, le loup alpha.
Je me levai et regardai par la petite fenêtre de la chambre le merveilleux spectacle d'un parking intérieur, nimbé d'un éclairage qui mettait en valeur les carrosseries des autos, le bitume impec, et une pelouse mini comme il se doit.
Le merveilleux de ce spectacle était renforcé par les sonorités inimitables qui émanaient du lit derrière moi. J'avoue que c'est moche, ça ne sait que grogner un mec, surtout un loup alpha! En tout cas, rien à voir avec les gémissements émouvants de madame qui repartait visiblement vers une seconde tournée de bonheur collée et face à face avec son fantasme tout à elle...tout en elle.
Le moins sympa étant les plaintes du couchage, bien quelles rythmassent assez justement les deux souffles entremêlés.
Heureusement pour moi et dommage pour eux, le calme revint à nouveau assez vite. Un calme total cette fois...
djenie à l'idée - 3130878 lui écrire blog Publié le 03/01/2020 à 17:37 supprimer cette contribution
Après ce soulagement bien naturel, et un petit repos tout aussi nécessaire, le loup alpha tenant son sexe encore enveloppé se leva …avec une grâce discutable.
Sommes nous pitoyables nous les pauvres hommes dans cette attitude peu glorieuse et ce reflux hormonal qui a fait dire à certains imbéciles ;"après l'amour, l'animal est triste"
Il faut croire qu'il y a des auteurs célèbres qui n'ont pas eu beaucoup de chance en amour.
Il fuit vers la salle de bains, hé oui même un loup alpha peut fuir sans que sa vie ne soit menacée, uniquement devant sa virilité vaincue par une douceur autrement plus redoutable.
L'amour sans amour est souvent triste…mais beaucoup de gens s'aiment avec bonheur, heureusement.
Notre brésilienne restait immobile yeux clos dans sa nudité alanguie qui ne m'était pas destinée…tout comme ma présence m'apparaissait inconvenante soudain.
Je tirai sur le couvre lit et le retournant, masquai son corps.
Elle ouvrit ses yeux de lave ancienne, émergeant de sa chevelure décoiffée en "pétard". On se regarda vraiment pendant que je posais ma main sur son front, dans une caresse d'adieu. Nous échangeammes un sourire détendu deux petite secondes...
Je croisai mon pote qui ragaillardi sortait de la salle de bains la mine à nouveau triomphante. Je crus lire dans ses yeux "je te l'avais bien dit, elle n'attendait que ça".
Grand seigneur il me glissa désignant la belle étendue: "vas y si tu veux"
Un petit geste de dénégation, et j'ajoutai "je vous laisse faire vos adieux"
Un peu inquiet de je ne sais quoi il me dit: "hé tu m'attends en bas hein ?"
Je hochai la tête et sortis sur le palier...
djenie à l'idée - 3130878 lui écrire blog Publié le 05/01/2020 à 18:57 supprimer cette contribution
Je m'installai à la terrasse d'un café, d'où je pouvais voir qui sortait de l'hôtel.
Un moment je caressai la crainte qu'avec sa jeune vigueur, le couvert ne soit remis et qu'il me faille attendre, en sirotant deux ou trois chocolats chauds de plus…
Mais non, les adieux se révélèrent très brefs.
Je guignai sa silhouette, qui me cherchait du regard, et qui remarquant mon bras levé me rejoignit.
Je lui souris: "tu aurais pu t'attarder un peu, tu n'es pas prêt de la revoir"
Peu reconnaissant du bon vouloir de la brésilienne, il lâcha: "ouais, mais elle fait bien son âge, c'était davantage pour ta génération"
Il rajouta: "t'es con, pourquoi tu n'as profité de l'occasion?"
Je le dévisageais en grimaçant. Malgré l'obscure sympathie que je lui accordais, que pouvait il piger à mes pensées, mon vécu, ce petit con de loup alpha, fantasme vivant d'une étrangère en goguette ?
S'il savait comme le temps passe vite, et comme on vieillit parfois plus vite qu'on ne le voudrait...
Comment lui expliquer qu'il avait été le trait d'union incomplète entre deux personnes qui ne se seraient même pas regardées en se croisant dans la rue ?
Pour vivre son fantasme, la belle a accepté tacitement d'en gâcher une partie. Comme disait une américaine célèbre qui n'aimait que les femmes et qui parlait de "déplaisir à trois" lorsque sa partenaire l'obligeait à la partager avec un monsieur.
J'en vins à évoquer ma première "résurrection circulatoire" depuis des mois.
Il ne rata pas son principe favori: "tu vois tout ça c'était dans la tête".
"oui un peu dans la tête aussi" nous pouffâmes de rire .
En fait il me fallut encore du temps avant la guérison complète, qui ne se réalisa qu'avec un médicament mystérieux: le sentiment amoureux couplé au désir.
J'ai jeté depuis l'adresse de la brésilienne, et j'ignore si mon ex "collègue" a souhaité se rendre au carnaval de rio. C'est peu probable, le temps va s'accélérer pour tout le monde, et il m'étonnerait que son épouse le laisse faire du tourisme en célibataire.
Sans déborder de reconnaissance envers mon jeune pote, je lui sais gré de cette pré médication, doublée d'une certaine solidarité masculine inter générationnelle.
Enfin toute cette histoire, c'était et ça restera dans la tête...évidemment….
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