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Qui a peur de l'Hadopi ?

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Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 22/06/2008 à 21:48 Demander à la modératrice de supprimer ce forum


http://www.slyck.com/story1691_SSL_Encrpytion_Coming_to_The_Pirate_Bay
Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 30/09/2011 à 20:28 supprimer cette contribution
Citation:
J'ai même rencontré un Pakistanai qui adorait l'album Let It Be, sur lequel figure le titre Get Back conseillant aux Pakistanais de rentrer chez eux...
Je t'arrête tout de suite : voilà les paroles de Get Back :

http://www.lyricsfreak.com/b/beatles/get+back_10026516.html

La version de travail de Get Back se nommait "No Pakistanese", de même que A Day in the life se nommait "Good News Today", Yesterday "Scrambled Eggs", et bien entendu Sexy Sadie "Maharishi". Il est fort probable qu'on trouve ces versions d'essai dans des bootlegs, mais ce n'étaient pas celles sorties en album.
Citation:
sans vouloir mettre un policier derrière chaque personne. avant de commencer une affaire dans mes activités professionnelles, je demande à mes clients de m'envoyer une commande signée.
Quand Paul McCartney lui proposa un contrat, Denny Laine refusa au motif que chaque fois qu'il avait signé un contrat, il y avait laissé des plumes. Il a préféré collaborer à Wings à la discrétion de Macca, se réservant de partir quand il voudrait si un jour il n'y trouvait plus son compte. Jour qui bien entendu arriva, mais pas mal de temps après.
Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 30/09/2011 à 20:40 supprimer cette contribution
Citation:
Adieu les Brassens qui pouvait mettre un mois à écrire les paroles d'une chanson et autant pour trouver la "musiquette" qui irait bien dessus
Allons donc ! Le très riche folklore de chansons des provinces de France s'est développé sans le moindre système de droits d'auteurs, chaque province reprenant d'ailleurs les chansons de la province d'à côté pour en modifier sensiblement les paroles ou la musique. L'étude de ces mutations - que le système des droits d'auteurs aurait rendues très impraticables - est en soi passionnante.



Vincent Scotto expliquait d'ailleurs que la meilleure chose qui pouvait arriver à un auteur de chansons était que ce qu'il composait soit encore dans les têtes bien après que le nom de leur auteur ait été oublié (ce fut le cas de Colchique dans les près, dont on ne se rappela l'une des deux créatrices que quand celle ci fut victime d'une agression)

On met vingt ans à faire un gosse et, loin de rapporter, il coûte à peu près pendant ces vingt ans le prix d'une petite maison. Eh bien les gens en font quand même. L'argent est un critère qui ne rentre en compte que pour ceux qui n'ont pas le nécessaire, et il est rare que ceux-ci aient le loisir de créer. Une seule exception à ma connaissance : la naissance du blues et du jazz. Qui n'a rien dû non plus au départ à la moindre aide promotionnelle.

http://korben.info/copier-n-est-pas-voler.html
1520136 Publié le 03/10/2011 à 09:43 supprimer cette contribution
Citation:
Allons donc ! Le très riche folklore de chansons des provinces de France s'est développé sans le moindre système de droits d'auteurs

Ce "riche" folklore doit représenté environ une chanson par décénie. En étant très généreux et en comptant celles connues par moins de 1% de la population, on peut aller jusqu'à une chanson par an.
Est-ce à ce niveau que tu souhaites limiter la musique ?

Citation:
Vincent Scotto expliquait d'ailleurs que la meilleure chose qui pouvait arriver à un auteur de chansons était que ce qu'il composait soit encore dans les têtes bien après que le nom de leur auteur ait été oublié

Ca ne l'a pourtant pas incité à abandonner les droits de ses compositions.
Si c'était le cas, la SACEM (société qui, justement, gère les droits d'auteur) n'aurait pas donné son nom à l'un de ses prix annuel.

Citation:
On met vingt ans à faire un gosse et, loin de rapporter, il coûte à peu près pendant ces vingt ans le prix d'une petite maison.

On peut aussi passer deux heures à faire une partie de pétanque sans demander à ses partenaires de nous payer le temps qu'on leur a consacré (et réciproquement).

Mais, au final, il faut bien qu'une de nos activitées permette de nous nourrir, que ce soit une activité artistique ou autre.
Je ne pense pas que l'amateurisme (mot que j'utilise sans connotation péjorative) pourrait améliorer la qualité des oeuvres créées. Qu'un auteur soit obligé de faire une activité "alimentaire" un tier de son temps et ne consacre qu'une partie de son temps libre à créer ne me semble pas favoriser la qualité de son travail artistique...
Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 03/10/2011 à 11:52 supprimer cette contribution
Citation:
Ce "riche" folklore doit représent[er] environ une chanson par déc[enn]ie.
Cela signifierait que le français contemporain existe depuis 3000 ans, point sur lequel je ne te suivrai pas.
Citation:
En étant très généreux et en comptant celles connues par moins de 1% de la population, on peut aller jusqu'à une chanson par an.
Est-ce à ce niveau que tu souhaites limiter la musique ?
Souhaites-tu limiter la musique à son seul aspect commercial, ou bien la création populaire t'intéresse-t-elle aussi ?
Citation:
On met vingt ans à faire un gosse et, loin de rapporter, il coûte à peu près pendant ces vingt ans le prix d'une petite maison.

il faut bien qu'une de nos activitées permette de nous nourrir, que ce soit une activité artistique ou autre.
La question est donc bien celle que je pose plus haut : l'art doit-il rester mercenaire y compris si la préservation de ce côté mercenaire implique d'empiéter gravement sur les libertés publiques ?

Prenons un autre exemple : un rôtisseur prétend faire payer le fumet de ses poulets rôtis aux passants qui passent devant. En admettant même que par acoquinement avec le maire il trouve le moyen de faire accepter le principe, peut-il interdire la rue aux passants au mofif que "s'ils ne veulent pas payer le fumet quand ils passent devant les poulets rôtis, ils n'ont qu'à passer ailleurs" ?

Donc, non. Ou alors que les fabricants de musiquettes pop ou publicitaires nous indemnisent aussi pour le matraquage viral qu'ils imposent à nos cerveaux, et auquel on ne peut se soustraire sauf à porter toute la journée un casque antibuit, avec les risques de sécurité que cela implique.
Citation:
Qu'un auteur soit obligé de faire une activité "alimentaire" un tier[s] de son temps et ne consacre qu'une partie de son temps libre à créer ne me semble pas favoriser la qualité de son travail artistique...
C'est pourtant ce qu'ont fait tous les écrivains hormis ceux qui étaient jadis subventionnés par la Cour, que tu vilipendes. Il doit exister à Paris à tout casser trente écrivains vivant de leurs livres. Les autres ont une motivation différente, et c'est pour cela que Gide et Proust, qui tous deux se sont édités à compte d'auteur (pour ne parler que des morts), ont laissé derrière eux quelque chose de plus substantiel que le Sar Péladan ou Paul d'Ivoi, qui écrivaient pour vivre, et hélas ça se voit !
Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 03/10/2011 à 12:06 supprimer cette contribution
Paul Valéry en parle d'ailleurs dans "Notre destin et les lettres" :
Citation:
Comment donc ont vécu jusqu’ici poètes, philosophes, artistes, tous nos petits fabricants de ce qui fait l’orgueil de la race humaine ? Ils ont vécu, ils ont vécu comme ils ont pu. Ils ont vécu grâce à l’imprécision du mécanisme économique, et l’un fort mal, l’autre assez bien : Verlaine d’expédients et d’aumônes ; mais Victor Hugo laisse des millions... De mes petits fabricants en chambre, il en est qui font fortune, d’autres qui font faillite ; le plus grand nombre se tirent d’affaire par divers métiers à côté : il faut avoir plusieurs cordes à sa lyre.

Mais, fortunés ou non, l’allure générale des choses humaines ne leur permet rien de riant. Partout, la rigueur des économies dirigées les menace.
Cela pose deux questions :

1. La chansonnette constituerait-elle un art qui mériterait pour quelque raison que ce soit un traitement auquel la littérature, infiniment plus utile à l'esprit humain, ne songe déjà pas à prétendre ? (On peut prêter un livre à des amis ou l'emprunter à la bibliothèque autant de fois qu'on le veut).

2. Dans le cas contraire, n'est-il pas évident que ce qui a différencié la chansonnette de la littérature est uniquement un rapport de force - l'impossibilité temporaire pour le particulier de se débrouiller sans les marchands, et donc l'obligation d'en passer par leurs conditions -, force qui en aucun cas ne vaut droit, et qui dans tous les cas de figure demanderait à être remise à plat maintenant que ces rapports ont changé ? Les fabricants de pianos mécaniques en ce qui les concerne ont-ils réclamé une indemnité aux fabricants de juke-box ? Bosendorfer et Steinway en ont en tout cas demandé par voie juridique aux fabricants de synthétiseurs à tables d'onde utilisant leurs sons et ont été déboutés : un instrument est vendu en toute propriété, et ce qui en sort n'appartient donc qu'à son acquéreur.
1520136 Publié le 03/10/2011 à 15:55 supprimer cette contribution
Citation:
Cela signifierait que le français contemporain existe depuis 3000 ans, point sur lequel je ne te suivrai pas.

Je pense que rare sont les français capables de citer plus d'une cinquantaine de chansons antérieures au XXè siècle.

Citation:
Souhaites-tu limiter la musique à son seul aspect commercial, ou bien la création populaire t'intéresse-t-elle aussi ?

Relis mes précédentes interventions. Non seulement j'admire les créations "amateur" (au sens noble du terme), populaires, désintéressées (etc.) mais je félicite leurs auteurs de les offrire, quelle que soit la raison de leur geste.

Ce qui ne m'empèche pas, d'une autre côté, de défende ceux qui souhaitent vivre correctement de leur travail.

Citation:
La question est donc bien celle que je pose plus haut : l'art doit-il rester mercenaire y compris si la préservation de ce côté mercenaire implique d'empiéter gravement sur les libertés publiques ?

Et je répondrais toujours de même : un plombier est-il un "mercenaire" sous pretexte qu'il fait payer ses service ? Doit-on lui demander d'excercer gratuitement son "art" en raison des "libertés publiques" ?

Après tout, pourquoi pas. C'est ce qu'on appelle le communisme (ou le collectivisme, ce qui est sensiblement identique). C'est une excellente idée (je le dis sicèrement). Elle n'a qu'un défaut : elle ne prend pas en compte la nature humaine. De ce fait, partout où on a essayé de l'instauré, elle s'est cassé la figure.
Et ce pour une raison très simple : une majorité des personnes concernées refusaient de jouer le jeu.
Seuls ceux qui ont peu acceptaient de "partager" parce que ça signifiait pour eux avoir plus.

Citation:
Prenons un autre exemple : un rôtisseur prétend faire payer le fumet de ses poulets rôtis aux passants qui passent devant.

Bon exemple. En France le "fumet" est libre dans une bonne mesure. Ca s'appelle radio, télévision et surtout médiathèques. Sans comter ceux qui proposent de consulter leur oeuvres en ligne sans téléchargement (flash player et autres You Tube).
Par contre, si l'on veut se remplir le ventre, il faut en acquiter le prix.

Citation:
En admettant même que par acoquinement avec le maire il trouve le moyen de faire accepter le principe, peut-il interdire la rue aux passants au mofif que "s'ils ne veulent pas payer le fumet quand ils passent devant les poulets rôtis, ils n'ont qu'à passer ailleurs" ?

Non, puisqu'il empièterait sur le domaine public et que les passants ne font pas un acte volontaire en sentant cette odeur.
Autre différence avec le téléchargement gratuit : c'est le rotisseur lui-même qui répend volontairement cette odeur dans l'espace public...

Citation:
Il doit exister à Paris à tout casser trente écrivains vivant de leurs livres. Les autres ont une motivation différente,

Le fait qu'ils soient obligés d'excercer une autre activité professionnelle favorise-t-il la qualité de leur oeuvre ?

Citation:
Comment donc ont vécu jusqu’ici poètes, philosophes, artistes, tous nos petits fabricants de ce qui fait l’orgueil de la race humaine ?

Dans des conditions de vie proches de la misère.
Ceux qui aujourd'hui les encenssent sont les mêmes que ceux qui, de leur vivant, les laissaient croupir dans la misère.

Visiblement, le "bon sens" que tu reclames de tes voeux et qui, selon toi, permettraient aux artistes actuels de vivre par micro-subventions, ne semblait pas être de mise aux époque que tu cites. Je doute que la nature humaine ait beaucoup changé depuis...

Citation:
1. La chansonnette constituerait-elle un art qui mériterait pour quelque raison que ce soit un traitement auquel la littérature, infiniment plus utile à l'esprit humain, ne songe déjà pas à prétendre ?

Que je sache, la littérature est tout aussi protégée (à période de création égale) et bénéficie de droits d'auteur, non ?

Cela dit, la chanson présente un aspect un peu plus complexe que la littérature (sans justifier une différence) dans la mesure où elle implique, en plus de l'auteur, un compositeur et un interprète, qui sont parfois trois êtres distincts.

Citation:
(On peut prêter un livre à des amis ou l'emprunter à la bibliothèque autant de fois qu'on le veut).

Actuellement, la plupart des bibliothèques sont devenues des médiathèques dans lesquelles ont peut emprunter musique, film, voir même, pour les plus audacieuses, jeux (et je ne parle pas que de jeux électroniques).
Mais elles sont étrangement désertées par la plupart de ceux qui hurlent pour obtenir une sacro-sainte gratuité... (je ne doute pas que tu ne fais pas partie de ces déserteurs-là).

Citation:
2. Dans le cas contraire, n'est-il pas évident que ce qui a différencié la chansonnette de la littérature est uniquement un rapport de force - l'impossibilité temporaire pour le particulier de se débrouiller sans les marchands,

La littérature aussi à des éditeurs, non ?
Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 03/11/2011 à 09:07 supprimer cette contribution

Voici où mène cette idée mirobolante de défendre les intérêts d'une masse de parasites en supprimant sous ce prétexte les principales libertés publiques.

http://www.youtube.com/watch?v=citzRjwk-sQ&feature=player_embedded#!

Sans aucun doute, et dans le même esprit, quelques promoteurs immobiliers pourraient aussi lorsqu'un chien galeux est signalé dans un quartier proposer qu'on démolisse séance tenante le quartier en question.

"Bien des gens seraient capables de tuer un homme pour prendre la graisse du mort et en frotter leurs bottes".

-- Arthur Schopenhauer


La nouveauté est qu'aujourd'hui le procédé cherche à draper sa saloperie des oripeaux d'une prétendue justice. Jamais arbre ne chercha mieux à cacher une forêt.

http://www.youtube.com/watch?v=4-NmUklcbDc&feature=related

1520136 Publié le 18/11/2011 à 14:25 supprimer cette contribution
Et l'espoir que l'altruisme de donateurs peut faire vivre ce dont ils ont besoin est en train de mener au bord du gouffre Wikipedia, site beaucoup plus utile que n'importe quelle chansonnette (je supose que nous sommes d'accord sur ce point).
Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 19/11/2011 à 11:26 supprimer cette contribution

Wikipédia est tous les six mois au bord du gouffre depuis 2004, j'y ai vu passer assez de cris d'alarme pour m'en rendre compte.

Je n'y ai contribué au départ qu'en tant que rédacteur. Par la suite j'ai acheté quelques T-shirts pour l'aider autrement. C'est selon moi une entreprise à laquelle il n'est pas déraisonnable de contribuer à la mesure de la valeur du défunt (par sa faute) Quid chaque année.

L'Eglise catholique, par le biais du denier du culte, ne vit pas autrement depuis 1905 que de participations volontaires (hormis en Alsace-Moselle, Clemenceau n'ayant pas eu le choix en 1919 (*)). On ne peut pas dire qu'elle se soit pour autant évanouie dans la nature.

Si personne ne veut la faire vivre, ma foi, qu'elle crève : il n'y aura pas mort d'homme. C'est exactement ce qui se passe pour le cinéma en salle aussi.


(*) C'est avec le cancer de Mitterrand l'un des deux clins d'oeil de l'histoire qui me fascinent le plus.
1520136 Publié le 21/11/2011 à 09:07 supprimer cette contribution
Citation:
L'Eglise catholique, par le biais du denier du culte, ne vit pas autrement depuis 1905 que de participations volontaires

C'est quand même le premier propriétaire foncier de Paris (et ça ne concerne même pas les lieux de cultes puisqu'ils appartiennent à la municipalité). Je supose qu'elle doit tirer de ses loyers un subside plus que substentiel.
Et je suppose que ce patrimoine ne s'arrète pas à la capitale.
Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 21/11/2011 à 09:21 supprimer cette contribution
Citation:
C'est quand même le premier propriétaire foncier de Paris (et ça ne concerne même pas les lieux de cultes puisqu'ils appartiennent à la municipalité). Je suppose qu'elle doit tirer de ses loyers un subside plus que substentiel.
Non. Elle les vend peu à peu parce qu'elle doit assurer la vieillesse de ses prêtres âgés.

L'UAP a par exemple acheté pas mal des anciens terrains appartenant à l'Eglise, dont le fameux couvent de la rue de Picpus où Victor Hugo fait se réfugier Jean Valjean. C'est devenu depuis, injection massive de capital frais aidant, une résidence de béton mastoque, mais superbement insonorisée, pour cadres moyens. J'y ai logé quelques années.

Les séminaires ferment aussi, ce qui me permet de racheter une partie de leurs bibliothèques à des prix raisonnables. J'ai acquis ainsi entre autres le "Manuel d'Apologétique" d'Emmanuel d'Alès (imprimatur, nihil obstat) que je me fais une joie de sortir de ma bibliothèque quand j'entends "L'Eglise catholique n'a jamais dit que...". Pas de raisons de ne strafer que les musulmans, après tout
Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 31/12/2011 à 01:41 supprimer cette contribution

http://korben.info/hubic-ovh.html

1520136 Publié le 02/01/2012 à 09:48 supprimer cette contribution
Domage qu'ils ne fassent pas aussi l'hébergement de sites.
Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 03/01/2012 à 06:08 supprimer cette contribution

Plus triste, mais lire la suite
1520136 Publié le 03/01/2012 à 09:32 supprimer cette contribution
Citation:
Elle se fait escroquer par tous les intermédiaires, car comme elle l'explique dans l'interview, sur la vente d'un livre, elle touche entre 5 et 10% du prix de vente final. Ce n’est pas grand-chose quand on y met tant de sueurs, mais bon, c'est comme ça que le système fonctionne. (Qui a dit "vache à lait" ?)

Par contre, quand un pirate met son travail en ligne et lui reverse 0%, il ne la prend pas pour une vache à lait ?

La différence entre 5% et 0%, c'est ce qui lui permet de vivre correctement.
Et ce qui permet de vivre à des camioneurs, des libraires, des imprimeurs, etc.

Citation:
Elle n'a pas sorti de version électronique de son livre. LA GRAVE ERREUR ! Pas d'ebook à l'heure où beaucoup de gens ont une "liseuse" électronique (quel joli mot :-D), c'est un immense fail. Ne pas proposer de version électronique légale renverra automatiquement les gens vers une version électronique illégale.

Je comprends qu'un pirate se plaigne. Pas de version électronique, ça oblige à scanner, passer en OCR, corriger... que de temps perdu...
Alors que la version électronique faciliterait tellement la vie du pirate.

Messieurs les editeurs, pensez à tout ce travail que vous infligez à ces braves pirates qui sont obligés de suer sang et eau pour transformer vos versions papier en fichier téléchargeable. Vous n'avez donc pas de coeur ?

Citation:
L'augmentation du nombre de téléchargements illégaux est peut-être simplement due à cette absence de version électronique.

C'est évident ! S'ils avaient eu le choix, ceux qui ont télechargé gratuitement auraient certainement demandé à payer.

Citation:
Elle vend son livre plus de 20 €. Ça ne me choque pas, c'est en général le prix de ce genre de bouquin (+de 400 pages). Mais bon, entre bouffer et lire un roman, les gens commencent à choisir. C'est aussi le contexte économique qui veut ça...

Ceux qui ont les moyens de s'acheter une liseuse électronique (comme le préconise l'auteur de cet article) ne sont certainement pas à 40€ près pour pouvoir "bouffer".

Par contre, ça fait 4€ de moins par exemplaire pour que l'auteur puisse "bouffer".
Sans parler de l'euro du camionneur, des 6€ du libraire et des 2€ de l'imprimeur.
C'est ça aussi le contexte économique.

Citation:
Je ne l'ai pas lu, mais peut-être que pour une fois, elle a écrit une daube ou que plus personne ne s'y intéresse... qui sait ? Cela expliquerait peut-être pourquoi sur Amazon, personne n'a laissé d'avis sur le livre,

Si c'était une daube, justement, tout le monde se serait empresser de le dire. Sur Internet, il y a bien plus de personnes qui sont prètes à se donner la peine d'écrire du mal que du bien.
Il suffit de parcourir quelques sujets de ce forum pour s'en persuader.

Citation:
pourquoi elle est classée 2932e livre dans le top des ventes Amazon Espagne

L'explication de ses mauvaises ventes, c'est parce qu'elle ne vent pas ? Wao ! Ce type a des raisonnements du feu de dieu !
Encore un qui n'a pas inventé l'eau tiède.

Citation:
et pourquoi les gens préfère le pirater (pas de prise de risque à claquer 20 boules dans un livre naze).

Expliquer un nombre élevé de téléchargement par la mauvaise qualité de ce qui est téléchargé, il fallait oser...

Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 03/01/2012 à 10:17 supprimer cette contribution

On a connu des commentaire mieux inspirés. Cela étant, j'ai posté ceux-là sur le site de Korben, que tout le monde en profite

1520136 Publié le 03/01/2012 à 13:41 supprimer cette contribution
Citation:
j'ai posté ceux-là sur le site de Korben

En mélangeant citations et commentaires dans une parfaite purée où l'on ne parvient pas à distinguer ce que j'ai écrit de ce qui provient de l'article.

Un procédé digne des méthodes que tu défends...
Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 27/02/2012 à 19:37 supprimer cette contribution

Effet bénéfique des Acta, Hadopi, Sopa et autres stupidités liberticides : des gens jusqu'ici très placides commencent à vraiment se réveiller.

Utilisez votre traducteur Internet préféré.
Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 27/02/2012 à 19:43 supprimer cette contribution
Extraits :

Vous utilisez mon code chaque fois que vous utilisez un navigateur ou un smartphone ou une console de jeux. Je ne suis pas à proprement parler un leader du domaine, parce que nous n'en avons pas et nous n'en voulons pas. (...)

[John Gilmore] a dit : l'Internet interprète la censure comme une déprédation et la contourne.

Pour comprendre ce propos, vous devez comprendre que l'Internet n'est pas juste un réseau de câbles et de routeurs. C'est aussi un organisme social réactif composé des gens qui leur permettent de fonctionner. Gilmore en est un. J'en suis un autre. Et il y a des choses que nous ne tolèrerons pas sur notre réseau. (...)


Nous avons construit l'Internet pour donner du pouvoir à chacun sur la planète. Ce que les usagers font de l'Internet les regarde. Cela ne regarde pas Hollywood, ni les politiciens, et pas même nous qui l'avons construit. Quelles que soient nos divergences internes, nous ne permettrons pas à de don du feu d'être confisqué par des dieux jaloux.



La Silicon Valley ne peut vous fournir la puissance de feu politique ni la couverture aérienne que vous cherchez. Tout ce que vous obtiendrez d'eux est une poignée de conférences de presses creuses et de platitudes de la part de PDG qui n'ont rien à gagner à vous aider et ont juste envie de vous envoyer au diable pour pouvoir continuer à faire leur métier.

Beaucoup d'entre nous vivent de la "propriété intellectuelle". Quelques uns (dont je ne suis pas) y sont opposés par principe. La plupart (dont moi-même) sont attachés au respect de la propriété intellectuelle, mais il est un degré où ce respect prend fin. Il prend fin à l'endroit exact où les DRM prétendent paralyser nos ordinateurs et nos logiciels.

Nous empêcher abusivement de sauter les publicités sur un DVD est un exemple; nous empêcher de sauvegarder nos livres et notre musique en est un plus grave. Il y a aussi le cas ironique de "1984" effacé en silence des bibliothèques embarquées de clients l'ayant pourtant acheté !

Sentir que notre Internet et nos ordinateurs sont attaqués est déjà assez choquant, mais que des "lois" comme SOPA/PIPA/ACTA soient imposées par des groupes d'intérêts particuliers agissant en gangsters et encore plus grave.

Si vous nous obligez à choisir entre les gangsters du big business et les voleurs de contenu, alors nous serons obligés de faire front commun avec les seconds comme moindre des deux maux. En effet, les deux côtés volent à grande échelle, mais au moins l'un d'entre eux ne se mêle pas d'interférer avec notre propriété.
226183 Publié le 28/02/2012 à 12:47 supprimer cette contribution
En tout cas, y a un truc que je ne téléchargerai pas illégalement: le logiciel de sécurisation labellisé.

http://hadopi.fr/existe-t-il-une-liste-des-moyens-de-securisation-labellises
Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 03/03/2012 à 17:36 supprimer cette contribution

Pauvres loppsistes ! Je n'avais pas vu passer ça :

Ils verrouillent la porte en France, les hackers entrent par la fenêtre en Europe !

Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 03/03/2012 à 18:04 supprimer cette contribution

Il y a les bonnes nouvelles, comme ci-dessus.

Et il y a les mauvaises.

Fidel Castro avait peut-être raison : il estimait qu'il ne devait pas y avoir de droits perçus sur les oeuvres de l'esprit, et pour autant que je sache cette règle est restée en vigueur depuis que le régime castriste est en place à Cuba.
Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 04/03/2012 à 11:47 supprimer cette contribution
Citation:
Le site Library.nu a fermé et c’est une catastrophe similaire à l’incendie de la grande bibliothèque d’Alexandrie. Library.nu détenait près de 400 mille titres. Sa valeur inestimable tenait dans le fait que la majorité des livres étaient des livres universitaires ou permettant la recherche universitaire.

Le site a fermé a la suite d’injonction légales de 17 éditeurs. Je le dis tout net : la force de la loi est du coté des barbares. Oui, la très grande majorité des documents publiés sur Library.nu n’étaient pas libres de droit. Oui, la majorité des téléchargements qui y étaient effectués étaient illégaux. Oui, la plus grande partie des utilisateurs se rendaient coupables de vol.

Oui, le vol est un crime.

Mais il est un crime plus grand encore. C’est celui de la captation des savoirs et de la culture.
http://www.psyetgeek.com/library-nu-a-ferme-et-cest-une-catastrophe

Les veaux, allez faire votre jogging ! Vous n'êtes pas concernés de toute façon.

1520136 Publié le 05/03/2012 à 09:37 supprimer cette contribution
Tuez un castor, vous sauverez une forêt.

Fermez un site de téléchargement illégal, vous souvez des centaines de librairies et d'auteurs.
Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 05/03/2012 à 13:13 supprimer cette contribution
Citation:
Fermez un site de téléchargement illégal, vous souvez des centaines de librairies et d'auteurs.
Non : vous empêcherez au contraire juste des millions de personnes d'accéder à leur travail.

Mais en effet vous en ferez vivre grassement les centaines d'autres qui pourront ainsi les exploiter en surfacturant impunément le travail en question et en leur laissant des clopinettes (qu'on me cite une seule personne arrivant à vivre de ses bouquins parmi celles éditées par Springer ! Je demande juste un nom, qu'on se marre !).

Ce n'est de toute façon pas très grave. Springer n'est qu'une coquille vide ne regroupant que des parasites. Aussi bien les auteurs que les lecteurs feront rapidement l'économie de ces intermédiaires devenus inutiles. La question n'est pas de savoir si, mais juste de savoir quand.

L'édition de blocage a autant d'avenir que les barrières d'octroi, pour la simple raison qu'elle est tout aussi inutile à la société.

Maintenant, que les parasites essaient de défendre leur bifteck, c'est dans l'ordre des choses. Qu'ils arrivent à tromper qui que ce soit en le faisant, c'est une tout autre histoire.

Et en musique ? Eh bien même les Rolling Stones ont mis tout leur catalogue sur Spotify. Et question de savoir où sont leurs intérêts financiers, il n'y en a pas beaucoup dans la profession qui sachent gérer leur barque mieux qu'eux.
1520136 Publié le 05/03/2012 à 17:01 supprimer cette contribution
Citation:
Non : vous empêcherez au contraire juste des millions de personnes d'accéder à leur travail.

Un plombier ne cherche pas à avoir des clients, il veut des clients qui le payent.

Il faudra que je dise au mien "si tu travaille pour moi, je ne te paye pas mais je dirais à tous les amis que tu travaille bien", histoire de voir si ça l'intéresse.

Demande donc aux auteurs si ça les intéresse que leur travail soit téléchargé illégalement gratuitement...
(je ne parle pas de ceux qui proposent leur travail gratuitement de leur propre volonté, ce qui est tout à leur honneur)

Citation:
Mais en effet vous en ferez vivre grassement les centaines d'autres qui pourront ainsi les exploiter en surfacturant impunément le travail en question et en leur laissant des clopinettes

Des clopinettes, c'est toujours mieux que le "rien du tout" que proposent ceux qui pronent le téléchargement illégalement gratuit.

Citation:
(qu'on me cite une seule personne arrivant à vivre de ses bouquins parmi celles éditées par Springer ! Je demande juste un nom, qu'on se marre !).

Qu'on cite un auteur parvenant à mieux vivre grace au téléchargement ILLEGAL.

Cela dit, ce n'est pas sur UN exemple, qu'il soit auteur ou éditeur, qu'on peut déduire une généralité.

Citation:
Ce n'est de toute façon pas très grave. Springer n'est qu'une coquille vide ne regroupant que des parasites. Aussi bien les auteurs que les lecteurs feront rapidement l'économie de ces intermédiaires devenus inutiles.

Dans ce cas, pourquoi ne le font-ils pas ?

J'ai des amis qui ont essayé d'éditer à compte d'auteur en traitant directement avec des imprimeurs. Ils ont rapidement compris l'intéret d'un éditeur.

Citation:
Et en musique ? Eh bien même les Rolling Stones ont mis tout leur catalogue sur Spotify. Et question de savoir où sont leurs intérêts financiers, il n'y en a pas beaucoup dans la profession qui sachent gérer leur barque mieux qu'eux.

Je pense que même s'ils renonçaient totalement à leurs droits d'auteurs et s'ils arrètaient complètement de travailler, ils n'auraient pas de soucis assurer leur avenir financier.

Mais seraient-ils arrivés à cette situation si toute leur misiques et video avaient été disponibles gratuitement ?

Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 05/03/2012 à 19:24 supprimer cette contribution
Citation:
Un plombier ne cherche pas à avoir des clients, il veut des clients qui le payent.
Le jour où le plombier pourra s'enrichir en dormant parce que ses clients téléchargent leurs réparations depuis un serveur, ta comparaison aura peut-être quelque validité.
Citation:
Demande donc aux auteurs si ça les intéresse que leur travail soit téléchargé illégalement gratuitement...
Si les Stones ont signé avec Spotify, c'est que d'une part ça leur rapporte (sommes en centimes d'euros assorties de multiplicateurs en centaines de millions d'écoutes).

Par ailleurs combien de temps le travail d'un auteur doit-il être protégé y compris après sa mort et au profit de ceux qui n'ont rien foutu ?

Moi, mes brevets de 2003, travail d'invention personnelle, tombent, et c'est normal, dans le domaine public en 2023. Au nom de quoi un bouquin de sciences qui ne fait qu'énumérer des techniques dont aucune n'a été inventée par son auteur serait-il protégé 70 ans au lieu de 20, et cela non seulement après sa divulgation, mais carrément après la mort de son auteur ?

Victor Hugo, pour sa part, estimait que dès la mort d'un auteur les droits de celui-ci devaient tomber dans le domaine public. Il exagérait peut-être dans l'autre sens. Mettons 20 ans de droits pour assurer que s'il laisse des enfants ceux-ci aient de quoi vivre. Au-delà, c'est de l'arnaque, du vol pur et simple.
Citation:
Des clopinettes, c'est toujours mieux que le "rien du tout" que proposent ceux qui pronent le téléchargement illégalement gratuit.
Gratuit ou pas, ce n'est pas là la question. La preuve : on a toujours payé pour écouter un juke-box. Et les éditeurs de musique payaient les animateurs de radios pour faire passer les disques de leurs jeunes espoirs (comment les faire connaître autrement ?).

On peut d'ailleurs aussi accéder gratuitement à Spotify et plus de la moitié de ses utilisateurs prennent l'abonnement "Premium" à 10 euros par mois (pas de pub, possibilité d'embarquer la musique partout pendant le mois en question, etc.). Amazon et iTunes sont largement prospères avec leurs téléchargements. Alors qu'est-ce que tu nous racontes ?

Ce qu'on reproche à Springer, c'est de ne pas avoir compris les courbes style Laffer : tu vends ton bouquin à 0 €, tu ne gagnes rien; mais tu le vends à 1 million d'euros, tu ne touches rien non plus. Il existe donc entre les deux un ou plusieurs optima locaux. Et on gagne plus en mettant à disposition au forfait à 10€ par mois l'accès à des dizaines de milliers de fichiers - c'est ce qu'a compris Spotify, qu'à surfacturer des albums dont on a besoin quelques semaines et qu'on a ensuite sur les bras, pour ne pas dire sur le dos.
Citation:
Qu'on cite un auteur parvenant à mieux vivre grace au téléchargement ILLEGAL.
L'"illégal" ne s'est mis en place que suite à l'inertie des éditeurs habitués à vivre de leur rente. Par ailleurs je peux te citer cet ouvrage, dont l'auteur et le traducteur ont eu l'intelligence de mettre la moitié sur l'Internet à sa sortie, suscitant de ses lecteurs l'envie de télécharger le reste (ou parfois de l'acheter sous forme papier). Cela, c'est la démarche intelligente :



La démarche consistant à essayer de rendre l'eau courante iillégale parce que cela nuit aux intérêts des porteurs d'eau qui ne peuvent pas la livrer à 3 euros la tonne dans les étages n'a pas et ne peut pas avoir d'avenir. Tu le sais s'ailleurs fort bien.
Citation:
Springer n'est qu'une coquille vide ne regroupant que des parasites. Aussi bien les auteurs que les lecteurs feront rapidement l'économie de ces intermédiaires devenus inutiles.

Dans ce cas, pourquoi ne le font-ils pas ?
C'est en train de se faire. Tu n'as donc pas de tablette Android ? Il existe plein de textes à télécharger pour 1 ou 2 euros. À ce prix-là, on paie pour voir.
Citation:
J'ai des amis qui ont essayé d'éditer à compte d'auteur en traitant directement avec des imprimeurs. Ils ont rapidement compris l'intéret d'un éditeur.
S'ils voulaient continuer à rester au 100% papier, oui. Si tu veux absolument te faire livrer ton eau dans les étages par porteur, l'eau courante n'a en effet aucun intérêt non plus.
Citation:
Je pense que même s'ils renonçaient totalement à leurs droits d'auteurs et s'ils arrètaient complètement de travailler, ils n'auraient pas de soucis assurer leur avenir financier.
Si gagner davantage de sous ne les intéressait pas, ils feraient du tourisme au lieu de faire des concerts.
Citation:
Mais seraient-ils arrivés à cette situation si toute leur misiques et video avaient été disponibles gratuitement ?
La réponse est sur M6 quand les Stones font une tournée : leurs meilleurs clips y passent en boucle, enregistrables par tous sur clé USB, et ça incite plein de gens à aller les voir.

Nous avons déjà eu cette discussion d'arrière-garde, dont tu n'as de toute évidence rien retenu. Je ne détromperai donc plus et laisserai plutôt à l'avenir le soin de le faire à ma place.
1520136 Publié le 05/03/2012 à 20:04 supprimer cette contribution
Citation:
Le jour où le plombier pourra s'enrichir en dormant parce que ses clients téléchargent leurs réparations depuis un serveur, ta comparaison aura peut-être quelque validité !

Comment un auteur peut-il s'enrichir si son oeuvre est mise à la disposition de tout le monde gratuitement sans son consentement ?

Citation:
Si les Stones ont signé avec Spotify, c'est que d'une part ça leur rapporte (sommes en centimes d'euros assorties de multiplicateurs en centaines de millions d'écoutes).

Et tu penses qu'un artiste débutant, noyé dans la masse des milliers d'autres, aura quelques centaines de millions d'écoutes ?

Citation:
Par ailleurs combien de temps le travail d'un auteur doit-il être protégé y compris après sa mort et au profit de ceux qui n'ont rien foutu ?

Autrement dit, tu penses que l'héritage ça ne devrait pas exister ?
Parce que lorsque quelqu'un hérite de la maison de ses parents, il n'a rien fait non plus pour l'avoir.

Citation:
Victor Hugo, pour sa part, estimait que dès la mort de l'auteur ses droits devaient tomber dans le domaine public.

Victor Hugo était un individualiste tyranique. Ce qui pouvait se produire pour ceux qui lui survivaient, il n'en avait cure. Par contre, avoir une forme de survivance par la plus large diffusion possible de son oeuvre, ça pouvait l'intéresser. Il n'est donc pas étonnant qu'il ait eu cette oppinion.

Citation:
Gratuit ou pas, ce n'est pas là la question.

Quand il faut payer le loyer et le boucher, ça le devient quand même un peu...

Citation:
L'"illégal" ne s'est mis en place que suite à l'inertie des éditeurs habitués à vivre de leur rente.

Il faut éviter l'hypocrisie : l'illégal s'est mis en place par la volonté d'un grand nombre de consommer plus en payant moins.

Citation:
Par ailleurs je peux te citer cet ouvrage, dont l'auteur et le traducteur ont eu l'intelligence de mettre la moitié sur l'Internet à sa sortie, suscitant de ses lecteurs l'envie de télécharger le reste (ou parfois de l'acheter sous forme papier). Cela, c'est la démarche intelligente.

Tout à fait d'accord.

A condition que des petits malins ne cherchent pas à lui couper l'herbe sous le pied en fournissant la deuxième partie gratuitement dans son dos.

Citation:
La démarche consistant à essayer de rendre l'eau courante iillégale parce que cela nuit aux intérêts des porteurs d'eau qui ne peuvent pas la livrer à 3 euros la tonne dans les étages n'a pas et ne peut pas avoir d'avenir. Tu le sais s'ailleurs fort bien.

Le fait que la douane ne puisse pas arrèter tous les passeurs d'héroïne n'est pas un prétexte pour encourager ce commerce.

Avec des périphrase, on peut démontrer absolument n'importe quoi.

Citation:
C'est en train de se faire. Tu n'as donc pas de tablette Android ?

Non. Et personne dans ma commune n'en as, ce qui nous fait apprécier que des éditeurs livrent encore du papier à la librairie la plus proche.

Citation:
Il existe plein de textes à télécharger pour 1 ou 2 euros. À ce prix-là, on paie pour voir.

Tant que l'auteur est consentent, je n'y vois pas d'inconvénient.
Je dirais même que j'applautdis.

Il n'est même pas utile de parler de 1 ou 2 €. Il y a beaucoup d'auteurs qui proposent leur prose gratuitement. Et je les en félicite (je n'ai pas de tablette mais j'ai un Accrobat Reader).

Citation:
S'ils voulaient continuer à rester au 100% papier, oui.

Leurs ouvrages n'étant pas de simples romans, ils avaient besoin d'une édition qui ressemble à autre chose qu'une sortie d'imprimante.

Citation:
Si gagner davantage de sous ne les intéressait pas, ils feraient du tourisme au lieu de faire des concerts.

Pour certains, c'est possible. Pour d'autres, je ne suis pas sûr que l'argent soit la principale motivation.
Quand Chalie Watts fait un concert Jazz dans une salle parisienne minuscule, je ne pense pas que ce soit l'argent qui le motive. Je pense plutôt qu'il préfère faire de la musique face à un public qui l'adule plutôt que de glander au bord d'une piscine à enquiller des margaritas.

Citation:
La réponse est sur M6 quand les Stones font une tournée : leurs meilleurs clips y passent en boucle, enregistrables par tous sur clé USB, et ça incite plein de gens à aller les voir.

Il n'est pas besoin de quoi que ce soit pour inciter des millier de personnes à aller voir actuellement les Stones.

Je ne parle pas de leur présent (leur situation est maintenant indéboulonable) mais de leur passé, de leurs débuts.
Si leur musique et leurs video avaient été de tout temps en libre disposition gratuitement, auraient-ils pu se permettre cette gratuité qu'ils offrent à présent. Existeraient-ils même encore ?

Citation:
Nous avons déjà eu cette discussion d'arrière-garde, dont tu n'as de toute évidence rien retenu.

Tout comme toi.

Citation:
Je ne détromperai donc plus et laisserai plutôt à l'avenir le soin de le faire à ma place.

C'est pour ça que l'avenir n'est pas à des groupe comme les Stones mais à M Pokora et à la Star Ac' : musique rapide et pas cher à produire pour être bénéficiaire même avec les faibles recettes laissées par le téléchargement illégal.
Ou à Franck Michael, c'est-à-dire qui vise un public pratiquant peu le téléchargement illégal.
Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 05/03/2012 à 21:43 supprimer cette contribution
Citation:
Comment un auteur peut-il s'enrichir si son oeuvre est mise à la disposition de tout le monde gratuitement sans son consentement ?
Comment un auteur peut-il s'enrichir si on l'empêche de trouver un public en mettant ses ouvrages à un prix prohibitif ?

En d'autres termes, qui avait de l'avenir en 1850 : les grand magasins qui vendaient beaucoup à très faible marge, ou les petits commerçants qui ne vendaient quasiment rien à causes de leurs marges énormes ?

Quand le client a pris le goût de l'accès illimité, il est prêt à le payer : c'est ce que nous avons tous fait avec Internet, dans la limite de nos trente euros par mois. Là où la multiplication est quasi gratuite, la limiter par les prix relève de l'absurdité totale : c'est vouloir adapter à l'immatériel (abondant et non consommable) un système de régulation qui n'a été créé que pour le matériel (limité et consommable).

De nos jours, pour cette raison, tout l'immatériel passe peu à peu au forfait : accès Internet, téléphone, carte de cinéma UGC illimité, écoute de musique Spotify, abonnements câble et satellite (le PPV aura de l'avenir ou pas, on verra en fonction des prix), et même les transports, pas vraiment immatériels, mais plus faciles à facturer ainsi. Y compris le Vélov' et le Vélib (je ne sais pas ce que donnera l'Autolib).

Springer a déjà retenu partiellement, contrairement à toi, la leçon, et commence à se remuer un peu pour la distribution électronique :

http://www.springerlink.com/computer-science/

Là où il n'a encore rien compris, c'est pour les prix (les intérêts matériels rendent idiot); mais bon, même IBM a eu la stupidité au début de vendre des machines UNIX sans port Ethernet, sans TCP/IP, etc.. Ca lui a vite passé : on s'adapte aux attentes du marché sans trop lambiner, ou bien on crève, telle est la loi.
Citation:
tu penses qu'un artiste débutant, noyé dans la masse des milliers d'autres, aura quelques centaines de millions d'écoutes ?
Si la qualité de ce qu'il fait est bonne, indéniablement (c'est ce qui s'est passé pour Brassens), et mille fois plus vite que par le bouche à oreille si sa caisse de résonance est l'Internet.
Citation:
Autrement dit, tu penses que l'héritage ça ne devrait pas exister ?
Existe-t-il pour les brevets ? Uniquement dans la limite des vingt ans.

Et pour l'immobilier, le foncier que tu vas payer en vingt ans plus les coûts d'assurance et d'entretien seront loin d'être négligeables devant la valeur de maison. J'en sais hélas quelque chose. Et je ne serais pas étonné que ça TRIPLE après les élections : on a 7 ans de budget de l'Etat à rembourser

Où est l'équivalent pour le capital immatériel ? Jusqu'aux toiles de maître de plusieurs millions sont exemptées d'ISF !
Citation:
Parce que lorsque quelqu'un hérite de la maison de ses parents, il n'a rien fait non plus pour l'avoir.
Il paiera des droits de succession fort lourds sur sa valeur estimée avant de toucher le moindre centime sur les revenus locatifs qu'il en tirera. Les héritiers de "droits" d'auteur sont-ils taxés sur quoi que ce soit d'autre que les revenus qui y sont attachés ?
Citation:
Victor Hugo était un individualiste tyranique. Ce qui pouvait se produire pour ceux qui lui survivaient, il n'en avait cure.
Il est certain que laisser à sa mort l'équivalent de cent mille euros actuels aux pauvres via ses exécuteurs testamentaires témoigne en effet d'un individualiste tyrannique n'ayant cure de ce qui pouvait se produire pour ceux qui lui survivaient.

Ton propos est bien dans la logique de ron autre idée selon laquelle il faut mettre les oeuvres de l'esprit sous le boisseau et empêcher la population d'y accéder même à revenu égal pour l'éditeur, puisque celui-ci peut gagner autant en le diffusant cent fois moins et aussi cent fois plus cher.
Citation:
avoir une forme de survivance par la plus large diffusion possible de son oeuvre, ça pouvait l'intéresser.
Cela intéresse toute personne normale, de laisser quelque chose aux générations qui viennent après elle. Ce n'est pas par hasard que la Wiikipédia française possède plus d'un million d'articles (39 000 à mon arrivée, mais la différence n'est pas due qu'à moi) : ceux qui peuvent se rendre utiles et n'ont pas de besoins matériels particuliers le font. Maslow, encore et toujours.

Déjà, quand je cherchais une de mes phrases sur Google et la retrouvais à des dizaines d'exemplaires sur plein de sites, ça me faisait bicher. Maintenant que la Wikipédia se télécharge intégralement sur des dizaines de milliers de tablettes et de téléphones mobiles, je me retrouve comblé. C'est le fameux cinquième étage de la pyramide de Maslow.
Citation:
Gratuit ou pas, ce n'est pas là la question.

Quand il faut payer le loyer et le boucher, ça le devient quand même un peu...
Je t'ai déjà expliqué que personne ne vit de la vente de bouquins scientifiques et techniques, hormis les éditeurs dont la valeur ajoutée est désormais aussi nulle que celle des porteurs d'eau. La valeur ajoutée n'est pas, pour les auteurs, de revenu, mais de notoriété et de crédibilité, pour eux et l'entité qui les emploie.
Citation:
L'"illégal" ne s'est mis en place que suite à l'inertie des éditeurs habitués à vivre de leur rente.

Il faut éviter l'hypocrisie : l'illégal s'est mis en place par la volonté d'un grand nombre de consommer plus en payant moins.
La plupart des ouvrages que j'ai téléchargés, cela ne m'a épargné qu'un aller et retour à une bibliothèque universitaire, qui n'aurait pas davantage enrichi l'éditeur. En revanche, parce que j'ai ainsi connu le Colin Bruce; j'ai pu l'offrir autour de moi à 3 exemplaires... en version papier
Citation:
La démarche consistant à essayer de rendre l'eau courante iillégale parce que cela nuit aux intérêts des porteurs d'eau qui ne peuvent pas la livrer à 3 euros la tonne dans les étages n'a pas et ne peut pas avoir d'avenir. Tu le sais s'ailleurs fort bien.

Le fait que la douane ne puisse pas arrèter tous les passeurs d'héroïne
Je t'arrête tout de suite : il existe de fort bonnes raisons d'empêcher le trafic d'héroïne. J'attends celles pour empêcher la diffusion du savoir, si ce n'est la protection d'intérêts particuliers au détriment de l'intérêt général.
Citation:
Avec des périphrase, on peut démontrer absolument n'importe quoi.
Tu viens de découvrir que non, quand on a en face de soi un lecteur vigilant.
Citation:
Leurs ouvrages n'étant pas de simples romans, ils avaient besoin d'une édition qui ressemble à autre chose qu'une sortie d'imprimante.
Du PDF sur imprimante ou sur écran a exactement le même aspect : c'est justement à cela qu'il sert. Ajoutons que la recherche d'un passage dans un livre entier se fait nettement plus vite avec le PDF. Surtout sur les ouvrages français auxquels les éditeurs radins lésinent à mettre un index, alors que les anglo-saxons le font tous. Mais tu sais pourquoi : de même que tu défends aujourd'hui les intérêts des éditeurs aux dépens de l'intérêt général, le syndicat du livre défendait les salaires de ses adhérents aux dépens du même intérêt général.
Citation:
Quand Chalie Watts fait un concert Jazz dans une salle parisienne minuscule, je ne pense pas que ce soit l'argent qui le motive.
Il eut été plus logique de citer Bill Wyman; mais pour ta gouverne les Stones se produisent aussi en petites salles, et cela parce qu'ils ont bien vu avec ce qui est arrivé aux Beatles des années studio que perdre le contact avec le public fait perdre le nord aux artistes. Je connais des gens qui ont pleuré de désespoir quand ils ont entendu le fameux album blanc. Rock & Folk les a d'ailleurs quasiment enterrés à l'époque. Heureusement qu'il y a eu Abbey Road pour les rattraper.
Citation:
La réponse est sur M6 quand les Stones font une tournée : leurs meilleurs clips y passent en boucle, enregistrables par tous sur clé USB, et ça incite plein de gens à aller les voir.

Il n'est pas besoin de quoi que ce soit pour inciter des millier de personnes à aller voir actuellement les Stones.
On peurrait à ce compte dire la même chose de Coca-Cola. La réponse de cette firme sur ses frais de publicité a toujours été la même : "Quand l'avion est à 30 000 pieds, ce n'est pas le moment de couper les moteurs". Les clips ne sont que de la pub gratuite, et particulièrement ingénieuse, car à la différence des autres, elle ne rase pas les auditeurs.
Citation:
Si leur musique et leurs video avaient été de tout temps en libre disposition gratuitement, auraient-ils pu se permettre cette gratuité qu'ils offrent à présent.
Non, puisqu'à cette époque il n'y avait pas d'Internet; mais aujourd'hui Norman, dans sa chambre et tout seul, dépasse facilement le million de spectateurs, et commence à dégotter des contrats de pub juteux et mérités.

http://www.youtube.com/watch?v=EHQCvSbHW-k : 4 millions

http://www.youtube.com/watch?v=_N4DMW5NWsE : 6 millions

À partir de 5 centimes d'euros le contact ciblé, aucun annonceur ne reste indifférent. Or combien de temps a-t-il fallu aux Stones pour arriver à une diffusion de 6 millions par disque ?

Norman, lui, n'a commencé qu'en 2010

Voilà pourquoi les éditeurs, s'ils ne changent pas leurs méthodes, sont voués au recyclage. Comme les fabricants de pianos mécaniques, les joueurs d'orgue de barbarie, les employés d'octroi et, rappelons-le, les porteurs d'eau.

Cela étant, toute vérité commence toujours par être un blasphème : victime des préjugés sociaux en ce qui concerne l'homosexualité, l'ironie de l'histoire veut que tu sois du côté de ceux-ci pour le libre accès au savoir. Je mentirais si je prétendais que ça ne m'amuse pas énormément
Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 05/03/2012 à 23:19 supprimer cette contribution
Voici par ailleurs l'un des merveilleux effets des concentrations de pouvoir et d'argent créées par la distribution hors Internet :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Payola

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