Bonne fortune

Dis-moi, t’es pas mal, toi ! Viens chez moi ! Tu me plais, tu sais ! Allez, c’est dit, tu me ramènes.

Jolie, bien faite, mais complètement éméchée, la fille qui m’avait abordé sur le trottoir devant le café de nuit d’où nous sortions. Je ne l’avais pas repérée auparavant. Elle me demanda où j’avais garé mon auto, me prit le bras cavalièrement et m’entraîna vers celle-ci. En moins de trente secondes, me voici enlevé sous le regard goguenard des potes sûrement jaloux de ma bonne fortune, tu penses bien. Durant le trajet, elle me raconte en quelques phrases pâteuses sa vie sans intérêt. Puis me saute dessus à peine arrivée chez elle ; me jette sur le lit. Mots sans suite, grommellements, elle me triture partout, se tortille sous moi... Résultat, j’explose à peine en elle. Pas fier, je prends congé avec politesse, non sans qu’elle me glisse son téléphone griffonné sur papier gras. Je retrouve ce papier quelques jours après, peut-être une semaine (je devais être, moi aussi, ce soir-là, bien attaqué) et, par jeu, demande à un collègue de lui téléphoner en se faisant passer pour moi.

- Bonjour, c’est Antoine
- Antoine ?
- Oui, je suis bien chez Marylin ?
- Tout à fait. Mais, comment nous sommes-nous connus ?

Mon collègue lui raconte les faits comme je les ai vécus. Gros silence.
Tu ne te rappelles plus ?
Ben, pas vraiment. C’était quand dis-tu ?
Une petite semaine.
Je ne me rappelle pas vraiment. Et alors ?
Et alors, tu m’as confié ton téléphone, donc je me suis permis...
C’est bien, c’est bien.
Mais tu ne te souviens pas ? Je t’ai raccompagnée, et puis... nous avons même fait l’amour

Réponse géniale de la fille.
Cela a du être fugace, alors !

Le copain raccroche en étouffant de rire.

J’ai été affublé pendant des mois du surnom de "fugace". Même encore maintenant, des années après, on me rappelle mes prouesses amoureuses... Quand même, on a bien ri !

Le mot de notre psy : 1) d'accord 2) pas d'accord

1) Ca vous est déjà arrivé, de ne laisser qu'un souvenir fugace dans l'esprit d'une jeune femme ! Il vous a fallu un esprit de dérision à toute épreuve ! Ou bien la majorité de vos conquêtes plaident en votre faveur, n'est-ce pas ?. Ah, ça fait du bien de le penser…

2) Vous n'admettez pas de laisser un mauvais souvenir dans l'esprit des femmes que vous avez honoré à l'aide de votre corps d'athlète. Amusez-vous à leur téléphoner (aux anciennes) et à leur demander la vraie vérité sur vos prouesses, qu'on rigole un peu…

Article original sur grOOnk


Accueil | Conditions générales | FAQ | Contact


 Accueil
 Mon Menu Perso
 Rencontre
 Messagerie
 Chat
 Espace membre
 Expressions
 Forum
 Santé
 Sexualité
 Mariage
 Astrologie
 Jeux
 Voyager
 Humour
 Editorial
 Réflexions
 Conseils
 Noms et prénoms
 La Femme
 Droits
 Alimentation
 Affection
8 connectés au chat
26 connectés au total
Consulter l'annonce
ajouter aux favoris Bonne fortune conseiller cette page à un ami

Créé et hebergé par Capit