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William Shakespeare

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709689 Publié le 08/06/2007 à 10:16 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
THÉSÉE
Maintenant, belle Hippolyte, notre heure nuptiale s’avance à grands pas; quatre heureux jours vont amener une autre lune. Oh ! mais que l’ancienne me semble lente à décroître! Elle retarde mes désirs, comme une marâtre ou une douairière qui laisse sécher le revenu d’un jeune héritier.

HIPPOLYTE
Quatre jours se seront bien vite plongés dans les nuits, quatre nuits auront bien vite épuisé le temps en rêve et alors la lune, telle un arc d’argent qui vient d’être tendu dans les cieux, éclairera la nuit de nos noces solennelles.

LE SONGE D'UNE NUIT D'ETE


Je vous invite à mettre ici les vers de Shakespeare qui vous touchent...

709689 Publié le 08/06/2007 à 10:22 supprimer cette contribution
Citation:
...et alors la lune, telle un arc d’argent qui vient d’être tendu dans les cieux, éclairera la nuit de nos noces solennelles.

Brassens disait qu'avec ces quelques mots, on peut faire une semaine...

1103900 Publié le 08/06/2007 à 10:23 supprimer cette contribution
Oh merci
juste pour le plaisir de vous lire..
709689 Publié le 08/06/2007 à 18:46 supprimer cette contribution
PUCK
Voici l’heure où le lion rugit, où le loup hurle à la lune, tandis que le lourd laboureur ronfle, accablé de sa pénible tâche. Voici l’heure où les torches pétillent en s’éteignant, tandis que la chouette, par sa huée éclatante, rappelle au misérable, sur son lit de douleur, le souvenir du linceul. Voici l’heure de la nuit où les tombes, toutes larges béantes, laissent chacune échapper leur spectre, pour qu’il erre par les chemins de l’église. Et nous, fées, qui courons avec le char de la triple Hécate, fuyant la présence du soleil et suivant l’ombre comme un rêve, nous voici en liesse. Pas une souris ne troublera cette maison sacrée. Je suis envoyé en avant, avec un balai, pour en chasser la poussière derrière la porte.

Encore LE SONGE D'UNE NUIT D'ETE

J'adore!
709689 Publié le 09/06/2007 à 10:23 supprimer cette contribution

L'introduction de ROMEO ET JULIETTE

Deux familles, égales en noblesse,
Dans la belle Vérone, où nous plaçons notre scène,
Sont entraînées par d'anciennes rancunes à des rixes nouvelles
Où le sang des citoyens souille les mains des citoyens.
Des entrailles prédestinées de ces deux ennemies
A pris naissance, sous des étoiles contraires, un couple d'amoureux
Dont la ruine néfaste et lamentable
Doit ensevelir dans leur tombe l'animosité de leurs parents.
Les terribles péripéties de leur fatal amour
Et les effets de la rage obstinée de ces familles,
Que peut seule apaiser la mort de leurs enfants,
Vont en deux heures être exposés sur notre scène...


709689 Publié le 10/06/2007 à 12:35 supprimer cette contribution

En effet, xiane
709689 Publié le 10/06/2007 à 12:43 supprimer cette contribution

ROMÉO. - Il se rit des plaies, celui qui n'a jamais reçu de blessures! (Apercevant Juliette qui apparaît à une fenêtre.) Mais doucement! Quelle lumière jaillit par cette fenêtre? Voilà l'Orient, et Juliette est le soleil! Lève-toi, belle aurore, et tue la lune jalouse qui déjà languit et pâlit de douleur parce que toi, sa prêtresse, tu es plus belle qu'elle-même! Ne sois plus sa prêtresse, puisqu'elle est jalouse de toi; sa livrée de vestale est maladive et blême, et les folles seules la portent: rejette-la!... Voilà ma dame! Oh! voilà mon amour! Oh! si elle pouvait le savoir!... Que dit-elle? Rien ... Elle se tait ... Mais non; son regard parle, et je veux lui répondre... Ce n'est pas à moi qu'elle s'adresse. Deux des plus belles étoiles du ciel, ayant affaire ailleurs, adjurent ses yeux de vouloir bien resplendir dans leur sphère jusqu'à ce qu'elles reviennent. Ah ! si les étoiles se substituaient à ses yeux, en même temps que ses yeux aux étoiles, le seul éclat de ses joues ferait pâlir la clarté des astres, comme le grand jour, une lampe; et ses yeux, du haut du ciel, darderaient une telle lumière à travers les régions aériennes, que les oiseaux chanteraient, croyant que la nuit n'est plus. Voyez comme elle appuie sa joue sur sa main! Oh ! que ne suis-je le gant de cette main! Je toucherais sa joue!

JULIETTE. - Hélas!

ROMÉO. - Elle parle! Oh! Parle encore, ange resplendissant! Car tu rayonnes dans cette nuit, au-dessus de ma tête, comme le messager ailé du ciel, quand aux yeux bouleversés des mortels qui se rejettent en arrière pour le contempler, il devance les nuées paresseuses et vogue sur le sein des airs !


709689 Publié le 13/06/2007 à 10:00 supprimer cette contribution

Encore dans Roméo et Juliettte
LAURENCE (prenant une fleur dans le panier)
Le calice enfant de cette faible fleur recèle un poison et un cordial puissants : respirez-la, elle stimule et l'odorat et toutes les facultés ; goûtez-la, elle frappe de mort et le coeur et tous les sens. Deux reines ennemies sont sans cesse en lutte dans l'homme comme dans la plante, la grâce et la rude volonté ; et là où la pire prédomine, le ver de la mort a bien vite dévoré la créature.


709689 Publié le 15/06/2007 à 12:28 supprimer cette contribution

Pourquoi ai-je pensé à cet extrait aujourd'hui?
Paganel: Le bannissement Alib', le banissement!

JULIETTE. - Ils lavent ses blessures de leurs larmes ! Les miennes, je les réserve, quand les leurs seront séchées, pour le bannissement de Roméo. Ramasse ces cordes... Pauvre échelle, te voilà déçue comme moi, car Roméo est exilé : il avait fait de toi un chemin jusqu'à mon lit ; mais, restée vierge, il faut que je meure dans un virginal veuvage. À moi, cordes ! à moi, nourrice ! je vais au lit nuptial, et au lieu de Roméo, c'est le sépulcre qui prendra ma virginité.

709689 Publié le 19/06/2007 à 16:25 supprimer cette contribution
Dans HAMLET

HORATIO

Il suffit d'un atome pour troubler l'oeil de l'esprit. À l'époque la plus glorieuse et la plus florissante de Rome, un peu avant que tombât le tout-puissant Jules César, les tombeaux laissèrent échapper leurs hôtes, et les morts en linceul allèrent, poussant des cris rauques, dans les rues de Rome. On vit aussi des astres avec des queues de flamme, des rosées de sang, des signes désastreux dans le soleil, et l'astre humide sous l'influence duquel est l'empire de Neptune s'évanouit dans une éclipse, à croire que c'était le jour du jugement. Ces mêmes signes précurseurs d'événements terribles, messagers toujours en avant des destinées, prologue des catastrophes imminentes, le ciel et la terre les ont fait apparaître dans nos climats à nos compatriotes...

709689 Publié le 19/06/2007 à 17:04 supprimer cette contribution

Quoi, xiane?
1971784 Publié le 19/06/2007 à 17:24 supprimer cette contribution
709689 Publié le 20/06/2007 à 08:42 supprimer cette contribution

Une brune et une blonde sur mon fil, l'une s'endort et l'autre rit!
Et Shakespeare dans tout ça?
1971784 Publié le 20/06/2007 à 08:48 supprimer cette contribution
Citation:
Et Shakespeare dans tout ça?


là où il se trouve je pense qu'il ne doit guère émettre le moindre commentaire
709689 Publié le 21/06/2007 à 17:07 supprimer cette contribution

Quand on lit Shakespeare, on ne peut pas ne pas penser à V.Hugo ! Petit j'ai été marqué par ces vers de Victor Hugo, dans Ruy Blas:

Quel est donc ce brigand qui, là-bas, nez au vent
se carre, l' oeil au guet et la hanche en avant,
plus délabré que Job et plus fier que Bragance,
drapant sa gueuserie avec son arrogance,
et qui, froissant du poing sous sa manche en haillons
l' épée à lourd pommeau qui lui bat les talons,
promène, d' une mine altière et magistrale,
sa cape en dents de scie et ses bas en spirale ?


1472640 Publié le 28/06/2007 à 18:13 supprimer cette contribution



j'adore shakespeare, mais j'arrive pas

pas à se procurer ses romans en français .

709689 Publié le 28/06/2007 à 18:31 supprimer cette contribution

Clique ici

Ses pièces de théatres (et non romans) sont distribuées, traduites en français, un peu partout dans les pays francophones. Je pense que tu peux trouver les plus classiques (Roméo et Juliette, Songe d'une nuit d'été, Hamlet...) dans ton pays, à Casa ou Rabat dans une bonne librairie.
2011703 Publié le 15/07/2007 à 11:56 supprimer cette contribution
Citation shakespearienne

Tout nuage n'enfante pas une tempéte
et l'une de mes préferées

Les hommes de peu de mots sont les meilleurs
822053 Publié le 26/07/2007 à 22:06 supprimer cette contribution
Citation:
[/qLes hommes de peu de mots sont les meilleurs uote]
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