jeu,enfant
Forums > Plaisir d'écrireAller à la dernière page
<< Précédent |

C'est un jeu d'enfant...

| Suivant >>
Ecrire une réponseAjouter à vos forums favoris
913080 Publié le 16/05/2004 à 02:37 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
Nous tutions les grillons, avec une brindille de brize ramassée aux vents de nos bêtises...

(up! pour les "nouveaux" qui voudraient s'y coller.)
634723 Publié le 21/10/2006 à 18:23 supprimer cette contribution
oh la kitutou !!!!! j'ai vraiment adoré Janis !!!

merci d'avoir pensé à moi
un vrai régal !!!!
1374418 Publié le 23/10/2006 à 12:16 supprimer cette contribution
Succulents vos écrits ...j'en redemande encore et encore ....
913080 Publié le 23/10/2006 à 21:02 supprimer cette contribution
Le cochon sur le toit.

Je n’ai jamais dit que nos souvenirs d’enfance devaient se limiter au pouponnage…

J’étais en terminale, vers 1972… j’avais dix-huit ans.

A l’époque, 68 c’était hier…

J’avais les cheveux longs, le cœur alerte, et l’envie de faire chier le bourgeois.

Comme un cochon, disait Brel.

Et il se trouvait que mes curés élevaient cet animal.

Mes potes et moi, on se demandait pourquoi l’abbé « Goupil » berçait à ce point ce porcidé , et nous avions des idées soupçonneuses mais asexuées : le curé faisait sa bête à son seul profit.

Sur les déchets de notre infâme cantine !!

Inacceptable, donc.

Après conciliabule, et après avoir compté les capables, les foireux, les courageux, tout comme le « Conseil tenu par les rats », j’en fus.

Donc, une nuit, nous nous introduisîmes dans ladite porcherie clandestine du bon père.

Pour délicatement tirer par les oreilles (un complice fils d’agriculteur nous avait soufflé le truc) le cochon objet de notre invective…

Ce petit verrat puceau nous suivit docilement jusqu’au toit du bahut, où nous l’avons abandonné, vers 5 heures du matin. Accroupi sur le faîte d’un toit au bas duquel nous avons vite fait de glisser.

Le lendemain, angéliques, nous avons assisté avec l’air contrit qui convenait à la descente par les pompiers de cet animal surprenant.

Sous l’œil furibard du curé « Goupil », qui avait bien évidemment tout compris…
1925550 Publié le 23/10/2006 à 21:09 supprimer cette contribution
Excellente celle-là ! Respect!
634723 Publié le 23/10/2006 à 22:51 supprimer cette contribution
Excellente ! en effet!!!
913080 Publié le 24/10/2006 à 17:53 supprimer cette contribution
merci...

et vraie: le toit en question est

ici

il s'agit du toit de la petite galerie entre les deux corps de bâtiment.

Quant aux détails techniques de l'opération, je peux développer si vous voulez.

Sachez, juste que, bizarrement, il fut beaucoup plus facile à notre complice pensionnaire de nous faire rentrer que pour nous, les "externes", de faire le mur de chez nous!
1925550 Publié le 24/10/2006 à 19:08 supprimer cette contribution
Si tu nous proposes toute l'histoire et pas seulement la 4ème de couverture, ça va être un grand moment! (j'te mets pas la pression là?)
1925550 Publié le 25/10/2006 à 17:33 supprimer cette contribution
"aux vents de nos bêtises"...et un grand vent turbulent me souffle dans l'oreille lorsque j'entends 'faire le mur'...pour un prochain post!
913080 Publié le 25/10/2006 à 18:07 supprimer cette contribution
Citation:
Si tu nous proposes toute l'histoire et pas seulement la 4ème de couverture, ça va être un grand moment! (j'te mets pas la pression là?)


non, au contraire: ça me fait une idée de petite "nouvelle" de plus pour mon "Balade en Absurdie"

mais faut du temps...
913080 Publié le 25/10/2006 à 18:14 supprimer cette contribution
Citation:
et un grand vent turbulent me souffle dans l'oreille lorsque j'entends 'faire le mur'...pour un prochain post!


you're very welcome! take your time...
634723 Publié le 25/10/2006 à 19:38 supprimer cette contribution
oh lala! je me délecte d'avance si Carlow nous prépare une nouvelle!

moi chuis fan
rappelons nous, chers "anciens" et "anciennes" que c'est grâce à la lecture de Mille planches que je ne suis plus jamais repartie d'aff

bien bon moment
913080 Publié le 25/10/2006 à 20:17 supprimer cette contribution
Citation:
Mille planches


"Quinze mille planches" , louli

v'là t'il pas que je me fais le pointilleux?

façon auteur?

qué prétentieux, mézigue!!


c'est là
634723 Publié le 25/10/2006 à 20:19 supprimer cette contribution

zut !

je me suis trompée de titre !!!
aie aie aie
1925550 Publié le 28/10/2006 à 20:19 supprimer cette contribution
Dans la série : c’est la ptite bébête qui monte, qui monte, qui monte



Fin 70.
Cheveux longs
Jupe indienne ample
Peace and love autour du cou
Musette tatouée Yes Génésis Led Zep Pink Floyd
Dans la musette, mes livres et mes cahiers de lycéenne, de l’encens et d’autres choses…

Tous les matins, le train m’emmenait à 30 km de chez moi : direction lycée et copains.

A chaque arrêt, les banquettes se comblaient de mes potes ; Discussions sur le dernier combat,les derniers concerts, les dernières amours, et au terminus, un groupe d’ados chevelu et bariolé encombrait la gare, puis se séparait dans une bouffée de patchouli, odeur caractéristique de nos idées.

30 km : c’était la distance entre deux vies.

Tous ces signes extérieurs de construction de personnalité et de rébellion n’étaient pas, mais alors pas du tout du goût de mes parents… la guerre faisait rage, le fossé était immense.

A la maison c’était censure sur toute la ligne.
La musique : subversive
Les fringues : tu ressembles à une traîne-misère
Les copains : des hippies, pas d’ça chez nous. P’têt même qu’y se droguent, zont des ch’veux longs
Les idées : recueillies dans un cahier, pas un journal intime, plutôt un concentré de réflexions sur ce que m’inspire le monde et mes contemporains. C’était ‘les pensées de Pascale’ revues et corrigées.
La liberté à laquelle j’aspirais, je devais la grappiller avec les ongles.
A tel point que je me fis une religion de braver les interdits de façon systématique.

Mes amours…..contrariées forcément.

Il s’appelait….ma mère l’appelait ‘Tête de loup’
Tête de loup avait une crinière noire et un joli nez retroussé et des lèvres….
Bref, il était mon petit ami.

Comment se voir, comment être ensemble, profiter l’un de l’autre alors qu’il m’est interdit de sortir en ville ne serait-ce que pour acheter le pain !
- Tu ne sortiras pas de la maison, je suis sûre que tes copains traînent en ville.
- Si tes amis téléphonent pour toi, je dirais que t’es pas là ….
Et moi de pleurer sur mon cahier devant cette cruauté maternelle injustifiable.

Puisqu’il n’y a pas d’autres moyens, on se verra en cachette.

C’est la nuit.
Ma chambre donne sur la rue.

1 heure du mat
Clac ! les cailloux lancés contre la vitre me réveillent
Je me lève, j’ouvre la fenêtre sans bruit.
Il est là, sur le trottoir…nous parlons tout bas. Nos paroles résonnent un peu dans la nuit.
Comment te toucher, t’embrasser…
La gouttière passe juste à côté de ma fenêtre.
Tête de loup teste la solidité du tuyau, chhhhhuuuuut
Il l’empoigne et tel Roméo grimpe jusqu’à ma hauteur. Puis d’une enjambée d’alpiniste, il passe par la fenêtre et atterrit sur la moquette.
Oh joie, délice et douceur de mon amour qui brave les obstacles pour être dans mes bras.


6 heures du mat
Clac clac clac
Des pas lourds sur le plancher
La porte s’ouvre à toute volée, comme tous les matins
Clac ! le coup sec d’une main sur l’interrupteur.
La lumière éblouit comme un spot en pleine figure.
J’ouvre un œil.
J’entends un cri étouffé, celui de ma mère.

Mon amant s’est endormi dans mes bras, nous ne nous sommes pas réveillés à temps.

Le sur lendemain, j’étais inscrite dans un autre lycée, près de la maison, sous haute surveillance





595300 Publié le 28/10/2006 à 20:29 supprimer cette contribution
Sympathique, comme histoire, Janis!
1925550 Publié le 28/10/2006 à 20:44 supprimer cette contribution
A raconter oui! y a prescription!
913080 Publié le 29/10/2006 à 09:43 supprimer cette contribution
tss!tss!

se faire pécho après avoir "vu le loup"!!
1925550 Publié le 29/10/2006 à 10:00 supprimer cette contribution
634723 Publié le 29/10/2006 à 20:25 supprimer cette contribution
que c'est attendrissant tout ça !
la belle époque !
913080 Publié le 02/11/2006 à 11:08 supprimer cette contribution
Je devais avoir 15 ou 16 ans.

Mon ami-frère Riri et moi, nous jouions aux échecs dans ma piaule, affalés à la romaine sur mon lit, l'échiquier entre nous deux...

En fait, nous venions de terminer la partie, et Riri cherchait un pion qui avait disparu sous lui pour finir de ranger la boîte. Je l'aidais, tâtonnant avec lui...

C'est à ce moment-là que ma mère est entrée dans la chambre.

Je me suis vengé de ses insinuations tordues en lui laissant croire pendant des années qu'elle avait peut-être raison.

-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 02/11/2006 à 15:40 supprimer cette contribution
petits instants plaisirs...
je viens de relire quelques pages
rien que pour le plaisir...

janis, Pierre un délice... à consommer sans modération
1925550 Publié le 12/11/2006 à 21:12 supprimer cette contribution
Dans la série : Léééé jolies colonies de vacaaaannnnces !
( mais on voudrait pas qu’ ça recommence tous les ans)



Après mon BAFA et quelques centres aérés, ma nature m’orienta plutôt vers les voyages.
Fi des vacances avec les parents durant trois semaines sur la plage, où l’horizon se situait approximativement à un mètre, bouché entre le parasol bleu du petit couple de vieux qui arrivait à 9h00 et le rayé modèle de luxe de la famille nombreuse qui arrivait à 10h00.

J’avais besoin d’air.
J’avais besoin d’argent.

Avec les camps d’ados, je joignais l’utile à l’agréable.

Tiranges, juillet 1983.

Nous sommes 6 monos pour 45 ados.
Les tentes de 4 sont montées dans la pâture, autour d’une jolie fermette de pays aménagée en centre pour enfants.
Les ados se choisissent par affinité ou copinage, mais attention !
Les filles avec les filles…les garçons avec les garçons !

C’est après une semaine de camp ordinaire, avec toutes les activités de pleine nature sensées aguerrir nos jeunes, les entraîner à la marche en montagne, à l’équitation dans les bois et à l’endurance à vélocipède dans les côtes, que les ennuis commencèrent.

Heureux de voir qu’à la veillée, la plupart des yeux papillotaient dans la lumière mourante des feux de camps, les monos satisfaits couchaient ce petit monde à grand renfort de torches électriques.
Le 5ème pour goûter les spécialités du pays et préparer la journée du lendemain, et vers minuit : gros dodo…enfin.

On me secoue.
Je reçois une décharge lumineuse en pleine poire. (ce qui me rappelle…)
C’est François.
- Ca chuchote dehors ! y se passe des trucs dans les tentes…
- Et m .rde !

Munis des torches, réveil de tout le staff et commence la ronde de nuit.
A pas de loup, chacun soulève le rabat d’une tente et inspecte l’intérieur.
J’entends des bruits étouffés à ma gauche, Philippe fait sortir deux tourtereaux ébouriffés et peu vêtus.
Après sermon par le directeur et interrogatoire par la pseudo infirmière, nos amoureux déconfits regagnent leurs pénates sous bonne escorte et une cellule de crise s’organise.
A partir de demain, ronde toutes les heures, 2 monos pour chaque ronde.

Au bout de 4 nuits à ce rythme, j’avais besoin de toute une cafetière pour ouvrir une demi-paupière.

La cinquième nuit, vers 2h00 du mat, Philippe et moi sommes de quartier.
Les ados et les obligations de rondes...fructueuses de surcroît, finissent par nous donner des envies de vengeance.
Munis de coton-tiges et de flacons de mercurochrome, nous déposons sur les visages des dormeurs de chaque tente, quelques tâches bien rondes et bien placées.

Et enfin, nous allons dormir du sommeil du ‘juste’

Le lendemain, nous sommes alertés par des cris !
J’entends autour de ma tente des pas précipités, des piétinements, des gémissements qui s’éloignent vers les sanitaires…

Je remonte la couverture au-dessus de mon nez en souriant, et me rendors satisfaite en sachant que toute la colo a attrapé……….la rougeole.
-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 13/11/2006 à 08:58 supprimer cette contribution

des souvenirs pareils...ne s'oublient jamais...
913080 Publié le 15/11/2006 à 13:24 supprimer cette contribution
âââh... les poussées d'hormones...

ça trouble un peu la réflexion, mais ça crée des situations...

(détail marrant: après

Citation:
Philippe et moi sommes de quartier


j'imaginais une toute autre suite...)


1925550 Publié le 15/11/2006 à 13:48 supprimer cette contribution
Alors là, tu aurais du développer, je pense que j'aurais bien ri!!!

Si l'envie t'en prend surtout ne te gênes pas!
jovaly - 1761455lui écrire blog Publié le 15/11/2006 à 23:02 supprimer cette contribution
J'aime bien jeter un regard, des souvenirs impérissables,c'est génial de nous en faire profiter,merci à vous, et a l'auteur du fil
913080 Publié le 17/11/2006 à 19:15 supprimer cette contribution
Citation:
Alors là, tu aurais du développer, je pense que j'aurais bien ri!!!

Si l'envie t'en prend surtout ne te gêne pas!


Nan... finalement, j'imagine le JP boutonneux et ecclésiastique comme un gland.

Feu de camp et plaisirs solitaires.

A la force du poignet?

Malheur! que de souvenirs!

Et le premier qui me torche un commentaire insidieux: je le patafiole illico!
913080 Publié le 17/11/2006 à 19:24 supprimer cette contribution
Parce que, si tu souviens

"le cochon sur le toit"

et que je développe le machin,

le cochon était en fait une truie, et le tordu qui eut l'idée d'en profiter eut aussi l'idée de se pendre il y a 13 ans...

Je l'ai su il y a peu. (3ans).

L'histoire est bonnasse, mais la fin est triste.

Il s'appelait Fred.

Amen.
913080 Publié le 20/11/2006 à 19:56 supprimer cette contribution
Souvenir "militaire"

Pourquoi pas?
913080 Publié le 20/11/2006 à 19:57 supprimer cette contribution
Les Réunionnais

Janvier 1977 : je suis planqué sur la base Aérienne de Francazal, près de Toulouse. C’est un peu normal : ma femme est enceinte, et j’ai demandé à alphabétiser, si je pouvais…
Je fais mon service dans un bureau, à 15 km de chez moi, et je rentre tous les soirs.
Pistonné comme un marin sans voiles, je suis « aviateur au sol ».

Bref.

Je suis caporal-chef, scribouillard affecté au CIM : Centre d’Instruction Militaire.

C’est à dire le service affecté à la réception des nouvelles recrues.
Tous les deux mois, une nouvelle « classe » arrivait. Dieu sait si j’ai rencontré l’humanité dans ce stock de bonshommes qui débarquait.

Une fois, par exemple, un gugusse en pleurs me raconte qu’il est incorporé contre son gré par la gendarmerie comme « sursitaire insaisissable », père de trois enfants, 28 ans et… avocat !

Tout jeune homme de l’époque savait, à part lui sans doute, qu’un deuxième enfant l’exemptait automatiquement du devoir militaire ; pas lui : avocat ! Et il en avait trois. (des enfants, bien sûr).
Il a été libéré le lendemain, sur mon assurance qu’en cas de besoin je ne ferais jamais appel à ses services.
C’est à cause de ce genre de rencontres que j’aime l’humanité.

Re-bref.

Tous les deux mois aussi nous réceptionnions des réunionnais… Juste une centaine.

Et là, je me régalais.
Chacun passait devant moi et l’adjudant-chef « Doyen », ancien d’Indochine, alcoolique notoire et nostalgique.

Je n’en suis pas, mais je jure que si j’avais dû en être, j’ai vu passer devant moi les plus beaux hommes de ma vie : des noirs, des indous, des métissés, des yeux plus bleus qu’ailleurs.

Il y avait toutes les palettes que dieu puisse créer !

Par exemple (j’ai honte): un « négroïde » blond aux yeux verts . Comme je savais déjà que les « races » n’existaient pas, cela me confortait dans mon sentiment.

Je sais : un « négroïde », ça fait paradoxal dans ma mémoire. Ca veut dire en fait qu’il avait une figure de nègre, des cheveux blonds et des yeux d’un vert surprenant.

Et je t’emmierde !

Re-Re-Bref :

Quand « janis » nous met un album réunionnais de cette trempe, ça me fait souvenir de tout ça.
Je ne suis jamais allé à la Réunion.







<<Première | <Précédente | 3 | 4 | 5 | Page 6

Forums > Plaisir d'écrire Ecrire une contribution Retour au début de la page


<< Précédent | C'est un jeu d'enfant...| Suivant >>

Accueil | Conditions générales | FAQ | Contact | Créé par CAPIT
 Accueil
 Mon Menu Perso
 Rencontre
 Messagerie
 Chat
 Espace membre
 Expressions

 Vos textes
 Concours

 Poésie
 Les Auteurs
 Le top 30

 Déclaration d'amour
 Les Auteurs
 Le top 30

 Albums photos
 le top 30

 Plaisir d'écrire
 Plaisir de lire

 Les chansons
 Les contes
 Les nouvelles
 Les journaux
 Les discours
 Les présentations
 Les chroniques

 Forum
 Santé
 Sexualité
 Mariage
 Astrologie
 Jeux
 Voyager
 Humour
 Editorial
5 connectés au chat
23 connectés au total
Consulter l'annonce
ajouter aux favoris C'est un jeu d'enfant...