hommage,vrac
Forums > Plaisir d'écrireAller à la dernière page
<< Précédent |

En hommage au Vrac.

| Suivant >>
Ecrire une réponseAjouter à vos forums favoris
Gimel - 986228lui écrire blog Publié le 21/10/2005 à 17:20 Demander à la modératrice de supprimer ce forum



Que seront devenu dans une trentaine d’années des sites comme le notre ? J’ai mis le pied ici en Janvier 2004. J’ai commencé à boire le biberon sur « en Vrac » un forum ou le plaisir d’écrire n’est pas un vain mot, j’y suis depuis resté fidèle, surtout, en m’essayant à l’écriture de la poésie, quelques textes pour tout dire, d’autres pour ne rien dire en ayant cependant toujours présent à l’esprit le respect et le plaisir.

J’ai laissé libre cour à mon cerveau afin qu’il puisse fantasmer sur ce que pourrait être un site de rencontres et de partage dans les années 2030, permettez moi de vous le présenter :
1531248 Publié le 17/11/2005 à 03:17 supprimer cette contribution
Gimel
Ce genre de piège ne me dérange guère, bien au contraire.
C'est toujours un plaisir de te lire.
1489500 Publié le 17/11/2005 à 04:47 supprimer cette contribution
Gimel aux re sources encore inexplorées.
908884 Publié le 19/11/2005 à 14:47 supprimer cette contribution
merci Gimel
(j'ai bien fait de pleurer)
Gimel - 986228lui écrire blog Publié le 19/11/2005 à 18:57 supprimer cette contribution
Wuji , Marie-amélie la source risque bien de tarir, Ptitange ne pleure plus merci à vous
Gimel - 986228lui écrire blog Publié le 19/11/2005 à 19:03 supprimer cette contribution

Au nom de l’Art.


Un texte, puis deux, puis dix, puis d’autres encore passèrent les filtres du Dictrilog, sans vraiment suivre une règle bien précise, chacun voulait entendre déclamer son texte préféré. Les résultats étaient bons, mais loin d’atteindre les sensations ressenties la première fois quand ils avaient écouté le partage entre l’Ange et Gide, nos amis s’étaient essayés eux même à la diction, Sylvie avait été la première, elle avait déclamé avec clarté et profondeur « Si », le merveilleux texte de Rudyard Kipling, puis : « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage » de Joachim Du Bellay pour finir par un majestueux « Demain, dès l'aube... » Un poème des contemplations de Victor Hugo. Gwen lui avait déclamé avec une certaine réussite « Ma Bohème » d’Arthur Rimbaud et « le cheval rouge » de Jacques prévert. Joëlle que l’on pouvait imaginer déclamant du Prévert surpris tout le monde en choisissant deux merveilleux textes de Victor Hugo « Oceano Nox » et « Clair de lune ». Yann lui avait choisit « Chanson d’automne » de Paul Verlaine. Liz et Beth avaient choisi Baudelaire, Pénélope Rimbaud, Brad Aragon, Pedro nous fit partager les vers somptueux de Pablo Neruda et Max surprit tout le monde en déclamant «Litanies pour un retour » de Jacques Brel.

Cela dura quelques jours un peu comme une récréation de potaches qui se remémorent les récitations de leurs années scolaires, mais l’intérêt dans tout cela. Oh ! secondaire bien sûr, mais pourtant pas inutile, en regardant les différentes déclamations Gwen eut l’idée de faire réciter par tous le même texte, il choisit un texte relativement court, celui déclamé par Sylvie « Demain dés l’aube » de Victor Hugo

Demain, dès l'aube...*

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.


Tous s’appliquèrent pour donner le meilleur d’eux même, un peu comme s’ils faisaient un concours de diction, certains lurent le texte, d’autres le récitèrent après l’avoir mémorisé. Gwen avait volontairement déclamé le texte sur un ton de plaisanterie ce qui, il faut bien l’avouer était à l’opposé de l'atmosphère que voulait donner l’auteur. La surprise fut de constater que la sensation dégagée n’était jamais la même d’une interprétation à l’autre, la réalité de l’humeur du récitant primait sur la machine, il recommença l’expérience mais cette fois, sans diction directe, il saisit le texte qu’il fit déclamer par les hologrammes 3D de nos amis et lorsqu’ils regardèrent les résultats, ils purent constater que les dictions si elles étaient personnalisées par les voix, elles exprimaient toutes la même atmosphère de tristesse qui était sûrement celle que l’auteur avait voulu transcrire. Il en conclut donc que la machine était d’une précision diabolique, l’analyse des mots par l’ordinateur permettait de transcrire l’ambiance idéale du texte.

A la lumière de ces expériences nos amis décidèrent de constituer une véritable collection des poèmes des grands auteurs, ils devaient pour y parvenir trouver quelques membres du VRAC des deux sexes ayant une diction proche de la perfection, Ils trouvèrent : Georges Des Crinières ancien sociétaire de la comédie française, les acteurs et actrices célèbres : Juliette Cinoche, Isabelle Lajaunie et Audrey Fautou, Jean Paul Bolmendo, Gérard Des Centdieux, tous membres du VRAC depuis de nombreuses années utilisant le Photrilog non pas de manière régulières, mais bien souvent pour se retrouver ensemble, allez savoir, peut-être pour parler métier ?

Yann décida de les contacter pour leur proposer une rencontre. Du côté des hommes, Georges Des Crinières souffrant déclina l’invitation, pour les femmes, Isabelle Lajaunie rejeta vivement la proposition sous prétexte d’un été funeste, peut-être même meurtrier.

La rencontre eut lieu le 1er Juin 2041, Yann présenta les membres du VRAC qui étaient avec lui, tout d’abord l’Ange la fondatrice, Sylvie et Gwen responsables de la mise en place du Dictrilog, il dressa un bref résumé des travaux de Gwen, parla ensuite du but recherché et de la manière d’y parvenir en précisant que le VRAC avait besoin de leurs concours. Nos professionnels de la diction ne semblaient pas vraiment enthousiastes, ce fut avec son accent inimitable que Jean Paul Bolmendo dit :

« Ah tu sais mon p’tit, que tu prennes Gégé, Juju la belle Audrey et pis moi, nous sommes plus des premières mains y’a d’l’usure mon p’tit père, alors pour dire tout ça et j’te parle pas d’apprendre c’est trop ardu, pourtant il faut r’connaître, l’idée du Gwen c’est une sacrée bonne idée.. »

Ils disaient ça, mais en fait, on pouvait voir briller leurs yeux à l’idée de déclamer de nouveau les grands classiques, ils étaient bien un peu cabotins à l’image de tous les saltimbanques qui n’acceptaient jamais la première fois juste pour qu’on les prient un peu pour flatter leurs ego, il convenait donc de les flatter pour les faire accepter non pas de déclamer eux-mêmes, mais d’autoriser l’utilisation de leurs hologramme 3D pour déclamer une grande quantité des chefs d’œuvre de la poésie et même les grands classiques tel les pièces de Molière et bien d’autres. Yann s’en tira très bien et c’est presque sans difficultés qu’ils acceptèrent l’idée de laisser faire la machine en associant cependant leurs noms, leurs voix et leurs jeux de scène aux chefs d’œuvre des plus grands.

Il proposa alors de faire un petit test pour bien leur montrer que la machine ne pouvait pas les trahir, en fait Gwen avait déjà préparé à l’aide du Dictrilog quelques textes pour chacun d’entre eux, son choix bien sûr n’avait pas été fait n’importe comment, il avait demandé à chacun d’eux de choisir un texte :

A Juliette Cinoche, il fit déclamer
« A Aimée d'Alton » d’Alfred De Musset

Déesse aux yeux d'azur, aux épaules d'albâtre,
Belle muse païenne au sourire adoré,
Viens, laisse-moi presser de ma lèvre idolâtre
Ton front qui resplendit sous un pampre doré.

Vois-tu ce vert sentier qui mène à la colline ?
Là, je t'embrasserai sous le clair firmament,
Et de la tiède nuit la lueur argentine
Sur tes contours divins flottera mollement.


A Audrey Fautou
« Les Rois Mages » d’Edmond Rostand

Ils perdirent l'étoile, un soir ; pourquoi perd-on
L'étoile ? Pour l'avoir parfois trop regardée,
Les deux rois blancs, étant des savants de Chaldée,
Tracèrent sur le sol des cercles au bâton.
Ils firent des calculs, grattèrent leur menton,
Mais l'étoile avait fuit, comme fuit une idée.
Et ces hommes dont l'âme eût soif d'être guidée
Pleurèrent, en dressant des tentes de coton.
Mais le pauvre Roi noir, méprisé des deux autres,
Se dit "Pensons aux soifs qui ne sont pas les nôtres,
Il faut donner quand même à boire aux animaux."
Et, tandis qu'il tenait son seau d'eau par son anse,
Dans l'humble rond de ciel où buvaient les chameaux
Il vit l'étoile d'or, qui dansait en silence.


A Jean Paul Bolmendo, il fit déclamer le début de l’acte 1 scène 4 du « CID » de Corneille

« Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
Mon bras qu'avec respect tout l'Espagne admire,
Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,….. »


A Gérard Des Centdieux la tirade des nez de « Cyrano de Bergerac » d’Edmond Rostand

Ah ! Non ! C’est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... Oh! Dieu!... bien des choses en somme.
En variant le ton, par exemple, tenez:
Agressif: " Moi, Monsieur, si j'avais un tel nez,
Il faudrait sur le champ que je me l'amputasse ! "
Amical: " Mais il doit tremper dans votre tasse !
Pour boire, faites vous fabriquer un hanap! "
Descriptif: " C'est un roc ! . .. c'est un pic ! . . . c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap ?. .. C'est une péninsule ! "


Et ils se regardèrent, ébahis sûrement, troublés certainement, n’arrivant pas à croire leurs yeux et leurs oreilles et ils s’interrogèrent mutuellement, juste pour savoir, s’ils n’avaient pas rêvé et ce fut sans mots dire qu’ils approuvèrent le test. Ils donnèrent leur accord pour que leurs voix et leurs noms soient liés à ce projet qu’ils qualifièrent de révolutionnaire.
Juste avant de se séparer Jean Paul Bolmendo qui semblait le plus bavard des quatre dit à L’Ange ;

« J’le trouve mignon moi ce p’tit couple, Sylvie et Gwen je crois, on ne pouvait pas leur refuser ce plaisir aux tourtereaux…. »

Pour nos amis c’était un soulagement, ils allaient pouvoir commencer à collecter les œuvres poétiques des grandes plumes des siècles passés, le début d’une monumentale collection d’œuvres qui n’étaient pour l’instant hélas consultées que par quelques initiés, mais le Dictrilog allait changez la donne. Bien sûr ils n’avaient que quatre voix pour déclamer ces œuvres, mais d’autres grands noms de la scène viendraient sûrement se mêler aux premiers à l’idée d’avoir leurs noms associés aux chefs d’œuvre de la littérature.

La deuxième partie du projet était en marche, mais Gwen et Sylvie travaillaient dur sur les textes de l’ancien Vrac, presque tous les textes de Gide avaient été saisis, toujours hélas d’une manière brute aucune solution n’était apparue pour conserver les présentations originales, Sylvie rassurait Gwen en lui disant que l’apparence restait secondaire, mais il ne pouvait s’empêcher de dire :

« Je trouverais, je le sais, je le sens…. »

A petits pas ou à grandes enjambées le VRAC suivait sa route sans jamais dévier avec un seul mot d’ordre servir pour le bien de tous.






*Demain, dès l'aube... Les contemplations Les Regrets : Victor Hugo (1802-1885)
1301487 Publié le 19/11/2005 à 19:13 supprimer cette contribution
Gimel
Trop fort !
687672 Publié le 20/11/2005 à 00:46 supprimer cette contribution
mes hommages
1050988 Publié le 20/11/2005 à 03:10 supprimer cette contribution
Je viens très peu maintenant, travail oblige mais quel plaisir quand je le fait de pouvoir lire de telles merveilles sur mes topics préférés.Merci pour ce bonheur de découvrir et redécouvrir à chaques venues de si beaux écrits.
Bravo l' Artiste, bravo Gimel et encore merci.

696121 Publié le 20/11/2005 à 03:22 supprimer cette contribution
Coucou Ame de.... ça fait un bail

Et les vrackeus
1489500 Publié le 20/11/2005 à 09:17 supprimer cette contribution
C’est toujours un immense plaisir de te lire Gimel

Bisous et bon dimanche à toutes et tous
908884 Publié le 20/11/2005 à 12:01 supprimer cette contribution
Citation:
la source risque bien de tarir,

la preuve que non !
merci encore, Gi..mel ( failli écrire Gide)
et puis si t'es à sec, un tour aux cascades et hop !
et puis Yann cherche encore alors...
Gimel - 986228lui écrire blog Publié le 20/11/2005 à 20:44 supprimer cette contribution

Féline , Comète , Perle merveilleux texte je vais te le passer au Dictrilog afin qu’il perde le noir de l’enfer Ame-de et toi belle Dora , Marie-amélie et toi Ptitange un peu froides mes cascades, elles commencent à dessiner leurs premières arabesques de cristal
Gimel - 986228lui écrire blog Publié le 20/11/2005 à 20:50 supprimer cette contribution

Renaissance du passé.

Les derniers jours de cet été 2041 avaient laissé la place à son homologue indien, la prémonition d’un été meurtrier d’Isabelle Lajaunie s’étaient avérée des plus fausse, peut-être vivait elle dans ses souvenirs et rêvait elle encore du beau Pin-Pon ou bien encore d’une Camille Claudel, puisqu’elle prétendait allez se reposer à Ville-Evrard, puis à l'Hôpital de Montdevergues ou bien à Montfavet. Au VRAC la constitution de la collection d’œuvres poétiques et littéraires avançait à grands pas de nouvelles voix étaient venues s’ajouter au quatre du début, certains grands artistes qui n’étaient pas membres du VRAC vinrent même s’y inscrire pour pouvoir figurer parmi les grands récitants une cinquantaine d’acteurs prêtaient ainsi leurs voix pour cette œuvre qui devenait de jours en jours ainsi plus diversifiée. Il y eut bien quelques accrocs comme cet acteur bien connu, Fabrice Duchini non membre du VRAC qui s’était présenté pour déclamer Céline et La Fontaine, mais qui exigeait d’être le seul à le faire, devant le refus d’une exclusivité, il menaça nos amis d’un procès retentissant sans suite bien entendu.


Tous les textes de Gide ainsi que ceux de l’Ange étaient aller rejoindre cette collection, une différence cependant, non seulement c’étaient les seuls textes pour le moment déclamés par les auteurs eux même, mais en plus, un couple d’acteurs célébres avaient souhaité les déclamer, il s’agissait de Pierre Artity pour Gide et Evelyne Mouix pour l’Ange. Nos amis, forts de cette reconnaissance estimaient que Gide et l’Ange avaient leurs places parmi les grands, et ils refusaient à quiconque le droit de dire qu’il manquaient d’objectivité.

Au regard du travail accompli, compte tenu des objectifs initiaux on pouvait penser que le projet du Dictrilog était complètement et parfaitement abouti, il n’en était rien. Pour Gwen, il n’était pas question de mettre un point final à son projet, il butait toujours sur la présentation des textes pour la saisie, et c’était pour lui un point d’honneur de résoudre cette énigme. L’espoir intervint lors de la saisie d’un poème de Gide ;

ROSE


Tu m’entrouvres ta robe déjà dés le matin
Ton odeur m’enivre aussi bien qu’un parfum
A vouloir te saisir je me piquerais les mains
Laisse moi t’admirer pour apaiser ma faim

En m’approchant plus prés je distingue ton cœur
Où des graines d’amour attendent avec bonheur
Qu’une présence étrangère vienne les féconder
Afin de reproduire ta majestueuse beauté

Envahit l’univers de tes graines nourricières
Epure de ton parfum les miasmes de l’enfer
Et colore nous la vie de ta robe éphémère

Si je t’ôte la vie ne soit pas en colère
Je t’offre cet écrin en cristal ou en verre
Pour toi la belle rose, la reine de la terre.


Pour allez plus vite, Gwen fit un copié collé du texte, il le fit passer par le filtre du Dictrilog pour en écouter le rendu, c’était parfait, il allait passer aux textes suivants quand brusquement, il s’arrêta, quelque chose était inhabituel, il semblait ne pas savoir quoi, il appela Sylvie et lui dit :

« Ecoute, regarde et dis moi si tu ne trouve pas quelque chose de bizarre… »

Sylvie écouta une première fois, une seconde et dit à Gwen

« Je ne vois rien, c’est parfait comme d’habitude, mais… attends… non ! Ce n’est pas vrai, tu as trouvé, tu es génial. »

Sylvie venait de voir l’écran de Gwen, pendant la diction, les mots se surlignaient comme pour les systèmes de Karaoké, et elle venait de s’apercevoir que le poème de Gide avait conservé sur l’écran sa présentation originale. Gwen fit repasser le texte, la diction était parfaite et fonctionnait sur une bonne présentation écrite. Il dit à Sylvie.

« Tu vois ma jolie j’ai cherché midi à quatorze heure, alors qu’il suffit juste de faire un copié collé du texte original et de régler la taille de la police, alors non je ne suis pas génial, à cause de mes erreurs, nous avons perdu un temps fou à retaper les poèmes en lignes, et le pire, si en pratiquant au plus simple, le résultat est bon, je ne sais toujours pas ou j’ai fait l’erreur dans la saisie, alors il est plutôt nul le Gwen tu crois pas ? »

Sylvie lui faisait non de la tête, elle l’embrassa et lui dit à l’oreille :

« Tu as trouvé la solution, et c’est ça le plus important. »

En fait, cette trouvaille était capitale, car pour la partie finale du projet, qui consistait a faire migrer les premières années du Vrac vers le Dictrilog, c’était des milliers de pages qu’il convenait de saisir, bien sûr des centaines de mains volontaires étaient prêtes à s’activer pour pouvoir faire sortir ces merveilleux échanges des placards du VRAC ou elles dormaient depuis près de quarante ans. En deux mois, les quinze mille premières contributions furent saisies. Gwen se remémorait les propos de Yann :

« Tu peux donc pratiquement reconstituer à 90% les échanges du Vrac de ces années là, soit sous la forme simple du Photholog, soit un mixte Photholog Photrilog pour ceux qui sont encore vivants. »

En fait, ses calculs étaient bons, le premier essai fut un peu décevant, non pas pour la bande son, Gwen pensait aux propos de l’Ange :

« J’ai même pensé qu’il s’agissait d’une discussion que nous avions eu il y a près de quarante ans »

Les discussions étaient bel et bien en train de revivre, mais, parce qu’il y a souvent un mais, lors du passage à l’image, la cohabitation entre ceux qui avaient connu le Photrilog et ceux qui étaient resté au Photholog était franchement décevante, d’un côté un hologramme en 3D, de l’autre une photo toute simple et il était impossible de modifier leurs apparences, du moins pour tous ceux qui n’étaient plus de ce monde. Il fallait donc faire avec, surtout qu’au fil des pages on pouvait se rendre compte que le nombre d’intervenants dotés seulement d’un profil version Photholog allaient en diminuant et disparaissaient presque complètement vers le milieu de l’année 2005. Il y avait une chose que nos amis n’arrivaient pas encore à transcrire il s’agissait des Smileys, comment pouvaient ils faire pour faire rire applaudir les intervenants, c’était un grand mystère.

Pour tous nos amis, le Dictrilog était une réussite, non seulement on pouvait à loisir écouter Gide déclamer ses poèmes, on pouvait aussi revivre les années qui avaient vu naître le Vrac de l’Ange, mais en plus la collection des œuvres poétiques et littéraires déclamées par les plus belles voix des ténors du monde du spectacle était maintenant d’une richesse incommensurable, son succès n’avait pas tardé à faire la conquête de nombreux internautes qui non seulement s’extasiaient devant cette grande quantité d’œuvres, mais participaient d’une manière indirecte en réclamant tel ou tel texte qu’ils ne trouvaient pas dans le catalogue. Gwen ne semblait pas complètement satisfait, le décryptage des Smileys lui restait au travers de la gorge, ce fut l’Ange qui vint à son secours, elle était venue pour visionner quelques pages de son Vrac, contente d’avoir revu ces belles pages d’histoire, elle remercia Gwen pour son travail qu’elle trouvait merveilleusement bien achevé. Gwen lui dit d’un air triste :

« Non l’Ange, je n’arrive pas à décrypter les Smileys et je trouve que c’est vraiment dommage »

L’Ange lui répondit :

« Ecoute Gwen, j’aime pas te voir avec cette tête d’enterrement, je ne sais pas si tu le sais, mais à l’époque des Smileys, il y avait au Vrac l’un de nous qui était vraiment le spécialiste, si tu veux je peux l’appeler pour lui dire qu’il vienne t’en parler, je suis sûr il en sera très heureux et peut-être qu’avec lui tu vas trouver une solution »

Et c’est ainsi que le lendemain, Gwen et Tino se retrouvèrent à compulser le seul dossier qui devait encore exister et qui contenait tous les secrets des Smileys. Tino était intarissable, ce jour la, Gwen eut droit à un véritable cours sur les Smileys, il pouvait voir des planches entières de ces émoticons, bien sûr il y trouva tous ceux qu’il avait déjà rencontrés dans le Vrac, plus d’autres qu’il n’avait jamais vus. Mais il n’entrevoyait pas de solution à son problème et quand il en fit part à Tino, celui-ci lui dit :

« Gwen, tu peux pas t’imaginer le plaisir que tu me donnes en voulant faire revivre mes Smileys, j’ai là un dernier document, et je crois bien qu’il va te permettre de résoudre ton fameux problème, vois tu si dans les pages du Vrac toi tu vois un petit bonhomme qui danse qui applaudis etc. etc. En réalité, ces smileys sont des mots, chacun d’eux représente un mot et je pense que si tu saisis le mot dans un dossier expression, ton hologramme va prendre l’expression que tu auras transcrite, il enverra un baiser, il applaudiras etc. etc. »

Gwen avait retrouvé le sourire, il sauta littéralement sur son clavier, pris une page au hasard et commença à transformer les smileys en mots en les codant pour qu’ils soient transcrits non pas en phrases mais en expressions, Tino le regardait faire, amusé. Gwen venait de terminer une page, il enclencha le Dictrilog et ils regardèrent, écoutèrent, une fois, puis deux, ils étaient morts de rire, les hologrammes des intervenants envoyaient des baisers, applaudissaient , se tapaient sur la tête, dansaient, la transcription était parfaite. Gwen sauta au cou de Tino et lui dit :

« Monsieur Tino, merci à vous, vous êtes un homme génial, grâce à vous je peux enfin dire que pour ce qui concerne le Dictrilog ma mission est accomplie.. »

La Vrac’attitude, c’est aussi cela, ne jamais abandonner, impossible n’existe pas dans le grand livre du VRAC.


687672 Publié le 21/11/2005 à 01:28 supprimer cette contribution
Ah le Duchini et sa diction !

Oh ! j’ai mis un smiley
1489500 Publié le 21/11/2005 à 12:59 supprimer cette contribution
Et elle continue, la belle Aventure
Gimel - 986228lui écrire blog Publié le 23/11/2005 à 16:03 supprimer cette contribution
Perle, Cométe, Marie-amélie merci les filles commencer une histoire, n'est pas le plus difficile mais il faut bien un jour mettre le point final
Gimel - 986228lui écrire blog Publié le 23/11/2005 à 16:06 supprimer cette contribution

Epilogue


Mission belle et bien accomplie, c’était bien une réalité, pour cette fin d’année 2041. Le Vrac écrit vivait sa révolution, nos amis ne se lassaient pas de revivre ces pages d’histoire. Revoir tous les talents des années 2000 déclamer leurs contributions, entendre les rires voir les clins d’œil échangés donnait une image tendre mais réelle des affinités qui avaient pu naître entre certains. L’Ange qui venait souvent visionner ces ou ses souvenirs voyait d’un autre œil le comportement de ceux qui échangeaient avec elle à l’époque, tendresse, amour aussi mais également concupiscence, rien n’échappait au Dictrilog. Il y avait aussi les moments de révolte et même des moments de tristesse, les larmes coulaient parfois. Elle pensait que si le Dictrilog avait existé à cette époque, il aurait sûrement évité de faire le lit des traîtres qui abusaient trop souvent de la naïveté de certains internautes et en particulier des femmes. Les belles promesses derrière l’écran cachaient bien trop souvent des intentions pas bien honnêtes. Combien s’étaient laissées prendre au piège de belles promesses, de soit disant princes charmants qui n’étaient en fait que des mythomanes se cachant derrière un profil tronqué à leur avantage, derrière des promesses enflammées qui s’éteignaient aussi vite qu’une misérable allumette. Bien sûr de belles histoires étaient nées, mais pour une heureuse combien de déceptions, de pleurs de larmes de chutes sans fin dans les affres de la dépression.
En éteignant son ordinateur, l’Ange pensait au chemin accompli depuis ce jour de décembre 2003 ou elle avait imaginé son forum en Vrac depuis ces premiers mots tapés sur son clavier : « un ch'tit forum pour le plaisir de lire des mots en vrac……. » Presque quarante années s’étaient écoulées avec des progrès extraordinaires, mais toujours une seule idée comme disait Gide avoir la Vrac’attitude. Alors oui, elle était fière du travail accompli par elle et les anciens, et par cette magnifique équipe des jeunes qui avait repris le flambeau avec la même volonté servir les autres sans calculs, pour le fun et aujourd’hui le VRAC pouvait continuer son chemin sans craintes pour le bonheur de tous.

Fin


1243313 Publié le 23/11/2005 à 17:58 supprimer cette contribution
Gimeeeeeeeeeeeeeeeeeellll...non mais tu vas te faire et à en pleurer ... tu veux bien convoquer tes neuronnes et ne pas nous laisser sur cette FAIM !
bravo poète ! Tu n'as plus qu'à rassembler le tout et le faire éditer !

Reiyelle - 1087283lui écrire blog Publié le 23/11/2005 à 18:16 supprimer cette contribution
mon cancre là,;.. et Gimel hummmmmm mes deux poètes.....
1243313 Publié le 23/11/2005 à 18:41 supprimer cette contribution
Reiyelle qui chancelle pour une parcelle de rêve ...
1475347 Publié le 23/11/2005 à 22:33 supprimer cette contribution
Citation:
A petits pas ou à grandes enjambées le VRAC suivait sa route sans jamais dévier avec un seul mot d’ordre servir pour le bien de tous

1489500 Publié le 24/11/2005 à 09:53 supprimer cette contribution
Citation:
toujours une seule idée comme disait Gide avoir la Vrac’attitude

908884 Publié le 24/11/2005 à 19:25 supprimer cette contribution
et même si je pleurais toutes les armes de mon corps
n'y voyez pas de larmes, ce somptueux décor
planté là par un Gide à la plume délayée
n'a fait que nous ouvrir les yeux sur la beauté

un ami écrivain qui nous a enchantés
le temps d'une balade dans un futur vraqué
des créagitations de Gimel on admire
l'envolée et le verbe qui nous fit parfois rire

la grandeur de son âme se mesure en ses mots
qui nous firent rêver chaque jour dans le beau
merci encore à toi, l'homme de si belle plume
d'avoir ouverts nos coeurs à ce grand monume..


HAN !!!!! c'est fini


1489500 Publié le 24/11/2005 à 21:59 supprimer cette contribution
Citation:
la grandeur de son âme se mesure en ses mots


808826 Publié le 24/11/2005 à 22:01 supprimer cette contribution
haut hisse! han, han,
allez du nerf, an avant,
le vent tourne à notre faveur,
forumiens et vraqueurs,

par vents et tempettes,
dans le verbe faisons trmpettes,
l'eau est si bonne,
quand de bon coeur on la donne,

n'en soyez pas avares,
changer votre regard,
sur ce monde de multinationnales,
qui nous rendent la vie infernale,

allons de vague en vague,
les mauvaises branches s'élaguent,
pour ne laisser que des porteuses,
de fruits à la pulpe jûteuse,

jugez-en par vous mêmes,
ici on a bel et bien vaincu la flegme,
des que j'y mèle, perle, ...et p'tits anges,
de rire ou de coup de coeur nous alongent,

bons pour le compte, sans être ko,
juste parceque ça fait chaud,
au coeur,...
loin de la haine et des rancoeurs,

merci à vous tous,
l'amour ne s'achête pas, au flouss*
hé oui, bien que ce soit gratuit,
c'est pas facile de conquérir les coeurs d'autruis.


Gimel - 986228lui écrire blog Publié le 26/11/2005 à 12:50 supprimer cette contribution
Jmarc, Reiyelle, Perle, Yaourt, Marie-amélie, Ptitange, Pot merci a vous toutes et tous . Merci aussi à toutes celles et ceux qui sont passées ici , à celles et ceux qui ont lu . J’ai apprécié votre compagnie tout au long de ces pages.
Un merci tout particulier pour toi Ptitange , sans toi et ton en Vrac cette « balade dans un futur vraqué » n’existerait pas.

On dit souvent tout finit par des chansons, je chante trop faux, je finirais donc par un petit poème:


Rêve pour une vie meilleure.


J’ai refermé la ligne, pas la vrac’attitude
Et si ces quelques mots n’étaient que le prélude ?
Le prélude d’un rêve pour une vie meilleure,
Pour une vie ici, ou une vie ailleurs.

Le songe d’un instant qui vivait sous ma plume,
Estompant chaque jour de mon cerveau la brume.
Vous emporter sans craintes, d’aujourd’hui à demain
Par quelques inventions, qui nous tendent la main.

Un hologramme qui parle juste en trois dimensions,
Lépine l’accepterait parmi ses inventions.
L’utopie dans l’histoire, travail et puis argent,
Abolir ces maux la, ferait des mécontents.

J’ai rêvé bien souvent pour écrire toutes ces lignes,
C’était un pied de nez au destin, comme un signe.
En effaçant les ans, nous pourrions vivre mille ans
La vieillesse fout l’camp, je rêve comme l’enfant.

Rêver fiction, action, jamais malédiction,
Vous avez dans vos cœurs l’unique solution.



1531248 Publié le 28/11/2005 à 03:00 supprimer cette contribution
Mr Gimel,
Je m'etais absenté quelques jours, et voilà qu'à mon retour, je prends a nouveau plaisir à lire les pages qui construisait le Vrac, 3 pages de retard valant plus que 3 fois le bonheur de te lire.
Tu m'as leurré un jour en me signalant la fin et aujourd'hui je découvre qu'il est là, bel et bien là, ce mot !
Il devait arriver, et comme dit le proverbe, toutes les bonnes choses ont une fin.
C'était une bonne initiative de ta part, toi le poète, par amour pour tes lecteurs et pour un monde meilleur, ta plume s'est prise au jeu et nous a déversé de beaux mots, de belles lignes, de beaux reves.
C'est comme un reve qui s'estompe mais qui continuera de vivre et vibrer dans nos coeurs.
Encore mille fois MERCI à toi, j'ai apprécié tes mots et j'apprécie ta personnalité.

WuJi
687672 Publié le 28/11/2005 à 10:20 supprimer cette contribution
Un grand moment Gimel.
Merci à toi et merci à l’Ange.

Toujours un peu triste une fin mais quelle aventure ! A lire et à relire.

et sans réserve !!!!!
1489500 Publié le 28/11/2005 à 17:08 supprimer cette contribution
Mon rêve, la contagion de la vrac'attitude...
Encore et encore merci à toi Ptitange et Gimel pour le Vrai Respect de l'Amitié Complice...
1036308 Publié le 06/12/2005 à 17:11 supprimer cette contribution
A vous tous qui avez honoré de votre plume ce vrac, merci pour ces moments,de suspens d'amitiés et de rêves,ce furent des heures de lecture passionnante
<<Première | <Précédente | 3 | 4 | 5 | Page 6 | 7

Forums > Plaisir d'écrire Ecrire une contribution Retour au début de la page


<< Précédent | En hommage au Vrac.| Suivant >>

Accueil | Conditions générales | FAQ | Contact | Créé par CAPIT
 Accueil
 Mon Menu Perso
 Rencontre
 Messagerie
 Chat
 Espace membre
 Expressions

 Vos textes
 Concours

 Poésie
 Les Auteurs
 Le top 30

 Déclaration d'amour
 Les Auteurs
 Le top 30

 Albums photos
 le top 30

 Plaisir d'écrire
 Plaisir de lire

 Les chansons
 Les contes
 Les nouvelles
 Les journaux
 Les discours
 Les présentations
 Les chroniques

 Forum
 Santé
 Sexualité
 Mariage
 Astrologie
 Jeux
 Voyager
 Humour
 Editorial
9 connectés au chat
31 connectés au total
Consulter l'annonce
ajouter aux favoris En hommage au Vrac.