table,nuit
Forums > Plaisir de LireAller à la dernière page
<< Précédent |

Sur votre "table de nuit"

| Suivant >>
Ecrire une réponseAjouter à vos forums favoris
709689 Publié le 15/09/2005 à 13:30 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
Qui y a-t-il qui se lise?
770362 Publié le 16/09/2005 à 15:23 supprimer cette contribution
Citation:
Et la dernière, c'était quand


j'ai pas débandé depuis

la dernière....il y a exactement 2H25



Reiyelle - 1087283lui écrire blog Publié le 16/09/2005 à 17:22 supprimer cette contribution
2h25 !!!!! mais il est temps de s'y remettre !!!!!!
709689 Publié le 17/09/2005 à 09:43 supprimer cette contribution
Comme vous êtes déja dans ma chambre, ouvrons:

De Alexandre Vialatte,

« Les champignon du détroit de Berhing »


« L’été continue sur les villes d’eau. Le soleil dessèche les paulownias. Les enfants sautent dans les piscines en faisant des ronds sur l’eau bleue. Les dames se promènent dans la rue en costume de flagrant délit. Les messieurs ouvrent leurs chemisettes sur des poitrines velues dont ils tirent de l’orgueil ; on les prend pour des loups déguisés en agneau.
D’autres fois, ils sortent à cheval. On les voit partir le matin sur des coursiers de couleur marron et disparaître à l’horizon dans un nuage de poussière, et le soir on les voit revenir seuls ; les uns boitent du pied droit, les autres du pied gauche, et plusieurs des deux à la fois. On ne sait pas ce qu’ils ont fait des chevaux. Peut-être les ont-ils mangés sur la montagne en chantant des chansons joyeuses après avoir allumé un grand feu. Mais d’autres disent qu’au bout d’un certain temps les chevaux se mettent à courir plus vite que les cavaliers, et c’est pourquoi les cavaliers rentrent sans eux, n’ayant pas pu les rattraper. Une fois on en a retrouvé un au cimetière. C’était le cheval du corbillard qui était resté fidèle à son dernier client. Il broutait la couronne de la Société Mutuelle… »
770362 Publié le 17/09/2005 à 11:04 supprimer cette contribution
ce qui est étonnant avec Vialatte c'est cette retenue dans le ton qui lui permet de rester en équilibre sur le "fil" ténu d'une subtilité sensible et intelligente...ou l'art de nous bercer le coeur en douceur avec des mots de tête
709689 Publié le 17/09/2005 à 14:54 supprimer cette contribution
Il y a aussi ça, du même, mais Dans « Antiquité du grand chosier»

"L’homme se compose essentiellement d’un chapeau mou et d’un pardessus demi-saison. Mais il n’y a là qu’une vérité moyenne. Aux courses, par exemple, il porte un melon gris.
On peut essayer de prendre de lui une vue peut-être plus intérieure, plus intrinsèque et plus totale. Il a fait, en effet, de tout temps, l’objet d’une étude passionnée. Montaigne et Pascal, par exemple, grands penseurs comme leurs noms l’indiquent, l’ont démonté comme un réveil-matin. Il ne leur a manqué, pour être plus complets, que le secours des sciences modernes.
Le savant dispose aujourd’hui des perfectionnements de l’industrie. S’il veut donner à un profane une idée de l’homme, il lui suffit de prendre un bouchon de champagne, ou même de mousseux ordinaire, qui figurera la tête et le tronc, et de planter une fourchette à sardines à chacun des endroits où s’insèrent les deux bras, dans la partie supérieure du corps, et dans le bas, les pattes de derrière. Le profane verra alors tout de suite que l’homme se compose de la tête, disons grand A, du tronc grand B, et des membres grand C. Il sera ravi par la ressemblance, et rien ne l’empêchera de reproduire ce schéma sur une feuille de papier bristol, en y ajoutant le caleçon de flanelle, parce qu’il est nécessaire contre les rhumatismes. Il se familiarisera ainsi avec la notion d’être humain.
Quant à sa femme, le même schéma lui conviendra. C’est un effet de l’adaptation. Jadis la femme et l’homme se distinguaient encore par leurs caractères sexuels, car l’homme portait un béret basque, la femme un filet à provisions. Mais le béret basque a disparu, et le filet à provision est porté indifféremment par l’homme, la femme, et même, à en croire Ronald Searle, qui a beaucoup étudié Paris, par l’académicien français.

L’homme de demain n’aura plus de jambes. En attendant, il vit dans un coffre à roulettes. Il s’est enveloppé, en effet, comme l’escargot ou le bernard-l’ermite, d’une espèce de coque minérale d’où il ne sort que pour certains repas. C’est ce qu’on appelle l’auto. Qui se compose, à son tour, d’un transistor et d’une banquette arrière, d’un coffre à bagage et d’une clé. Le transistor pour l’esprit, le coffre pour les valises, la banquette arrière pour les enfants. Quant à la clé, c’est la pièce maîtresse ; sans elle, l’homme ne pourrait ni entrer ni sortir ; on serait obligé de l’extraire de sa coque avec une fourchette à escargot..."
709689 Publié le 17/09/2005 à 19:32 supprimer cette contribution
J'ai ouvert pour vous un autre des livres de ma chambre, "Paradis" de Toni Morisson; on peut y lire ceci:

"...Les voisins eurent l’air satisfait quand les bébés s’étouffèrent. Sans doute parce que la Cadillac verte dans laquelle ils moururent les dérangeait depuis un certain temps. Ils firent tout ce qu’il fallait bien sûr : ils apportèrent à manger, téléphonèrent pour dire leur chagrin, firent une quête ; mais l’éclat de la curiosité était visible dans leurs yeux.
Quand la journaliste arriva, Mavis s’assit dans l’angle du canapé sans bien savoir si elle devait gratter les miettes de chips coincées sous les ourlets des housses en plastique ou les y enfoncer. Mais la journaliste voulut qu’on prenne d’abord la photo, et le photographe plaça Mavis au milieu du canapé, avec les enfants survivants de chaque côté de leur mère, folle de douleur et de désespoir. Elle demanda que le père vienne aussi, bien sûr. Jim ? Est-ce Jim Albright? Mais Mavis dit qu’il ne se sentait pas bien, qu’il ne pouvait pas venir, qu’ils devraient se passer de lui. Le photographe et la journaliste échangèrent un regard, mais Mavis se dit que, de toute façon, ils savaient sans doute que Franck –pas Jim- était assis sur le bord de la baignoire et qu’il buvait du Seagram directement à la bouteille… "
709689 Publié le 17/09/2005 à 19:34 supprimer cette contribution
Plus loin:

"…la référence de Gigi à son absence de vie sexuelle l’avait piqué au vif-ce qui était drôle dans un sens. Quand Franck et elle s’étaient mariés, elle aimait bien ça. D’une certaine façon. Puis c’était devenu une torture imposée, ça durait plus longtemps que d’être renversée de sa chaise par une gifle mais ça n’était pas très différent...
...pourtant quand la chose venait la nuit elle ne la repoussait plus. Autrefois, cela avait été un cauchemar occasionnel -un lionceau qui lui rongeait la gorge. Récemment, cela avait pris une autre forme –humaine- qui s’allongeait sur elle ou s’approchait par derrière..."
709689 Publié le 17/09/2005 à 19:37 supprimer cette contribution
Citation:
ça durait plus longtemps que d’être renversée de sa chaise par une gifle mais ça n’était pas très différent


Rien que pour une phrase de ce type, je lis tout Toni Morisson!
709689 Publié le 17/09/2005 à 19:42 supprimer cette contribution
Tu "causes" bien de Vialatte, Frank.
Je suis curieux de lire ce que tu dis de Toni Morisson.
709689 Publié le 18/09/2005 à 09:55 supprimer cette contribution
Puisqu’il y a aussi « Les cours de navigation des Glénans », jetons un coup d’œil sur l’avant-propos de la première partie. ..

« Lorsqu’on souhaite naviguer à la voile, mieux vaut se moquer tout d’abord des théories et des écoles : la première chose à faire est de se procurer un bateau, de l’armer et de partir sur l’eau… »

Bon !

« Naviguer n’est certes pas une démarche naturelle, dont on va découvrir les principes en un clin d’œil ; la plupart des gestes que l’on doit faire pour bien mener un bateau ne sont pas évidents, certains vont même à l’encontre des réflexes habituels ; c’est bien pourquoi on ne saurait les apprendre dans les livres… »

Ah bon !


Plus loin, au chapitre navigation :
« Après le virement de bord, en remontant vers le NNE, on a retrouvé la ligne de sonde des 20m, à loch 106,3. Le fond s’est maintenu ensuite entre 20 et 10m, sans sonde bien caractéristique, jusqu’à loch 107,4 où l’on a retrouvé les 20m.
Le navigateur porte sur son intercalaire la route suivie durant ce retour vers l’Est des Bancs de Sable. On continue un moment au près bâbord amures, le temps de confronter l’intercalaire et la carte pour voir où l’on est… »

Bon, bon, bon !
709689 Publié le 19/09/2005 à 12:08 supprimer cette contribution
Je me sens un peu seul, mais je continue quand même

Dans les ARCHIVES DE L’AFRIQUE NOIRE...
Je n’avais ce bouquin que pour les photos, mais je viens de découvrir ça :

« … La musique commence et la danse, suivant le rythme, est d’abord un balancement en avant, en arrière, à droite et à gauche très lent, puis de plus en plus accéléré jusqu’à devenir vertigineux. Dans les intervalles, un danseur fait signe au joueur de tam-tam : la musique se tait. Il improvise un chant qui célèbre la bonté du Blanc *: les strophes sont reprises par le cœur.

Blancs beaucoup sauvages
Pas manger sauterelles, crapauds
Pas connaître fétiche

Pauvres Blancs* ! Pauvres Blancs* !

Femme noire aimer homme blanc
Quelquefois homme blanc aimer femme noire
Femme noire vouloir enfant blanc

Jolis blancs ! Jolis blancs !

Rocamambo parmi nous
Noirs amis des blancs
Blancs amis des noirs

Grands blancs ! Grands blancs !…

Donner bonne marchandise
Pour manioc, bananes
Caoutchouc, dents d’éléphants

Grands blancs ! Grands blancs !

Donner bon Alougou (eau de vie)
Pour bien jouer tam-tam
Donner sel et tabac

Grands blancs ! Grands blancs !

Rocamambo parmi nous
Noirs amis des blancs
Blancs amis des noirs

Jolis blancs ! Jolis blancs !

*Je n’ai pas inventé le B majuscule, qui n’est d’ailleurs pas systématique !
994000 Publié le 19/09/2005 à 12:26 supprimer cette contribution
Ali
709689 Publié le 19/09/2005 à 17:33 supprimer cette contribution
Dora, que je , j'ai beaucoup plus "fort":

Extrait de: LE DAHOMEY (HENNUYER, 1895)de Edouard Foà (toujours dans les ARCHIVES...)

« …Le fouet seul n’est pas une imagination. C’est un stimulant indispensable. Nous l’avons dit : le noir est excessivement paresseux et indolent. Le châtiment corporel seul est susceptible de lui faire de l’effet. Nous avons parlé longuement de son insouciance, de son indifférence et de sa froideur. Les raisonnements les plus chaleureux, les adjurations les plus véhémentes n’ont aucune influence sur son moral ; tout cela ne fait qu’attirer sur ses lèvres ce sourire bête ou faux qui révolte l’homme le plus patient.
Les rois nègres le savent, eux qui se font si bien obéir. Ils ne conservent leur influence que par la chicote, l’emprisonnement et la peine de mort… »



1553737 Publié le 19/09/2005 à 22:10 supprimer cette contribution
Merci à Claire de m'avoir fait découvrir le forum plaisir de lire et tant d'autres.
J'ai lu pendant les vacances le Da Vinci Code que j'ai beaucoup apprécié et de Stephen Lawhead les 5 volumes du cycle de Pendragon. Un cycle arthurien tout à fait exceptionnel où l'on voit Merlin croyant et pratiquant mais aussi tenant ses pouvoirs de l'Atlantide par sa mère où des bardes par son père.
J'ai aussi lu Maybe the moon d'Armistead
Maupin.Un pur régal.
709689 Publié le 21/09/2005 à 13:44 supprimer cette contribution
Pour Dora, puisque ça la fait marrer (nous sommes au moins deux), un autre chant:

Chant rythmant le portage du blanc

- Le blanc que nous portons est un grand Blanc
- Blanc
- Le blanc que nous portons n’est pas un portugais
- Portugais
- Le blanc que nous portons n’est pas une compagnie
- Compagnie
- Le blanc que nous portons n’est pas un commandant
- Commandant
- Celui-ci est le juge qui tranche les différents
- Différends
- Le blanc que nous portons est chef de famille!
- Engambi
- Le blanc de la chaise qui suit est son frère cadet
- Frère cadet
- Le blanc que nous portons est un Blanc lourd de poids
- Lourd de poids
- Bon poids mérite bon salaire pour les chevaux !
- Nous sommes les chevaux !
- Les chevaux ne se contenterons pas d’un franc cinquante !
- Un franc cinquante !
- Les chevaux ne se contenterons pas de deux francs !
- Deux francs !
- Les chevaux ne se contenterons pas de trois francs !
- Trois francs !
- Les chevaux veulent un écu d’argent ! (NB : 5 frs)
- Pata
- Et de la viande de gibier !
- Nyama !
- Le blanc que nous portons est notre père !
- Fafa !
- Le blanc que nous portons est le grand Juge !
- Djulionene !
- Le blanc que nous portons est une lourde charge !
- Olito !
- Et nous avons faim !
- Djala, ho !


1496904 Publié le 21/09/2005 à 14:13 supprimer cette contribution
Au moins trois.
Il faut relire tintin au congo c'est du meme tonneau
709689 Publié le 21/09/2005 à 14:27 supprimer cette contribution

Tout à fait, c'est la pire cuvée d'Hergé!
994000 Publié le 21/09/2005 à 14:35 supprimer cette contribution
Citation:
Ils ne conservent leur influence que par la chicote, l’emprisonnement et la peine de mort… »





Cela fait longtemps que j'avais plus entendu ce mot!!!
Que: des fouets , martinets gravaches etc...


994000 Publié le 21/09/2005 à 14:39 supprimer cette contribution
Citation:
Et de la viande de gibier !
- Nyama !
-



la bouffe


Citation:
- Et nous avons faim !
- Djala, ho !


djala , c'est la famine???


709689 Publié le 22/09/2005 à 18:56 supprimer cette contribution
... et ce jour est arrivé, oui, oui!
1012529 Publié le 22/09/2005 à 19:05 supprimer cette contribution
voui !!
1553737 Publié le 22/09/2005 à 19:23 supprimer cette contribution
j'y verrai bien "Amours singulières" de Somerset Maugham.
709689 Publié le 22/09/2005 à 20:38 supprimer cette contribution
Citation:
à la fleur de rose, maison turque


Il a été réalisé un film court d'après cela , non?
709689 Publié le 22/09/2005 à 20:44 supprimer cette contribution
Certainement l'un des plus beau poème qui soit, xiane. Permets-moi:


je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? - je l'ignore.
Son nom? je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.



1496904 Publié le 22/09/2005 à 23:07 supprimer cette contribution
Oui on en d'émotion
1447757 Publié le 23/09/2005 à 08:36 supprimer cette contribution
Un vieux recueil de poèmes que j'avais acheté dans une brocante parce que j'aimais bien le titre "les blés mouvants" a aterri sur ma table de nuit !

Il y avait ce poème que j'ai bien aimé, et que je viens de retrouver sur le net !

Les routes

Comme des clous, les gros pavés
Fixent au sol les routes claires :
Lignes et courbes de lumière
Qui décorent et divisent les terres
En ce pays de bois et de champs emblavés.

Les plus vieilles se souviennent du temps de Rome,
Quand s'en venaient les Dieux
Rôder dans les vergers des hommes
D'autres ont aperçu la fée au manteau bleu
Qui se glissait entre les saules
Avec un ver luisant fixé sur son épaule ;
Quelques-unes se complaisent aux longs détours,
Pour visiter les croix qu'on dresse aux carrefours
Ou les vierges qu'on fête en des niches de pierre ;
Et les voici, celles qui ont senti la guerre
Et sa bondissante colère
Passer.

Pendant l'hiver morne et tassé
Autour des âtres,
Les grand'routes grisâtres
Semblent languir au loin, sous un ciel lourd et bas.
Mais dès que les beaux jours les réchauffent là-bas,
Toutes partent ensemble et s'adjugent la vie.
Leurs grands gestes à travers champs convient
Au travail vaste et clair
Hommes, chevaux, herses, charrettes
Et les gamins et les fillettes
Qui s'arrêtent parfois pour écouter dans l'air
Le chant flûté et saccadé d'une alouette.

Alors
Les grand'routes, dès le matin, s'en vont d'accord
Sous les rameaux et les ombrages
Vers les prés et les eaux, les bourgs et les villages ;
Et sans fatigue et sans repos
Elles longent le mur ou le fossé des clos ;
Elles se haussent et s'inclinent
Selon la courbe lente ou brusque des collines ;
Elles tardent soudain à s'en aller plus loin
Quand embaume le trèfle ou que fleure le foin ;
Parfois l'ombre grande des nues
Flotte seule à midi sur leur surface nue ;
On les voit traverser les clairs arpents du blé
Où s'activent les bras d'un travail rassemblé ;
L'une s'éloigne à droite et puis sinue à gauche
Vers un fermier qui bine ou vers un gars qui fauche ;
L'autre descend, très humblement, tracer un rond
Autour de la cabane où vit un bûcheron
Les plus hautes et les plus larges
Transportent sur leur dos de si compactes charges
Qu'à les voir s'en aller, par les couchants vermeils,
Avec leurs charrois pleins et leurs lourds attelages,
On croirait que les toits inégaux d'un village
Sont en marche vers le soleil.

Ainsi les routes grandes ou petites
Visitent
De l'aube au soir, durant l'été,
Et la ferme vivante et le clos déserté.
Leur voisinage est doux à ceux qui, sur leur porte,
S'assoient le soir en se parlant des choses mortes.
Elles savent quel est le pas
Qui tous les jours, à telle heure, s'en va
Du bourg d'en haut au bourg d'en bas ;
Elles mènent au cimetière ou à l'église,
Elles mènent encor jusques au bois
Où quelque gars violent et sournois
Guette la fille qu'il courtise ;
Elles connaissent tout : bonheur, tristesse ou deuil
Que resserrent les murs et dérobent les seuils
Si bien que c'est et la joie et la peine
Qu'elles charrient de plaine en plaine
Avec l'entêtement de la vaillance humaine

Ce poème m'a fait repenser à une jolie anecdote : lorsque ma petite Lisa avait 2/3 ans, elle me disait toujours qu'il ne fallait pas rouler trop vite, et qu'il ne fallait surtout pas rouler à plusieurs voitures en même temps sur la route... "ça pouvait lui faire mal au dos !"
709689 Publié le 24/09/2005 à 16:03 supprimer cette contribution
J'ai ajouté sur ma "table de nuit" un texte du web sur Alain Gerbault, et par la même occasion j'ai trouvé ça:

http://www.pacific-promotion.com.fr/VidClipFR.html

Enfin un peu de calme!
994000 Publié le 27/09/2005 à 19:02 supprimer cette contribution
Citation:
je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre






J'aime bien l'emploi de "pénétrant " dans ce texte
709689 Publié le 27/09/2005 à 20:18 supprimer cette contribution
Ah! bon, pourquoi?
994000 Publié le 29/09/2005 à 02:25 supprimer cette contribution
C'est touchant,et fort!!!!
1 | 2 | Page 3

Forums > Plaisir de Lire Ecrire une contribution Retour au début de la page


<< Précédent | Sur votre "table de nuit"| Suivant >>

Accueil | Conditions générales | FAQ | Contact | Créé par CAPIT
 Accueil
 Mon Menu Perso
 Rencontre
 Messagerie
 Chat
 Espace membre
 Expressions
Forum
 Net Etiquette
 Vos forums
 Charte utilisation
 Derniers posts
 Rechercher
 Forums favoris
 Modération
 Mode d'emploi
 Santé
 Sexualité
 Mariage
 Astrologie
 Jeux
 Voyager
 Humour
 Editorial
4 connectés au chat
23 connectés au total
Consulter l'annonce
ajouter aux favoris Sur votre table de nuit