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Et si c'était un rêve ...

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-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 15/10/2006 à 10:09 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
pas si souvent que j'écris si longuement... et de plus en épisodes...
serait-ce de lire ???
Louli, ppcarlow,...ou la panne de mes idées en vrac...
allez savoir!
peu m'importe... voilà pour vous...



Elle avait travaillé en hôpital, pendant plus de dix ans avant de devenir coach. Coach, c’est le titre qu’elle se donnait car elle avait vraiment le sentiment de participer à un combat. Et souvent, on venait la voir pour lui demander du soutien, ou juste sa présence. L’accompagnement des mourants, c’est par là qu’elle avait passé quatre ans. Elle avait le don de la patience, celui du courage. Mais cette vie ne l’avait pas endurcie, un rien lui faisait monter les larmes. Et ensuite elles suivaient le chemin, une rivière un fleuve semblaient trop souvent intarissables, du moins c’est ce qu’elle disait. Etait-ce l’accompagnement de sa mère, tout le long de ces jours, de ces éternités ? Etait-ce de voir ces familles déchirées ? Elle n’avait pas peur de la mort. Elle ne savait plus trop quel avait été le moment où c’était devenu de trop.
Mais faut-il parler d’extrême ? car le changement avait été lent. Elle avait ouvert les yeux vers d’autres portes qui s’ouvraient et lui montraient un autre chemin, une autre voie. Elle n’avait pas l’impression d’avoir tourné le dos. D’avoir rayé à tout jamais cette période. Car elle se sentait toujours l’aide, la guérisseuse,… aujourd’hui plus que jamais. On avait beau lui dire qu’elle baignait dans une rêverie, un monde utopique, qu’elle croyait voir et qui n’existait que dans la tête. Le jour de la chute, elle aurait bien mal. Pourquoi faut-il toujours que les autres vous disent que ce que vous faites est complètement fou.
Elle ne travaillait pas dans avec les déshérités par pitié. On dirait que c’était elle qui avait besoin d’eux. Amélie la regardait faire.
Amélie avait soixante-deux ans, elle habitait ce quartier de déshérités depuis toujours. Avait-elle été plus loin que l'allée des arbres? frontière de son quartier? quartier de drogués, de voleurs de voitures, quartier que tout le monde évitait.
-Sacrée bonne femme ! Tu n’as pas peur de venir me chez moi et me parler ! Pensait-elle.
Elle lui souriait, mais elle n’avait rien dit. D’ailleurs elle ne disait jamais rien.
Elle l’écoutait se présenter. Elle s’appelait Nadia, désirait raconter des histoires et apporter des boîtes de jeux. Tous les enfants aiment cela !
La vieille faisait la moue. Elle n’aimait guère entendre parler de ce qui lui manquait. La dignité des pauvres. Et même si cela était vrai. Elle n’avait pas de livre, pas de jeu. N’en avait jamais eu en main. Les seuls qu’elle avait vus, C’est ceux qu’Antonio utilisaient pour faire démarrer la flambée ; les cartons c’est plus facile, mais il n’en trouvait pas toujours.
-Tu me donnes des livres ?
-Non !
Nadia observait le visage de la vieille se transformer. Ses yeux semblaient briller d’une autre flamme, la perspicacité la métamorphosait.
-Pourquoi tu fais ça ? Un agacement était venu changer le son de sa voix sans que Nadia ne comprenne pourquoi.
j'vas voir demain on verra.


1856947 Publié le 19/10/2006 à 13:35 supprimer cette contribution
Merci andemil pour ce magnifique texte, il nous apporte beaucoup, se connaître, ses vraies valeurs, ne demander qu'un peu d'amour et savoir donner ce don de soi.

Oui, il avait bien raison ton père dans ses paroles, on gagne tout à voir la vie sous une autre forme et dans le respect
Le lit de cette terre est son secret mais dans son coeur, il restera, ce père que tu as aimé
-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 19/10/2006 à 14:05 supprimer cette contribution
père que j'ai aimé???
ah! oui...
mais bien trop tard...
quand le quotidien se fait dans la survie...
on montre si peu de sentiments...
comme si la tendresse ne pouvait côtoyer la misère...
ce n'est que trop tard que j'ai compris...
que l'amour... se trouvait dans le regard...
ces deux grands yeux cernés de noir...
tu as déjà vu les yeux d'un mineur??? même la vé, récuré, il lui reste un tour des yeux d'un noir si intense qu'il semble avoir pénétré les muqueuses ...
mon père aimait la bière... en était imbibé...
ambiguîté réelle...
il la trouvait amère...
mais là... je crois qu'il parlait de la vie...
amère... et pourtant tant d'espoir... de confiance... et il voyait tant de belles choses... son regard en disait long...
mais comme j'aurais tant voulu qu'il parle... qu'il dise...
aujourd'hui... je mets les mots sur les regards qui me poursuivent encore dans les grands moments,...la nuit quand je rêve encore de lui...
ces yeux... sont là encore devant moi...
ces yeux ... ce regard que je n'ai pas compris...
Il est mort avant qu'adulte je devienne et que je comprenne...
c'est dommage!

1856947 Publié le 19/10/2006 à 14:13 supprimer cette contribution
c'est vrai andemil, on pense que, si j'avais su, si je pouvais rattraper ce temps perdu.
Mais ce temps là, s'échappe de nous, il te reste cette image de lui, de ses yeux qui ont tant donnés. Sa force reste l'absence de quelque chose. Maintenant, tu apprends à vivre sans lui avoir dit tes vraies sentiments. Cette vie même si la misère habille votre chaumière, votre coeur est grand d'avoir tout garder au fond de soi et de le sortir maintenant pour t'ouvrir vers cette liberté que tu aspires.
-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 19/10/2006 à 14:14 supprimer cette contribution
bon... comme c'est une journée qui semble faite pour remonter les souvenirs...
je continue à rêver... à écrire...

hé! je tiens à préciser...
pour la petite histoire...
que nous avons (8 enfants) connu une vie difficile... oui...
l'argent ne coulait pas à flot... la misère..oui et non...
nous n'étions pas des enfants battus... il y avait bien pire...
il faut resituer l'époque... il y a plus de 50 ans...
la vie n'était pas du tout la même... oh! que non...
mais bon... ce n'est pas ma vie que je dois raconter...


alors... j'en étais à.....
1856947 Publié le 19/10/2006 à 14:22 supprimer cette contribution
oui andemil continue ton histoire, on est là pour la lire
-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 19/10/2006 à 14:45 supprimer cette contribution
Les hommes parlaient à leurs femmes comme des brutes. Ni merci, ni s'il vous plaît.
-Une tasse, lançait Tonio à sa femme quand il s'approchait pour boire aussi le café.
- Le sucre disait-il en s'énervant. Et le lait? où il est? lachait-il ensuite en hurlant. Sa femme filait le chercher comme si sa vie en dépendait. Quand il commençait comme cela Amélie s'en allait. Elle ne semblait pas vouloir rester dès que commençaient les hurlements. Cela semblait pareil avec tous ses fils. Elle devait bien voir que les enfants étaient maltraités, qu'ils avaient peur de leurs pères. Si Tonio était le moins agressif. Joachim et Andy ne se départageaient pas.
-Comment un homme peut avoir le droit de battre sa femme, ses enfants?
-Qu'est-ce que j'ai à dire? me disait Katy, c'est comme cela! Rien ne peut changer un homme.
Amélie devait entendre les enfants pleurer, et ses belles-filles pouvaient-elles cacher les coups, les bleus?
même si Héléna et Cindy étaient vigoureuses, il arrivait toujours un moment où elles capitulaient. Sans doute parce que cette capitulation reflétait aux yeux de l'assaillant l'horreur de la situation, ou se vidaient-ils de sa rage jusqu'à épuisement; et cessaient alors la pluie de coups.
Cette lutte se terminait souvent dans les bras l'un de l'autre. Les deux pleurant de douleur. Chagrin et folie se mélangeant et forgeant ce sentiment de fatalité qui les empêchait de changer le rituel de mise à mort de ce qui restait de leur amour.Tonio, lui s'en prenait plutôt au tas de ferrailles qui avait dû sans doute être une voiture. Quand la rage le prenait, il s'emparrait d'une barre de fer et frappait, frappait jusqu'à épuisement. La tribu s'arrêtait pour le regarder fascinée, immobile.
-Mon Tonio, disait Amélie, mon petit poussin. Je l'ai su dès qu'il était petit. Il n'était pas comme les autres.Il était le plus câlin, et dès qu'il a eu la force, il cassait tout.
-Je te fais peur dit la vieille en me regardant, comme si d'ailleurs elle le cherchait vraiment.
-Non, répondit Nadia, mais c'est terrible.
-C'est la vie qu'on a, c'est notre vie, on n'y peut rien.
La tribu avait absorbé Nadia toute entière. Les enfants, les femmes et maintenant, qu'elle avait assisté à une part intime de leur vie: les hommes. Ils réclamaient la même attention d'elle. Ils étaient comme des enfants. Mais elle préférait garder ses distances. Elle ne savait et ne voulait pas réconforter les hommes. Ils sentaient cette différente attitude et semblaient la lui reprocher.
-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 19/10/2006 à 15:05 supprimer cette contribution
merci cassilli tes mots sonts vrais... si...
avec des si...
on referait le monde...
1856947 Publié le 19/10/2006 à 15:16 supprimer cette contribution
de rien andemil mais si demain serait un autre jour alors si je voyais les choses autrement et bien on pourrait faire tant de choses dans ce bas monde
tes histoires sont magnifiques et on est même dans une ambiance que j'aie connue aussi
-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 19/10/2006 à 15:43 supprimer cette contribution
ma grand-mère Lucie
Pompette dans son bocal
Me procure c’est fatal
Tant de fraîcheur
dans ce monde en folie
elle survole, et
dérobe tous ces sourires
tous ces manèges
et se joue en harmonie
les arpèges, les musiques
et en rire à la folie

Je la sers et je chante
elle boit la vie et me hante
Et se demande ce qui arrive
Se soule à l’eau-de-vie
Je devrais me faire une raison
Mais je n’y arrive pas
Je lui porte un café-crème
Elle ne le regarde pas
Elle est plongée dans ses rêves
Et ne m’écoute pas
Elle est ivre de ses dérives
Et cela ne la gêne pas
De parler seule devant la glace
Et de prendre un air d’opéra

Je la regarde palabrer
Et je ne sais que soupirer
Elle évite et se terre
Dans ses domaines irréels
Je l’approche et l’embrasse
Mais elle ne bouge pas
Elle me dit bonjour
Comment tu vas ?
Elle admire la peinture
Mais elle ne la voit pas
Elle est perdue cela est sûr
Il n’y a que moi qui la crois


est-ce le trop de douleur qui le fait construire un monde de rêves, un monde irréel... un monde rien que pour elle
1605335 Publié le 19/10/2006 à 15:48 supprimer cette contribution
un monde irréel, mais si réel pour elle ...

c'est bien triste andemil ce que tu nous dis là
-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 19/10/2006 à 15:49 supprimer cette contribution
mais non...pourquoi dis-tu cela??? triste??? non, je ne crois pas...

elle a quitté notre réalité qui était insupportable pour elle...
C'est son choix...
on n'y peut rien...
Moi.. en tous cas c'est comme cela que je vois cela...
tout comme celui qui décide de planter tout et de revivre sa vie comme il l'entend...
Comme celui qui cpnscient de son homosexualité décide de vivre selon son coeur
comme celui qui vit dans l'opulence, se dit s'être trompé et reprend une vie faite de simplicité...
comme...
il y a tellement de comme...
pour moi elle était ma grand mère...
un jour je ne sais plus très bien lequel elle a pris une autre voie... elle semblait bien originale, cela faisait rire la famille...
et un jour, on s'est rendu compte de sa folie...
j'adore cette chanson... qui illustre bien ce que je pense de cette douce folie dans laquelle glisse certaines personnes...
Citation:
Maman est folle
On n'y peut rien
Mais c'qui nous console
C'est qu'elle nous aime bien

Quand elle s'envole
On lui tient la main
Comme un ballon frivole
Au gré du vent qui vient

Tais-toi, Léopold
Surtout ne dis rien
Les gens dans leur cache-col
N'y comprendraient rien

Quand maman rigole
On oublie qu'on a faim
Que c'est l'heure de l'école
Qu'on a peur des voisins

Elle est notre idole
On en a le cœur plein
Faut pas qu'on nous la vole
Ou qu'on l'emmène au loin

Tais-toi, Léopold
Surtout ne dis rien
Les gens dans leur cache-col
N'y comprendraient rien


william sheller
1605335 Publié le 19/10/2006 à 15:52 supprimer cette contribution
ben si elle est dans son monde, et qu'elle a du mal à t'y faire entrer, je trouve cela triste pour toi
pour elle, j'espère qu'elle y est heureuse, bien que je n'en sois pas si convaincue
et si je te dis cela, c'est parce que mon grand père a eu la maladie d'alzheimer et que les rares moments de lucidité qu'il avait le rendait malheureux car il se rendait compte de ce qu'il devenait, d'où son refuge de plus en plus fréquent dans son monde, et son impossibilité de nous reconnaître ...
alors oui, je persiste, je trouve cela bien triste
1856947 Publié le 19/10/2006 à 16:16 supprimer cette contribution
c'est triste kyttie pour toi , la maladie d'alzheimer est une maladie qu'on n'arrive pas à guérir mais on peut maintenir le sujet avec un traitement adéquat pour ralentir cette maladie, j'avoue que c'est pas facile pour le conjoint ou pour la famille de vivre avec une personne atteind de la maladie d'Alzheimer

andemil pas mal la chanson
1605335 Publié le 19/10/2006 à 16:38 supprimer cette contribution
c'était triste cassili, ça ne l'est plus maintenant depuis quelques années
et c'est vrai, on n'en guérit pas, faut juste espérer que pour les malades de maintenant on trouvera le remède ...
-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 19/10/2006 à 16:53 supprimer cette contribution
kittie, ma mère aussi a eu la maladie d'alzeimer... c'est triste... oui... quand il y a ces moments de lucidité...

Mais grand-mère Lucie... non... je crois que c'est un choix délibéré... et le glissement s'est fait tout doucement... il y avait eu une cassure très certainement... et elle a sans doute plongé dedans...afin de fuir une réalité trop pénible pour elle...
dur dur la vie...
1605335 Publié le 19/10/2006 à 16:58 supprimer cette contribution
dur dur mais aussi belle la vie !
faut pas l'oublier quand les moments sombres nous empêchent d'apprécier ce beau cadeau : la vie
parce qu'il faut des moments graves pour apprécier le bonheur et les moments heureux
-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 19/10/2006 à 17:03 supprimer cette contribution
un traitement pour freiner???
là je dois en rire... car entre le possible et le réel... un gouffre infrachissable...
la maladie a plusieurs stades et pour prendre traitement il ne faut pas avoir dépassé le stade deux... or... quand glisse-t-on d'un stade à l'autre??? comment les déceler???
maman était suivie par des médecins comme la plupart des personnes de son âge... et quand vers la septantaine je trouvais qu'elle avait un comportement dangereux pour elle même...Elle en était au stade 4 et à l'époque encore, les médecins disaient...à son âge les pertes de mémoire ...c'est normal...
un médecin peut se tromper... mais plusieurs...
alors je me demande... jusqu'où est-on vraiment spécialiste???
le traitement??? pour qui???
Il faut savoir qu'on ne déclare pas quelqu'un de moins de 40 ayant cette maladie... donc... cela réduit encore la possibilité d'être soigné...
enfin... bref..
pénible...oui pénible...
je ne souhaite cela à personne...
tout comme bien d'autres maladies en fait...
dur dur...
1605335 Publié le 19/10/2006 à 17:09 supprimer cette contribution
garde courage andemil
ce qui est aujourd'hui, ne sera peut être plus demain
faut garder l'espoir, malgré tout !
les médecins ne sont que des hommes, des êtres humains qui peuvent se tromper eux aussi
1856947 Publié le 19/10/2006 à 17:15 supprimer cette contribution
Il y a des situation ou il faut garder espoir et je crois andemil que du courage tu en as même beaucoup
Dans chaque évènement douloureux, on apprend a prendre du recul et se dire que cette vie, même si elle était comme je l'a voulais et bien cela vaut la peine de serrer les poings et de foncer dedans
la vie est une chose si précieuse que chaque seconde, chaque nimute, chaque heure et chaque jour, on peut voir une autre lueur dans ses yeux
-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 19/10/2006 à 18:11 supprimer cette contribution
petite parenthèse...



les enfants riaient...
Tonio écoutait les histoires appuyé sur le côté de la maison, l'air buté. Entre deux phrases, elle levait a tête et le regardait. Ce jeu de regard ralentissait la lecture.
-Nadia, lis. suppliait Sandro.
Elle continuait l'histoirel'esprit occupé par cette présence qui la perturbait. Tonio partit dans un fou rire.
-Mais quoi papa dit l'enfant.
Amélie vint et appella son fils.
-Laisse-les tranquille et va me chercher le bois.
-Je voudrais aussi une oie sauvage dit Sandro pour voyager sur son dos. Allez, invente-moi un oiseau.
-L'oiseau qui emporte les enfants sur leur dos n'a jamais existé dit-elle tendrement.
Mais cela il le savait aussi bien qu'elle.
Il faisait froid. Nadia ne savait ce qui calmait les enfants. L'histoire ou le froid. Serrés les uns contre les autres, pas un bruit, hormis un reniflement de temps à autre. Ils ne sont vraiment pas difficiles se dit-elle. Je ne les entends jamais rouspéter, jamais ils ne réclamaient quoi que ce soit, comme les autres enfants qui ont toujours envie de quelque chose. Elle lisait dans le calme.
Nadia referma le livre.
-Voilà, vous m'avez épuisée aujourd'hui. Les enfants engourdis de froid et semblaient sortir d'un rêve. Ils s'étiraient tels de petits chatons après la sieste.
-Je suis en retard, filez vite.
Ils sortirent les uns après les autres en rouspétant contre la pluie froide. Mais une fois la voiture au loin, ils étaient là à danser...
- On a pris des livres et elle n'a rien vu...
et ils filèrent droit chez Amélie lui porter leur trophée,leur trésor.
C'était à grand-mère qu'ils portaient leur trésor.
Elle prit les livres, les caressa de la main.
Quand ils avaient les livres, ils ne les lisaient pas, se les passaient, hurlant quand l'un d'eux le gardait trop longtemps.Ils regardaient les images en tournant les pages délicatement. Ensuite, ils passaient dans les mains des mamans qui regardaient les mots, en cherchant le sens.
un mot ou deux oui, elles pouvaient...mais alors pour les phrases! Il n'y avait pas moyen de comprendre même et s'y appliquant avec toute la volonté du monde. Katy se débrouillait le mieux, mais elle oubliait ce qu'elle lisait au fur et à mesure.
-Nadia lit bien mieux que toi,siffla Sandro.
Et il emporta son trésor.
913080 Publié le 19/10/2006 à 18:45 supprimer cette contribution
Domie (parce que c'en est une aussi), tu viens de nous livrer un merveilleux moment.

Ton Amélie ridée, tes gnares suçotants, et leurs pères abrutis.

En plus, comme t'étais cantonnée dans la poésie,

je te remercie vraiment très humblement d'avoir bien voulu faire dans la prose,

pour nous raconter une vie passionnante, pleine de rencontres.

Bref: merci d'être toi. Je ne le comprenais pas par tes poèmes (faut dire que chuis un peu hermétique à cet exercice...)

Je supppose qu'Amélie va mourir au milieu de ses rides parfumées d'histoires par toi racontées... Qué bonheur!

Merci.
634723 Publié le 19/10/2006 à 19:07 supprimer cette contribution

ils ont piqué des bouquins? je m'en doutais

(je choisis de ne m'en tenir qu'à l'histoire, la vraie vie parfois... c'est si dur!)

forte ou pas, démi, on déguste parfois
-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 19/10/2006 à 22:11 supprimer cette contribution
la poésie... c'est beaucoup dire... ben oui... des textes... mais de la véritable poésie...non quand même...
la prose... j'avais essayé en un temps... l'histoire de ma grand-mère... mais disons que j'étais un peu trop réservée... j'ai à peine osé... j'ai écrit quatre cinq chapitres...
Mais je pense que l'époque n'était pas la meilleure... c'était le temps desgrandes guerres littéraires...à savoir si celui qui écrivait respectait les règles d'usage...
j'avais beau dire que ...écrire... c'était pour moi déjà extraordinaire...alors basta pour le style quand on ne l'avait pas... mais bon le passé étant révolu...je retombe dans le présent... et si tu veux pcarlow... je ressors de mes tiroirs ces morceaux de vie...mais dans un autre fil...
merci à toi pcarlow... pour tes appréciations.



LA VRAIE VIE...
entre parenthèse...
mais l'histoire...ben oui...comme toutes les histoires... c'est romancé...exagéré...
ben oui...quoi ou alors... c'est de l'autobiographie... ce qui n'est pas le cas...ici
je n'ai jamais été infirmière...
pour ce qui est des mourants...ben oui...maman...
alzheimer...oui...cela est vrai...
la vie est dure...
mais oui... mais tout un chacun a eu sa part de galères...
moi comme les autres...
pas plus...je ne crois pas...
famille nombreuse ...oui...parents pas riches...oui...

mais j'en reviens à Amélie...
P.R. ne la fais pas mourir trop tôt s'il te plaît...
pour l'instant je ne sais pas encore comme je vais m'en sortir pour sortir de l'histoire...
les mômes ...mais oui...ils lui ont piqué des bouquins... cela c'était prévisible...non?
-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 19/10/2006 à 22:38 supprimer cette contribution
Ils prenaient les livres comme des trésors, mais le mercredi suivant quand elle revenait, ils les rendaient...
-On te les a chourés,... nanana et t'as rien vu... t'as rien vu...
-Incroyable! Mais comment faites-vous?
Elle riait.C'était incroyable. Comment s'y prenaient-ils? Elle était attentive. Elle surveillait leur manège, cachait la caisse. Elle ne cmprenait pas comment ils faisaient. Elle ne s'apercevait jamais rien. Quand ils voulaient la taquiner, ils refusaient de les lui rendre et couraient autour de la maison. Elle éclatait de rire et couraient après eux. Elle courait bien plus vite et les attrapait à chaque fois, car à force de rire, ils ne parvenaient pas à avancer. Parfois faisait mine de tomber et ils riaient de plus belle,acceptait ses simagrées. Ou encore elle se cachait et les enfants faisaient demi-tour se demandant si vraiment elle était tombée. Elle les surpenait. Les mères ne comprenaient pas leur jeu.
-Mais quelle gamine!

Parfois Amélie gardait les livres, les cachait sous son oreiller.
-Tu crois qu'elle sait lire? disait Liza. -Qu'est-ce qu'on s'en fout disait Sandro.
-Tu crois qu'elle sait qu'elle a encore le livre de Nadia? lui demanda liza.
-Elle a gardé un livre dit-il à Nadia. Le gros livre avec les grosses lettres sur chaque page. Ce livre, on te l'a chouré il y a longtemps, mais je crois qu'elle sait pu qu'elle l'a. Tu sais la vieille, elle oublie tout.
-Vous pouvez lui laisser.
Elle le lit tout le temps murmura Line. Elle ne parlait guère et Nadia en un an d'histoires ne l'avait jamais entendue. Rire aux éclats oui, mais parler. Cela relevait du miracle.
-Elle sait même pas lire, dit Sandro,pas un mot.
-Ce n'est pas grave dit Nadia, de toutes façons vous ne le lisez jamais.
-pff!Il a pas de belles images.
Pour critiquer Sandro n'avait pas son pareil.
-Rends le livre à Nadia siffla Katy
-Mais évidemment, qu'est-ce que tu crois qu'on fait. On t'a pas attendu pour le faire.
A peine eut-il fini sa phrase qu'il reçut une taloche.
Nadia sursauta. Elle n'aimait guère cela.
-Puuu, même pas eu mal!
Mais il fila bien vite de peur d'en recevoir une autre.
Ce qui était le plus pénible à Nadia c'était de les voir livrés à eux-mêmes.
Un jour, que les enfants se précipitaient vers elle. Elle embrassa les filles et leur dit.
-Dites es filles pourquoi vous n'allez pas à l'école? Il n'y a pas d'école par ici?
-Si, juste là plus loin, près des marronniers, mais c'est pour les bons, c'est pas pour nous.
-C'est quoi des bons?
-Ben! C'est pas nous tiens!
Comme si cela était une évidence.
-Maman dit que c'est pas la peine.
-Bon dit Nadia, tout le monde grimpe dans la voiture, aujourd'hui j'ai apporté Les 7 nains. Ils se chamaillèrent pour grimper dans la voiture. Le silence enfin, et elle commença...
1856947 Publié le 20/10/2006 à 08:21 supprimer cette contribution
andemil, toujours aussi heureuse de passer dans ton fil, c'est une belle bibliothèque qu'on a ici, on a juste à lire tranquille ces belles histoire
1856947 Publié le 20/10/2006 à 11:39 supprimer cette contribution
andemil, je te souhaite de passer un excellent week-end et occupe toi bien de ton jardin
-démi°°°° - 731109lui écrire blog Publié le 20/10/2006 à 13:06 supprimer cette contribution
MERCI CASSILLI
évidemment que ce week-end tu peux te balader par ici...
moi je passerai de temps à autre...
de quoi remplir des pages... qui sait???
bon week-end
913080 Publié le 20/10/2006 à 17:51 supprimer cette contribution
ce weekend, je vais aux trompettes, mais je promènerai aussi mon vieux cuir dans tes pages.
1856947 Publié le 23/10/2006 à 08:35 supprimer cette contribution
Coucou andemil, toujours heureuse de venir ici, bon j'ai pas encore les yenx en face des trous, je suis à peine réveillée, j'ai quitté mon lit, il y a 2 heures et c'est tôt mais le boulot reste le boulout,
enfin , j'ai pas encore eu le temps de lire vos textes, ni celui de louli mais je vais le faire dans la journée
1374418 Publié le 23/10/2006 à 12:15 supprimer cette contribution
Andémil en passant par ici où il fait toujours bon lire .....
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