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Planète de glace

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domi - 417343lui écrire blog Publié le 05/12/2006 à 21:38 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
Un petit récit de science fiction à venir , mais là j'ai pas trop le temps, j'suis sur booké, j'espère pour Noël
domi - 417343lui écrire blog Publié le 11/12/2006 à 14:53 supprimer cette contribution
Alizarine on reste sage...
Je ne sais trop d'ailleurs si je vais mettre ce passage sulfureux... Les chastes pensées de ces dames si sages vont encore penser que je ne suis qu'un amateur écrivain lubrique. pleurer
1374418 Publié le 11/12/2006 à 15:03 supprimer cette contribution
T'inquiète Domi, laisse parler ... Moi, je veux du sulfureux ... c'est bien bon , non ???
domi - 417343lui écrire blog Publié le 11/12/2006 à 15:07 supprimer cette contribution
Hé oui je sais c'est tout le problème. je vais donc "effleurer" le sujet.
domi - 417343lui écrire blog Publié le 11/12/2006 à 18:11 supprimer cette contribution
Le grand disque de soleil étincelait férocement dans le ciel pur de Venusia, Un ciel depuis longtemps débarrassé des nuages qui autrefois embarrassaient complètement l’atmosphère de la planète.
Le phénomène qui avait provoqué la modification des radiations solaires avait anéanti une civilisation, une expérience hasardeuse de la nature, mais elle en avait aussi donné naissance à une autre.

Moins de 5000 ans auparavant, les habitants à demi sauvages de Vénusia avaient vu le soleil et les étoiles pour la première fois.

Comme sur la terre, la première science avait été l’astronomie et sur ce monde chaud et riche que l’homme n’avait jamais eu la possibilité de visiter, les progrès de la civilisation avaient étés incroyablement rapides.

Peut être les vénusiens avaient-ils eu de la chance, Ils n’avaient jamais connu l’âge des ténèbres qui avait gâché la vie des hommes durant plus de 1000 ans; Il en résulta qu’évitant ces pertes de temps pour rien, leur civilisation c’était épanouie très rapidement, évitant un très long détour à travers la chimie et la mécanique. Ils avaient établi directement les lois fondamentales de la physique des radiations et durant le laps de temps que les hommes avaient mis pour passer des pyramides à la propulsion des astronefs, les vénusiens étaient passés de la maîtrise de l’agriculture aux lois de l’anti-gravitation. L’ultime secret que l’homme n’avait jamais été capable de découvrir.

L’océan chaud qui renfermait toujours la majeure partie des créatures vivantes de la jeune planète ouverte enfin à la vie biologique roulait nonchalamment ses vagues sur le sable granuleux et ocre du rivage.

Ce continent était si neuf que ce sable était encore grossier et graveleux. La mer n’avait pas encore eu le temps, jour après jour de l’user pour lui enlever ses aspérités.

Les savants étaient tous là, allongés au bord de la plage, leurs merveilleux corps de reptiles à demi immergés pour certains luisaient sous le soleil torride qui dardait ses rayons.
Les plus grands cerveaux de Vénusia étaient tous là, pas très loin du bord de la plage.
L’hôtel qui abritait cette convention scientifique avait mis les petits plats dans les grands car tous ces invités de marque étaient venus de toutes les îles de la planète pour y apprendre l’impensable.

Ils ignoraient encore de qui ou quoi on allait leur parler mais les conversations allaient bon train, les vidéoconférences avaient depuis plus de 2000 années universalisé les langages et cette occasion de se rencontrer réellement était vraiment exceptionnelle.

Bjorniavie, une magnifique vénusienne dans la fleur de l’âge tenait conversation avec trois autres savants eux aussi, qui tout en devisant poliment se régalaient de sa plastique parfaite admirable, son pelage terre de Sienne foncé, tissé de fils de nacre bleu roi brillait sous les rayons du soleil et ses épaules larges soulignaient sa taille fine tandis que ses hanches amples promettaient tous les délices.

Elle souriait à Twarix qui avait lui aussi fait le déplacement pour informer personnellement ses congénères de sa découverte étrange. Ses yeux mauves en amande tranchaient sur sa chevelure vert sombre aux reflets argentés, d’amples boucles voletaient au vent et ses lèvres purpurines s’entrouvraient pour laisser voir une dentition superbe que bien des savants regardaient, envoûtés par ce charme fait d’innocence et de perfection naturelle.

N d l’Auteur: (bon ça fait un peu technicolor mais on est dans la science fiction, alors faut s’étonner de rien! Les réclamations ne sont point acceptées)

C’est alors que tous se turent car il était arrivé. C’était l’un de ces savants que tous avaient vus au moins une fois dans leur vie, un de ces patriarches scientifique de la société vénusienne devenu Historien (comme ce pov domi, mais lui c’est par accident) Il arriva, majestueux devant la foule constituée d’un parterre de ce qui était considéré par Vénusia comme parmi la plus savante de toute leur population. Il était suivi de deux vénusiennes glissant lentement sur le sol.

Elles poussaient devant elles une étrange machine que personne n’avait encore jamais vue.
L’historien prit la parole. Brièvement il résuma le peu de choses qui avaient été découvertes sur la troisième planète et sur ses habitants. Il mentionna les siècles de recherches effectuées dans l’espoir d’interpréter les étranges symboles retrouvés sur les vieux satellites artificiels qui gravitaient encore au large de cette étrange planète de glace. Puis il affirma que cette planète avait été habitée par des êtres possédant de grandes capacités techniques.

Cela était prouvé par les différents éléments dont un, particulièrement étrange retrouvé dans un monticule fait par les mains d’ êtres pensants.
L’on est étonné d’avoir retrouvé sur ces rochers désertiques un témoignage de ce qui fut l’aboutissement de millénaires d’études scientifiques dit-il avec emphase.
Nous ignorons la raison pour laquelle une civilisation si avancée a disparu sans plus laisser de traces poursuivit- il.

Il est presque certain qu’elle disposait de connaissances suffisantes pour pouvoir survivre à un âge glaciaire, Il doit y avoir un facteur dont nous ignorons tout
Il est possible que ce facteur ai été la maladie ou la dégénérescence raciale.
Il a même été suggéré que des conflits tribaux analogues à ceux qui ont sévi parmi notre propre espèce aux temps préhistoriques aient pu continuer après l’avènement de la technologie pourtant destiné à les faire disparaître.

Certains philosophes avancent que la connaissance de la mécanique n’implique pas un très haut degré de civilisation et donc qu’il est théoriquement possible que des guerres aient éclatées entre des peuples disposant de la puissance mécanique, de la maîtrise de l’air, d’une partie de l’espace et utilisant même la radio comme en atteste cette balise retrouvée dans une sorte de grotte artificielle construite des mains de ces étranges créatures. Nous en avons enfin découverts deux, ensevelis sous plus de mille erglangs* de glace!

Un frisson d’effroi mêlé de curiosité parcouru la foule,

*L’erglang comme tout le monde ne sait pas, est l’unité de mesure universelle utilisée par les vénusiens, il correspond environ à 0,657m ce qui fait tout de même près de 657m de glace, profondeur au delà les sensitrons, (sortes de détecteurs ultra-son) ne sont plus guère de grande efficacité pour les recherches.

En effet, il était admis jusqu’à présent que nous ne saurions jamais rien de l’aspect physique de ces créatures qui probablement peuplaient la troisième planète. Durant des siècles, nos artistes ont peint des scènes de ce monde mort, le peuplant de toutes sortes d’êtres fantastiques La plupart de ces créations nous ressemblaient plus ou moins, bien qu’il ait souvent été remarqué que si nous sommes des reptiles, il ne s’ensuit pas nécessairement que toute vie intelligente doive être reptilienne.

Nous connaissons maintenant la réponse à l’un des problème les plus déconcertants de l’Histoire de notre système solaire! Après une centaine d’années de recherches difficiles, nous avons enfin réussi à découvrir la forme exacte et la nature de la vie des êtres constituant le groupe dominant de la troisième planète.

Un murmure d’étonnement parcouru à nouveau l’aréopage de savants écoutant religieusement le professeur. Certains d’entre eux en furent tellement surpris qu’il plongèrent dans la piscine de l’hôtel afin de retrouver la quiétude rassurante de leur mère à tous comme tous les vénusiens sont enclins à le faire aux moments de tension ou de stress.

L’historien attendit que ses collègues réapparaissent et reviennent s’installer sur ce sol qu’ils détestaient autant qu’il leur était indispensable pour leur évolution.
Ils revinrent tour à tour, glissant en silence, le buste relevé et s’aidant de leurs petits bras ornés de nageoires mais terminés pas des mains constitués de 6 doigts dont l’un en opposition avec les autres, condition indispensable pour en faire un outil universel.

Lui était à l’aise, de temps à autre l’une de ses assistantes le vaporisait d’une fine brume d’eau sous pression contenue dans un joli récipient jaune et rouge.
Grâce à cette aspersion, il pouvait rester des heures et des heures entières sur la terre ferme sans avoir à se replonger dans l’océan.
L’excitation s’apaisa lentement et le conférencier reprit le fil de son discours:
A suivre...
domi - 417343lui écrire blog Publié le 12/12/2006 à 09:46 supprimer cette contribution
L’un des objets les plus énigmatiques découverts sur la troisième planète était un récipient plat qui contenait une grande longueur de ruban de matière plastique transparente perforée sur les bords et roulée sur elle-même en bobine. Il y avait en fait deux longueur constituant cette bobine.
Cette bande de matière souple transparente paraissait au premier abord tout à fait banale, mais un examen minutieux à l’aide de microscope submicronique dont nous disposons depuis peu démontra qu’il n’en était rien.

Tout au long de la bande plastique, indécelables à l’œil nu mais parfaitement visibles sous un rayonnement correct, il y avait une succession de minuscules images. Littéralement des milliers. On suppose qu’elles ont été imprimées sur le support plastique grâce à un procédé chimique et que ces images avaient pâli sous l’effet du temps.

Ces images sont presque toutes semblables de l’une à l’autre mais en fait, elles changent peu à peu. Ces images constituent de toute évidence une représentation de la vie telle qu’elle était sur la troisième planète à l’apogée de sa civilisation. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres, l'assemblage séquentiel de ces images répétitives est de simuler l’effet de mouvement. Le but d’un tel enregistrement est évident, il est simplement nécessaire de projeter les images en une succession rapide pour créer l’illusion d’un mouvement continu. Nous avons donc créé un appareil capable d’assurer cette fonction puis nous l’avons équipé d’une lentille complexe afin d’en projeter les images sur ce support.

L’éminent professeur fit un geste à l’attention de ses assistants
Les deux aides de l’Historien apportèrent une sorte d’écran et le déroulèrent face à l’appareil on fond de la grande salle.

Les scènes dont vous allez maintenant être témoins vont vous ramener à des milliers d’années en arrière aux grand jours de notre planète soeur. Les deux bobines sont très différentes, elles montrent une civilisation complexe dont nous pouvons confusément comprendre un certain nombre d’activités.
La vie sur la troisième planète semble avoir été très violente et énergique et presque tout ce que vous allez voir est plutôt déconcertant.

Il est clair que cette planète était peuplée d’une certain nombre d’espèces différentes dont aucune d’intelligence supérieure n’était reptilienne.
C’est un coup porté à notre orgueil mais c’est une conclusion qui ne souffre pas de discussion. Le type dominant semble avoir été un bipède à deux bras et non quatre comme nous. Il se tenait verticalement mais devait se couvrir en général de matière souple, sans doute pour se protéger du froid étant donné que même avant l’ère glaciaire, la température ce cette planète était bien plus basse que celle qui règne sur notre propre monde.

Parfois pourtant, ils enlevaient ces choses souples comme vous allez le découvrir.
Cependant, je ne vais pas mettre votre patience à l’épreuve plus longtemps, vous allez voir maintenant le premier enregistrement qui nous laisse vraiment perplexe quand à ces habitants étranges.

L’immense salle de l’hôtel de luxe assombrit ses baies vitrées LCD et un faisceau lumineux jaillit de la machine étrange. Elle émettait un cliquetis métallique désagréable mais tous regardaient à présent la surface blanche installée là pour les besoins de la cause.

On y vit des idéogrammes stylisés qui d’après les savants, doivent signifier quelque chose en formant des ensembles où l’on trouve souvent les mêmes symboles, ce qui démontre l’intelligence très basique de ces habitants pour communiquer.
Ces signes et groupes de signes indéchiffrables se succédaient puis une créature aux cheveux roux couleur inconnue sur Vénusia pour des crinières apparut à l’écran, elle était allongée sur un étrange tapis épais et tenait à la main un étrange appareil qu’elle portait sur le côté de son visage. L’orifice rond et bordé de rouge eclatant situé sous une espèce d’arrête osseuse percée de deux petits orifices bougeait beaucoup et l’on y apercevait des choses blanches comme celles des Vénusiens, puis elle posa l’appareil et enleva ces choses souples qui la recouvrait entièrement et qu’elle laissa tomber par terre. Ensuite elle s’allongea sur ce tapis étrange puis passa l’une de ses deux seules mains entre ses cuisses et semblait frotter tout en se tortillant, les yeux en souffrance.

Au bout d’un moment elle sembla tétanisé et se cambra pour ne plus bouger. L’assemblée regardait la chose sans rien comprendre, puis elle se leva et alla ouvrir une porte et là, un autre bipède lui fit un genre de grimace puis il l’enlaça et elle l’entraîna vers ce tapis épais. Alors il enleva lui aussi ses choses souples qui n’étaient pas semblables à celles de la créature rousse.

Celle-ci avait une crinière courte et brune et sa musculature était totalement saillante alors que l’autre semblait toute en rondeur. Cette créature semblait terriblement puissante, on aurait dit l’un de ces fauves solitaires qui hantent encore les forêts de Gwanarrara où il ne fait pas bon aller camper en remontant le fleuve Zwigur.
Il possédait un étrange organe qui pendait entre ses pattes arrière, alors que la créature rousse ne possédait rien à cet endroit.

La créature rousse prit cet organe dans son orifice facial et d’une de ses mains, semblait presser dessus, toujours est-il que l’organe devint énorme et ensuite la créature à la crinière noire pénétra cet organe dans le corps de la créature rousse. Celle-ci faisait aller et venir sa crinière rousse et ouvrait sa bouche comme pour hurler, cela dura très longtemps et l’on voyait surtout l’énorme organe aller et venir comme indécis, ne sachant s’il devait y rester ou partir, puis la créature à la crinière noire se redressa pour se saisir de deux globes situés juste sous les épaules de la créature rousse qui était seule à en posséder, l’autre créature semblait avoir aussi ce genre de chose mais elles étaient atrophiées. Il léchait ces choses tout en les malaxant et semblait satisfait de la chose. La créature rousse fermait les yeux et semblait satisfaite de tout cela.

Ensuite sous les yeux horrifiés de l’assistance, la créature à la crinière noire pris un fin rouleau de papier blanc et sembla l’enflammer, il faisait une intense fumée blanche et semblait très satisfait de cet action. La créature rousse ne bougeait presque plus, se contentant d'admirer la créature à la crinière noire. Elle, entre deux aspiration de ce tube de papier blanc lui faisait d'étranges grimaces tout en tapotant le postérieur de la créature rousse puis ils ont remit ces choses souples et en grimaçant et faisant bouger leurs orifices, il restèrent un moment ainsi.

Ils grimaçaient beaucoup et la créature rousse semblait avoir le hoquet, la créature à la crinière noire partit, non sans flatter à nouveau la croupe de la créature rousse qui grimaçait à chaque action. Puis le film s’arrêta net. L’écran devin blanc et l’Historien reprit la parole:

Comme vous le voyez, ces bipèdes ont des codes de communications fort élaborés, il semblerait qu’il existe deux genres complémentaires qui éprouvent le besoin de se parler et communiquer tout comme nous, mais ensuite il ont besoin de s’accoupler et semblent en être satisfaits, ils doivent être comme ces orques mammifères et nous pensons que la créature rousse doit recevoir la semence de la créature brune pour procréer, mais nous ne comprenons pas pourquoi le bipède à la crinière brune passe autant de temps à pétrir ces deux mamelles dont la fonction ne nous semble pas en rapport avec ce genre d’échanges, ce qui nous fait dire que ces être étaient fort complexes, d’ailleurs voici la deuxième bobine que je m’empresse de vous montrer.

(Mais qu’est ce qu’il va nous inventer le domi?) (Pas de panique c’est pas interdit aux moins de 16 ans! Pas comme les histoires que je raconte en bal pour quelques privilégiées... Les pov, elles mettent 8 jours à s’en remettre.Y en, a même qui consultent chez leur psy depuis )

L’obscurité revint et c’est alors que l’on vit un autre bipède recouvert de ces choses souples qu’ils semblaient conserver en permanence ou presque. Celui-là avait aussi deux yeux assez rapprochés mais personne ne comprenait l’utilité des autres attributs, deux choses en chair fripée se trouvaient de chaque côté de la tête puis un grand appendice se trouvait juste au-dessus d’un orifice qui s’ouvrait et se fermait en permanence aussi, ils ne devaient pas pouvoir penser pour se faire comprendre et utilisaient cet orifice pour mimer ce qu’ils voulaient échanger. Il semblait aussi que lorsque l’orifice s’ouvrait, le bipède aspirait ce gaz si oxydant qu’avaient mesuré les robots déposés sur cette planète. Ceci étonnait les scientifiques.

Fascinés, les savants regardaient la créature qui semblait vivre une série d’aventures fantastiques, il y eu un combat d’une incroyable violence contre un énorme quadrupède aux dents acérées et le bipède rentra une sorte d’outil à plusieurs reprises dans le torse du quadrupède qui semblait souffrir terriblement, les bras du bipède étaient aussi très abîmés et un liquide rouge coulait le long de ses deux bras.

Les savants écarquillaient leurs yeux, certains s’aspergeaient afin de se calmer. Puis le bipède monta dans un étrange véhicule équipé de roulettes et il se lança à la poursuite d’un autre bipède tenant une roue de ses deux bras et qui zigzaguait au milieu d’autres véhicules plus lents, provoquant des destructions inimaginables partout où il passait. Il sortit sa main à l’extérieur du véhicule et il tenait une étrange chose qu’il avait bien du mal à maîtriser, sa main faisait des soubresauts par moments.
Ils se poursuivaient ainsi sur des km et des km de route, cet engin possédait d’extraordinaires performances mais semblait très difficile à maîtriser.

La poursuite se termina dans une ville avec des engins circulant dans tous les sens et ayant des accélérations à couper le souffle. Nul ne fut surprit dans l’assistance lorsque deux de ces machines se heurtèrent de plein fouet avec des résultats dévastateurs.
Après quoi, les évènements devinrent encore plus compliqués.

Chacun maintenant se rendait compte que de nombreuses années de recherches seraient nécessaires pour analyser et comprendre tout ce qui s’était passé. Il semblait aussi évident que cet enregistrement était une œuvre d’art quelque peu stylisée plutôt qu’une représentation fidèle de la vie telle qu’elle existait réellement sur cette troisième planète.

Lorsque la bobine arriva à sa fin, la plupart des savants se trouvaient dans un état voisin de l’ahurissement, il y eut encore une aventure trépidante dans laquelle le bipède qui avait été le personnage principal se retrouva au centre d’une épouvantable catastrophe.
Enfin, l’image se contracta pour ne plus former qu’un cercle centré sur la tête de la créature.

La vision ultime fut un agrandissement de sa face, laquelle était chargée d’émotion mais il était impossible de déterminer s’il s’agissait de colère, de douleur de défiance, de résignation ou de quelqu’autre sentiment. L’image s’évanouit pendant un moment, quelques lettres apparurent sur l’écran puis il n’y eut plus rien.

Durant plusieurs minutes, un silence absolu régna dans l’enceinte. Les savants étaient trop stupéfaits pour parler. La vision éphémère de ce qu’avait été la civilisation sur terre avait eu un effet écrasant sur leurs esprits, puis comme toujours, de petits groupes se formèrent et ils se mirent à discuter tous ensemble, d’abord par murmures puis de plus en plus fort à mesure qu’ils prenaient conscience des implications de ce qu’ils avaient vu.

L’historien réclama alors leur attention et s’adressa à nouveau à l’assemblée.

"Nous sommes maintenant en état d ’établir un vaste programme de recherches en vue d’extraire de ces documents toutes les connaissances valables. Des milliers de copies vont être exécutées et elles seront confiées à tous nos chercheurs. Vous avez pu évaluer tous les problèmes que ces images sous- entendent, les psychologues en particulier qui seront chargé de les étudier vont se trouver en face d’une tâche immense.

Mais je ne doute pas de la réussite de tous nos efforts. Dans une génération d’ici, qui sait ce que nous n’aurons pas appris sur cette race merveilleuse? Avant de nous séparer, regardons encore une fois nos cousins éloignés dont la sagesse a peut être dépassé la nôtre mais qui ont laissé derrière eux si peu de vestiges.

La bobine se déroula à nouveau et une fois de plus, l’image finale remplit l’écran mais cette fois-ci on avait arrêté le projecteur sur la dernière image: Avec un sentiment de crainte, les savants regardèrent l’image fixe du passé, tandis que le petit bipède leur retournait leur regard avec son expression coléreuse et arrogante.

Durant les siècles à venir il symboliserait ce qu’était jadis la race humaine, des milliers de livres et d’ouvrages seraient écrits pour en analyser l’Histoire.
Mais tout ce travail serait accompli en vain. Peut être était-ce en pensant à l’interminable quête inutile qu’allaient mener les savants de Vénusia que le petit personnage de l’écran, fier et solitaire souriait sardoniquement.

Il garderait son secret aussi longtemps que durerait l’univers, car personne ne serait jamais en mesure de déchiffrer le langage écrit de la terre perdu à jamais.

Des milliers de fois, les générations de vénusiens regarderaient cette relique, preuve d’intelligence ailleurs que chez eux, mais ils ne comprendraient jamais la signification de cette phrase:
_________"Une production Walt Disney!"______

NdL'auteur: Texte vaguement inspiré d’une nouvelle des années 40, pensée et écrite par un velu amerlok du nom de Clarke J’espère que ça vous a plu.

Mes copines disent que j’ai une imagination débordante, certaines me conseillent de consulter et vous, qu’en pensez vous?
1510753 Publié le 12/12/2006 à 10:29 supprimer cette contribution
Il n'y a aucune connaissance de la terre qui ne commence par l'imagination. Lorsqu'elle disparaît, lorsque se brise la création par l'imaginaire, la curiosité s'évanouit avec elle et le savoir s'épuise.
[ L'amitié ]
Francesco Alberoni


C'est pour celà qu'il faut que tu continue Domi !
1374418 Publié le 12/12/2006 à 10:38 supprimer cette contribution
Perds toi dans ton imaginaire Domi, et laisse toi porter, c'est si bon pour toi d'abord et pour nous que tu enchantes ... continues ainsi ....
domi - 417343lui écrire blog Publié le 12/12/2006 à 21:03 supprimer cette contribution
Merci.
1103900 Publié le 14/12/2006 à 10:48 supprimer cette contribution
Citation:
certaines me conseillent de consulter et vous

surtout pas malheureux! vous risqueriez de devenir raisonnable
domi - 417343lui écrire blog Publié le 14/12/2006 à 14:13 supprimer cette contribution
Pas de danger! J'suis PIRE que mon père... et si vous connaissiez l'acrobate... Il en a usé 5, mais là il est calmé 84 bougies ne fut point une bonne année pour lui, il est au crépuscule. Mais en a bien profité et pis ce qu'il a fait de mieux... C'est MOI
1103900 Publié le 19/12/2006 à 10:12 supprimer cette contribution
"84 bougies " votre papa, ça vous laisse des beaux jours

heu si j'osais..d'après que vous avez une édition privée je veux bien..
domi - 417343lui écrire blog Publié le 19/12/2006 à 12:09 supprimer cette contribution
Avec plaisir magalie ..dans quelque temps. Avec une dedicace et une BELLe phioto en plus
Vous choisissez: Domi sous son parasol
ou alors Domi à cheval sur un magnifique destrier noir...
1471675 Publié le 19/12/2006 à 12:11 supprimer cette contribution
Citation:
Vous choisissez: Domi sous son parasol,
ou alors Domi à cheval sur un magnifique destrier noir
Et Nu, c'est dans lequel des 2 cas ?
1419184 Publié le 19/12/2006 à 12:22 supprimer cette contribution
Je crois que la Flamboyante.....Craque pour toi......
Cela dit entre deux moments ou ton stylo sera monopolisé par la suçe dite...
Sert toi de ta plume pour nous enchanter
1471675 Publié le 19/12/2006 à 12:25 supprimer cette contribution
Heu, Domi...... moi, la dédicace, je m'en fou. Je veux que la photo
1419184 Publié le 19/12/2006 à 12:28 supprimer cette contribution
"Je veux que la photo"

Laisse béton Domi....C'est une fausse rousse..
les vraies Fatal...C'est des volcans
800923 Publié le 19/12/2006 à 12:28 supprimer cette contribution
Easy tu prends photoshop et hop, Domi a poil et monté comme tu preferes!
800923 Publié le 19/12/2006 à 12:29 supprimer cette contribution
Je confirme ou con frime plutot, les rousses je sais pas mais certaine c'est l'Etna!
1419184 Publié le 19/12/2006 à 12:31 supprimer cette contribution
"Je confirme ou con frime plutot"

Hélas!
domi - 417343lui écrire blog Publié le 19/12/2006 à 15:06 supprimer cette contribution
Je laisse l'intéressée décider.
La gourmande en sera pour ses frais
1471675 Publié le 20/12/2006 à 17:15 supprimer cette contribution
Citation:
C'est une fausse rousse.. les vraies Fatal...C'est des volcans
Oups, me voilà une fois encore découverte. Et oui, mon plus grand malheur. De la rousse typique, je n'ai pas pris le caractère.... seulement les odeurs
913080 Publié le 20/12/2006 à 17:52 supprimer cette contribution
Citation:
NdL'auteur: Texte
Citation:
vaguement
inspiré d’une nouvelle des années 40, pensée et écrite par un velu amerlok du nom de Clarke J’espère que ça vous a plu.


désolé, domi, mais le "vaguement" est de trop.
Je suis fan de SF, la vraie, la bonne.

Mais je te sais gré de citer Clarke.

J'aime pas trop ton plagiat besogneux.

Je passe sur les incohérences de ton récit, et j'ai honte de ton orthographe...

Entre le soleil qui n'est plus là, et les tribaux qui voient des étoiles malgré un brouillard qui ne leur permet pas de voir à plus de 20 mètres, je me perds.

Je te signale par ailleurs qu'Arthur Charles Clarke n'est pas encore mort...

il t'envoie son bonjour ici

Citation:
Mes copines disent que j’ai une imagination débordante, certaines me conseillent de consulter et vous, qu’en pensez vous?


C'est comme tu le sens...
1471675 Publié le 20/12/2006 à 18:36 supprimer cette contribution
Citation:
Mes copines disent que j’ai une imagination débordante, certaines me conseillent de consulter et vous, qu’en pensez vous?
Tout dépend qui tu as l'intention de "consuilter"
1246157 Publié le 20/12/2006 à 18:47 supprimer cette contribution
ce n est que du reve a l etat pur l imagination continue Domi et laissent bavasser tes copines !!!! les jalouses
domi - 417343lui écrire blog Publié le 20/12/2006 à 19:36 supprimer cette contribution
Mais je laisse bavasser cela m'indiffère. Le prof corlow peut corriger les fautes il me rendra service. C'est son métier, pas le mien.

Quant à mon histoire revue et corrigée, elle est bien plus mieux que l'original
Joyeux Noël Corlow et ronchonne bien!
je te précise tout de même que pour un prof ne pas piger ma prose est vraiment pas normal
je vais donc t'explicationner le texte que tu piges pas trop il n'y a AUCUNE incohérence voyons suis bien:

Citation:
Entre le soleil qui n'est plus là, et les tribaux qui voient des étoiles malgré un brouillard qui ne leur permet pas de voir à plus de 20 mètres, je me perds.


Tu te perds pasque tu ne sais pas lire, voilà ce que c’est que d’apprendre à lire avec la méthode globale
J’explique corlow, reste calme.

J’ecrivais: Quand vint le milieu de l’été, ils campaient dans une vallée isolée où l’air était étrangement comme raréfié.

(tu peux constater un CHANGEMENT de LIEU et de SITUATION tu suis? )

Cela les changeaient de cette brume compacte et grise qui empêchait jour et nuit de voir plus loin qu’a 20 mètres autour de soit. (

Je précise que ça les changeaient de ne rien y voir jour et nuit, c’est limpide non?

Tous regardaient le nez en l’air car les étoiles luisaient avec une brillance que personne n’avait jamais vu auparavant.

( Conclusion: Comme l’air était raréfié et qu’il n’y avait plus de brume, ils pouvaient enfin voir les étoiles... Tu suis toujours Corlow?

La légende disait vrai, il y avait vraiment des étoiles.
Et re conclusion : il y a VRAIMENT des étoiles.

Si toi pas possible comprendre le Domi, moi rien pouvoir faire pour toi. J’ai pas trop le temps de tout relire je passe ça au correcteur auto et parfois il me change carrément les mots, mais bon, en suivant bien, on doit pouvoir s’y retrouver.

Très content de savoir que ce vieux bouc génial est encore de ce monde. J’ai sa nouvelle en bon Amerlock et c’est pas de la tarte à traduire, le slan.

Et je ne plagie JAMAIS, En général c’est 100% pur jus Domi quelque soit le forum, mais là, j’ai trouvé que ça allait bien avec ce temps d’hiver alors je lui ai emprunté son idée poussiéreuse mais je l’ai cité car j’aime pas m’approprier ce qui n’est pas à moi.

D’ailleurs cette histoire en bien plus attrayante que l’original, ne t’en déplaise. C’est pas moi qui le dit mais d’autres lecteurs Ailleurs qui ont comparé sans animosité eux!

Mais bon, on peut pas plaire à tout le monde n’est ce pas? Sans rancune.
913080 Publié le 21/12/2006 à 17:38 supprimer cette contribution
Citation:
Si toi pas possible comprendre le Domi, moi rien pouvoir faire pour toi.


toi avoir raison moi faire amende honorable
et donc moi te prier accepter mes excuses


(mais kanmême, toi pas très clair dans ton récit... )
913080 Publié le 21/12/2006 à 18:55 supprimer cette contribution
Tant que j'y suis, moi te donner un exemple de four infernal:

l'histoire ci-dessous, qui fut mon premier et dernier essai de SF, ,n'a jamais rencontré le moindre lecteur...

Pourtant, moi, je l'aime bien.

Mais je dois admettre qu'elle est nulle car non comprise.
A moi de travailler dessus...


1 582





Les androïdes RDT sont des milliers sur la face cachée de la Lune ; il y fait bien meilleur pour eux., autour de la station de recyclage.

Depuis Thomson, physicien du XIX ème siècle, l’électron n’était qu’un morceau de matière dont on pouvait mesurer la masse et la charge électrique, d’où les déductions comiques de Bohr, faisant de l’atome un petit système solaire autour duquel les électrons seraient de petites planètes gravitant alentour du noyau-soleil central.

On sait depuis la fin du XX ème que l’électron n’est pas un « morceau de matière » mais une particule, un « paquet d’ondes » , c’est-à-dire un lieu où les ondes de probabilité de présence liées à cet électron ajoutent leurs effets de manière à réaliser un « pic »…
Au XXIV ème siècle, Einstein le XI ème démontra brillamment les similitudes structurelles du temps : l’homme avait ainsi réussi à matérialiser le temps, démontrant que sa charpente était de même nature : probabiliste et ondulatoire.

Les bigots de tous bords n’ont pas manqué de redéfinir Dieu…

Les économistes triomphants ont imaginé par contre un profit supplémentaire: recycler le temps perdu, les moments abandonnés, les instants de rêverie, de repos, de « non-travail productif ».

Auprès du puits de renvoi de la station, RDT n’en finit pas, n’en finit pas d’évacuer des poussières… Poussières qui surviennent là, à ses pieds, en ce nœud intemporel, pour essayer de redevenir vivantes, et qui insistent, insistent…
Mais il a l’habitude, il résiste, évacue tranquillement, robotisé qu’il est et qu’il sera toujours, toujours, toujours, toujours, …

* * *

En cette nuit du 24 août 1572, le sang coule à flots sur mon corps qui se cache de Saint Barthélemy, le favori ce jour d’hui du Dieu tout-puissant de l’église officielle. Maman, écœurante de sang coagulant, me souffle de vivre encore sous elle, sous ses larges robes puritaines de parpaillote. Harassée, qu’elle est, vide de sens et de sang. Proteste comme elle peut, tuée par qui veut, la protestante. La lame affilée des sanguinaires est venue trancher sa glotte qui était mienne. Gorge nourricière de mon lait…
Elle est morte, disons le, décharnée et dépoulpée… C’est Maistre Clément qui me prête les mots.
Je n’ai que dix ans, cependant père m’a depuis longtemps mis à l’étude.

L’horreur semble s’apaiser mais l’odeur devient insupportable… Errant dans les rues après avoir muré de mon mieux la cave qui est désormais le caveau maternel, je suis interrogé et la seule vue du premier tourmenteur et de ses outils m’ont facilement converti.
On me trouve de bonne intelligence, surtout de bonne adresse à la calligraphie, l’enluminure, et comme pour me mortifier tout en s’assurant de mon avenir dogmatique, les fous catholiques m’affectent à un monastère. Depuis, je copie, je copie, je copie…

* * *

L’économiste averti sait aussi être fin tacticien : la possibilité technique de récupérer du temps ne doit rester connue que des plus hautes sphères planétaires. Comment expliquer à l’ingénieur en robotique de base que sa pause café est la même qui ressert tous les jours, et ne coûte rien à l’empire industriel qui l’emploie ?

Le prétexte de recherches dangereuses est diffusé pour justifier l’établissement de la station lunaire destinée au recyclage temporel uniquement servie par les robots RDT : Récupérateurs De Temps. Un par année, les historiens de l’économie n’ayant pas jugé utile de remonter au-delà de la Renaissance.
Le temps inutile est envoyé à la station, et chaque androïde affecté le balaye vers le puits d’où il repart sur Terre.

Il copie aussi, RDT, le balayage des toujours et des jamais, impassible, mécanique dans sa fonction de nettoyage. Des toujours et des jamais, il en élimine des tonnes, depuis des toujours sempiternels…

Brusquement quelque chose bloque, inopiné : c’est pas une poussière, là, mais un morceau plus épais, moins vibratoire, presque compact, plus gros que d’habitude, d’habitude, d’habitude…il examine l’élément : 1582 ? c’est bien son année.

* * *

De passage à Paris, un certain Michel Eyquem de Montaigne eut entre ses mains un de mes actes qu’il trouva à son goût. Il décide de m'emmener au hasard de ses voyages italiens, comme copiste. Donc je copie, je copie, je copie… maman égorgée depuis bientôt neuf ans. Mais cet homme est délicieux, la finesse de son esprit est singulière, même si je ne comprends pas tout.

Depuis novembre 1581, monsieur de Montaigne fait étape à Rome, à l’auberge de l’Ours, qu’il finit par trouver trop chère et nous sommes actuellement via Monte Brazio, face à l’église Santa Luca della Trinita. L'entendement de cet homme me surprend, et mon sens distingue peu ce qu’il me donne à copier, à copier, à copier…

J’ai pourtant assez de savoir pour comprendre que mon maître crut devoir embrasser la pantoufle papale de Grégoire XIII, ce putois de Pape qui juge le massacre de la Saint-Barthélemy comme une victoire éclatante et une délicieuse surprise céleste. Une médaille frappée en l’honneur de l’événement est même installée au mur de la chapelle Sixtine. Grégoire que mon maistre loue également pour son discernement, et le juste souci de ses dépenses
.
Toutefois, Montaigne ayant dû déposer copie de ses écrits au Saint-Office, certains passages avaient déplu aux services du Pontificat :
« J’entreprends seulement de me branler quand le branle me plaît. Et me promène pour me promener. »
Moi, cela m’avait plutôt mis en joie, et je m’étais particulièrement appliqué dans ma copie…
Toujours diplomate, et malgré ma colère, Monsieur de Montaigne a proposé de laisser profiter Sa Sainteté de mes talents de copiste : abandon diplomatique chez l’ennemi viscéral…


* * *

Une croquette fragile ramassée dans une main métallique. Cherchons références correctes, adéquates et idoines dans banque de données enregistrée. Il y a un espace inconnu, ici, …RDT1582 analyse… Examine sa croquette, l’androgyne, aussi stupide qu’une poule qui a trouvé un cure-dents, sans retrouver la fréquence des ondes originelles de cet élément absurde.

Il passe en mode réflexion, pourtant dangereux… Surtension dans le circuit mémoire, plasma déstabilisé mais loi numéro six cent-douze : obligation de localiser. Il commence à chauffer, à chauffer…
Il n’admet pas cette bavure de temps. Il a beau chercher, circuits secondaires inclus, il ne trouve pas de vendredi 5 octobre 1582, ni de samedi 6, ni de dimanche 7 et ainsi de suite jusqu’au vendredi 15.
Le trou conventionnel des dix jours grégoriens, il connaît, bien sûr, il a été programmé pour 1582 !. C’est justement la raison pour laquelle il ne peut admettre ni comprendre leur réapparition, puisqu’ils n’ont jamais existé !

Ses gestes ralentissent, un bourdonnement inquiétant s’échappe de ses oreilles. Inadmissible, inconcevable, pour sa logique roboteuse, ce retour des dix jours inexistants, qui donc n’ont jamais pu être ni inutiles ni recyclables .
Loi numéro quatre mille deux cent-quinze : autodestruction si blocage. L’implosion approche, tout comme il approche, à pas saccadés, du puits de vidange… et finit de plonger, le cerveau en bouillie, dans les limbes du temps matérialisé…

* * *

Moinillon romain confortable devenu, entre lutrin et écritoire, dans ma cellule glaciale je me souviens… dix ans déjà…

En ce jeudi quatrième jour du mois d’octobre de l’an mil cinq cent quatre vingt deux… je copie, je copie, je copie et ma pensée vagabonde sur les ballades de François : « Vente, gresle, gelle, j’ay mon pain cuict. »

Maman, il y a dix ans, devenait « cendre et pouldre ». Le bon Roy Henry serait témoin de mes vingt ans, s’il n’était accueilli dans Paris pour cogner sa Gabrielle de son os emmanché, l’impudique ! « Paris vaut bien une messe…. » Il se fout de qui, le Gascon, soit-disant converti ?

Je copie donc les bulles de mon pape, et celle d’aujourd’hui est étrange : nous sommes, par décret de Sa Volonté, le vendredi 15 octobre 1582, mais… hier c’était le jeudi 4 octobre !
Grégoire, treizième du nom, veut que le prochain solstice vernal tombe aux alentours du 21 mars, comme lors du premier Concile de Nicée. Son astronome lui a démontré les approximations du calendrier julien… Pourquoi pas… Sous ma bure et ma tonsure, je ne suis qu’un copiste, un copiste, un copiste… Il n’est « Ne foy que d’homme qui renie », me souffle à nouveau Villon.



Un son tintinnabulant me tire de ma rêverie reproductrice ; un petit objet métallique vient de tomber au pied de la Vierge accrochée au mur, et n’en finit pas d’onduler, comme un écu, avant de s’immobiliser. J’ai beau examiner cette plaquette ovoïde, étrangement légère, je ne comprends pas.

Sur une face je distingue une grossière gravure : RDT 1582.

La lettrine en est maladroite, et le chiffre rudimentaire. Aucune valeur. Sans doute la plaquette de signature du façonnier besogneux auteur de cette ignoble statuette qui offense quotidiennement mon âme restée huguenote.

Allons, copions, copions…




domi - 417343lui écrire blog Publié le 21/12/2006 à 20:23 supprimer cette contribution
Hé ben c'est bien Carlow, mais ça fait appel à une certaine agilité de transposition d'un chapitre à l'autre...
En tout cas moi j'aime.

S’amuser avec le temps, les mots est bien plus marrant à lire ou à écrire que de regarder la télé. Passé 35 piges on ne peut que s’y ennuyer, c’est du déjà vu ou presque.

6 chaînes ou 150 ça change rien. Seule l’écriture permet de véhiculer un florilège de situations que le lecteur IMAGINE, cela a bien plus de force que l’image, quoi qu’on dise.


La SF ne peut se lire à la va vite, il faut rentrer dedans ou ne pas la lire. C'est pourquoi cette littérature que je considère comme MAJEURE n'a plus trop de succès de nos jours où TOUT doit être pré-digéré.

Il faut flatter le lecteur, lui donner l'impression qu'il comprends TOUT et vite, sinon ça reste lecture pour originaux voir horreur, Intellos exotiques.

C'est pourquoi je n'utilise que les mots que tous utilisent chaque jour, déjà, si j'écris qu'un florilège de ceci ou cela 50% zapent le texte, 20% prennent le dico et 30% se demandent bien où sont les fleurs.

C'est comme ça, il faut donc rester simple, en tout cas c'est ce que je pense.
A d'autres époques on s'émerveillait d'apprendre et de découvrir. La nôtre est société d'abondance, le pré digéré est la règle.

Tout le monde sait tout et comprends tout. Le résultat n’est pas brillant.

Mais il reste que ta forme d'écriture est plaisante.

913080 Publié le 24/12/2006 à 17:52 supprimer cette contribution
Citation:
Hé ben c'est bien Carlow, mais ça fait appel à une certaine agilité de transposition d'un chapitre à l'autre...


ben vi: c'est exactement ce que je te reprochais, arroseur m'arrosant.

La difficulté reste d'énoncer clairement ce que nous concevons, ... péniblement!
domi - 417343lui écrire blog Publié le 26/12/2006 à 12:08 supprimer cette contribution
Bof pour moi c'est un jeu, je n'y attache aucune importance. Il est sur que si je relisais ce serait peut être mieux mais je ne suis qu'un amateur. En plus un électronicien ça ne lit plus que de l'anglais! Nous n’avons plus un seul article technique de haut niveau en french! On a le choix entre le japonais ou l’américain. C'est une véritable catastrophe. Alors l'orthographe... Mais y a pire, tu finis par penser en anglais et là, plus de vocabulaire français ne te viens à l’esprit...Voila ce que c'est que 30 années de nullités au pouvoir.

Mêmes nos chercheurs quand ils finissent par trouver kéke chose, la PREMIERE chose qu'ils font, c'est une communication en ANGLAIS à la communauté internationale.
Ce déni de ce qu'ils sont me dégoûte profondément.
Moi j’te refilerais ça en french et qu’ils se débrouillent! On le fait bien, NOUS!
Mais bon, faut bien faire avec la sottise dominante…
Lorsque nous colonisions, on forçait l’indigène à parler NOTRE langue, pas l’inverse. Les Américains font pareil! Mais ce n’est pas perçu pareil, pourtant c’est EXACTEMENT pareil.

Thomson (ST) est 100% français (70% capitaux Frenchies et 30.% Italiens) PAS UNE doc n’est éditée en français depuis plus de 12 ans c’est 100% en Anglais.
Phillips (hollandais) pareil, les autres n'en parlons pas, ils ignorent même qu'on existe.

Vivant dans un tel univers, pas facile ensuite d'écrire à l'ancienne a moins de dévorer des vieux grimoires. Pas trop mon truc. Il n'y a aucune volonté de réaction face à la puissance Américaine si critiquée mais écrasante de réussite. Ca dérange, mais c'est comme ça.

Si la langue française s'en sors, ce sera grâce aux canadiens, pas aux français, c'est en tout cas mon avis.

Même en Afrique ils commencent à baragouiner l’Anglais plutôt que le français.
La francophonie est une bouteille vide.
L'emballage est chouette, mais y a longtemps que ce qu'il y avait dedans a été bu.

Pour qu’une langue rayonne il faut que la nation qui la parle soit inventive, triomphante et conquérante. Il y a bien longtemps que nous ne sommes plus rien de tout cela.

On discute juste du sexe des anges et de notre passé soit-disant fabuleux. C’est pas ainsi qu’une langue se répand.
Bonne fêtes et magasine bien. (pas magazine) et prends soin de ton char car le gel est partout.
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