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une si longue lettre(suite)

Impression :

(Détail)
Je me sentais dans un rêve, même bien longtemps après que tu sois parti je n’ y croyais toujours pas. Je ne sais pas comment expliquer cela, seulement qu’au fond de moi-même, je n’arrivais pas à comprendre pourquoi ton choix s’etait porté sur moi. Quelle bonne action avais-je menée pour que Dieu me recompense de la sorte. J’étais comblé. J’étais aussi surpris de te voir si « bandite », tu ne te sentais nullement géné comme si on se connaissaient depuis des années, mais tu savais garder toute ta pudeur. Tu étais si sensuelle ! Oh ! Que j’aimerais vivre de nouveau cet instant ! Ce qui m’a le plus marqué chez toi, c’est que tu étais prête à toutes les folies pour moi. Tu te rappelles quand tu es arrivée chez à ma fête de génération il t’a fallu un sacré culot. Je ne garde que de bons souvenirs de Boudaville.
Je me souviens en outre de notre première dispute. Ce fut lorsque tu déchiras la photo de mon ex-petite amie. Je te le jure ici que je n’avais aucune colère contre toi, du moins pas comme tu le croyais. J’avais plutôt de l’amour pour toi. Je savais mieux que quiconque que la jalousie est une belle preuve d’amour. J’étais plutôt heureux de savpoir que tu m’aimais et je n’avais pas été très honnête envers toi car je t’ai laissé croire que je t’en voulais. Tu te souviens ? Tu n’as pas eu à t’excuser. Après notre accrochage verbal, quand nous nous sommes revus, j’étais devenu identique aux autres jours. Tu me semblais si innocente et si fragile ! J’aurais aimé tu reste ainsi toute la vie, je serais resté éperduement amoureux de toi toute ma vie.
Je me souviens aussi que partout où nous passions, tous savaient le genre de relation qui nous liait, comme si nous le communiquions à tous ? Il y avait une grande complicité et une harmonie extra entre nous. J’étais fier de nous et je nous croyais invincibles, invulnérables brefs, je nous croyais éternels. Je n’aurais jamais imaginé que notre relation était aussi fragile et je me demande si ce n’est ta faiblesse qui a fragilisé cette relation.
Cette phrase m’a fait aussi revivre un temps soit peu la passion qui nous animait et celle qui nous anime aujourd’hui si passion il y a. Cette phrase m’a fait médité sur nos débuts jusqu’à maintenant, fort j’ai été parce que j’ai pu retenir mes larmes. Ce si beau joyau qui était entre nous a perdu son éclat. Notre merveilleux couple est en declin, il sombre si ce n’est dejà fait. J’ai eu mal au cœur, mal dans le plus profond de mon être. Pourquoi cela m’arrive-t-il ? Pourquoi à moi ? Qu’ai-je fais pour mériter un châtiment aussi sévère. Vraiment le bonheur n’est pas éternel. Rien n’est éternel si ce n’est Dieu. Une question m’est venue à l’esprit : « Pourquoi construire si c’est pour détruire ? ».
En fait notre mésaventure a commecée quand tu as quitté Badouville pour Abidjan, précisement lorsque tu es venu me voitr avec ta cousine Carla. Ce jour-là tu m’as fais une confidence sur Oumar, et ce jour-là beaucoup de chose se sont envolées en moi. La crainte s’est emparée de mon âme, je t’ai vu t’éloigner de moi sans que je pu faire quelque chose. Je savais qu’il s’était passé beaucoup plus que tu m’en avais parlé. A ce moment, j’ai su que plus rien ne serait pareil entre nous. Toutes mes illusions venaient de se briser. Tous mes espoirs envolés en quelques secondes. Je t’avais créé dans ma tête comme une femme idéale, comme la femme parfaite au monde. Je n’avais aucune crainte d’être trompé par toi, tellement j’avais confiance en toi. L’amour m’avais complètement aveuglé et abruti. Avec toi j’avais totalement oublié le vrai visage feminin. En effet tu avais réhaussé et revalorisé l’image des femmes à mes yeux. Je respectais de nouveau la femme et je croyais en elles. Tu sais quoi, quand on a demandé à Socrate pourquoi le choix d’une femme de très petite taille, il a répondu : « De deux (2) maux, il faut choisir le moindre. ». Moi je ne voyais pas la femme de cet œil-là, et j’ai été surpris. L’autre disait : « l’amour est le plus grand ennemi de la raison », ce n’est maintenant que je le comprend puisqu’au lieu de prendre les decisions qui s’imposaient rien n’y fi. J’ai été faible et cela se comprenait : j’étais fou amoureux de toi. J’ai donc lutté pour te garder au détriement de ma dignité car j’étais sublime. Je trouvais inconcevable de laisser mourir un si bel amour. Au début, je me donnais raison d’avoir fait parler mon cœur car, par la suite nous avons vécu beaucoup d’aventures aussi passionnantes que celles de Boudaville. Tu aimais t’adosser sur moi en public et j’aimais beaucoup cela. Aujourd’hui tout cela me manque énormement. Tu m’as habitué à un train de vie que je ne retrouve plus. Tu étais si fier de moi et me présentais à tous tes amis comme si tu voulais que tout le monde entier sache que nous nous aimions. Une fois de plus, tu m’as fais baisser ma garde, j’ai de nouveau eu confiance en toi avec un peu de reserve certes, mais je te faisais confiance de nouveau; l’espoir avaiçt rejailli de mon âme.
Tu as joué un rôle déterminant dans ma vie en ce moment-là car après le BAC j’ai eu beaucoup de problèmes et je me demande ce que je serais devenu sans toi. Tu étais mon seul reconfort. J’étais comme quelqu'un à qui on avait tous pris même son honneur et qui s’exclamme : « je n’ai plus rien dans ma vie ». Mais le mot vie l’amène à realiser qu’il lui reste encore quleque chose :"la vie". C’est ainsi que tu comptais dans mon existence. Comme la plus belle qui soit ont oublié de prendre ou ne pouvaient me le prendre. Avec toi je ne simulais rien.
Puis j’ai de nouveau recommencé à te sentir distante, absente, infidèle. J’avais l’intution qu’il se passait des choses dans mon dos et, le sentiment que tu ne me disais plus la vérité. J’en souffrais énormement. J’aurais aimé retrouver la confiance que je te portais à Boudaville pour ne plus avoir à penser et à imaginer des choses quand tu n’étais pas avec moi. L’amour est tellement merveilleux, mais la souffrance qui en découle est très pénible. J’ai souffert de ton infidélité ; j’ai failli craquer. Les conséquences ont été lourdes, j’ai évité de justesse la dépression. Je n’avais plus goût à la vie. Les études ne me disaient quasiment rien et la sagesse ne m’habitait plus. La souffrance était si forte que je ne pouvais plus crier. Comme on le dit : « les grandes douleurs sont muettes » mais je me suis enkysté. Je suis devenu froid, livide, amorphe. Je suis devenu comme anesthésié. Je n’étais plus le jeune garçon de 3e dont j’étais si fier. Pour avoir accepté cette situation j’ai tout perdu : ma dignité, mon étique, mon caractère, ma personnalité et comme si ce n’était pas assez, je t’ai perdu toi aussi.
Tu te souviens le jour où tu m’as fais toutes ces confidences (sur Oumar, Yacou, le fesciste, celui que tu m’as présenté comme l’inconnu du car), j’ai encaissé ce jour-là le plus grand coup de ma vie, encore plus sévère que celui de la première confidence. Mais la souffrance était devenue ma seconde nature. J’étais dejà habitué aux surprises desagréables venant de toi. L’amour m’avait assujetti. Je demande pardon à Dieu car j’ai péché ; sans doute l’un de mes plus grands péchés : la faiblesse, car malgré tout ce qui s’était passé j’étais prêt à t’accueillir à bras ouvert comme une princesse attendant son chevalier qui revient d’une mission périlleuse. Seul ton bonheur m’a toujours importé. Je n’ai jamais vu en toi l’actrice que tu étais mais, la naïve que tu paraissais. L’amour est tellement cruel que je ne porrais le souhaiter à mon pire ennemi. Mais comme on le dit : « après la tempête vient le beau temps », j’ose espérer que ma tempête vient de s’achever ; je tire une grande leçon qui est celle-ci : aucune femme n’est à plaindre. Un de mes amis disait : « dans un couple, il n’y qu’une seule personne qui aime réellement, l’autre fait semblant. Saches-le afin de ne pas être celui qui aime ». Pour lui l’amour rime avec souffrance, chose que je comprend a posteriori aujourd’hui. L’amour m’a montré tous ses visages me semble-t-il. Il n’y a plus rien que je ne sache de lui. Je peux affirmer aujourd’hui que je suis vacciné. Tu vois l’amour ne peut plus rien contre moi et cela je le dois en partie à toi..........


Enregistré le 15 Novembre 2010 à 12:19
par 1162971

Oeuvre Originale

Auteur :
djeda

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