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De l'usage d'Ibm Khaldoun

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Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 11/11/2008 à 19:06 Demander à la modératrice de supprimer ce forum
Citation:
Tiens, j'ai trouvé ça sur l'oeuvre de Ibn Khaldoun, qui est selon Sud, un des savant les plus éclairé du monde musulman.
Sans doute l'intéressé n'est-il pas intéressé par le contenu, mais juste par l'étiquette sur l'emballage. Après tout, un type dont l'effigie est présente sur les billets de banque, sans doute se dit-il qu'on peut lui faire confiance les yeux fermés. En conséquence pourquoi perdrait-il du temps à le lire ?

Ce n'est pas sans rappeler ce que disait Vonnegut sur les idées : tant qu'on ne pouvait rien faire avec, elles ne servaient à la population que comme signes de reconnaissance. Lorsque les idées se sont mises à pouvoir se matérialier en nuisances, une parte de la population n'a pas su modifier son comportement en conséquence et à temps
Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 13/11/2008 à 22:36 supprimer cette contribution
Citation:
C'est surtout un historien de premier plan auquel on doit des Prolégomènes à l'histoire universelle et Le Livre des exemples ou Livre des considérations sur l'histoire des Arabes, des Persans et des Berbères, deux ouvrages résolument modernes dans leur méthodologie, Ibn Khaldoun insistant sur l'importance des sources et de leur vérification.
Je suis donc allé vérifier quelques passages des "Prolégomènes".

TROISIÈME DISCOURS PRÉLIMINAIRE. Qui traite des climats soumis à une
température moyenne ; de ceux qui s’écartent des limites où cette température
domine, et de l’influence exercée par l’atmosphère sur le teint des hommes et
sur leur état en général.
Caractère particulier de chaque climat. — Les habitants des pays du Nord et des
pays du Sud. — Les Esclavons. — Les Nègres. — Les Zendj. — Sur la couleur
noire de la race nègre.
Citation:
Les habitants de Ghana et de Tekrour font des incursions dans le territoire de ce peuple pour faire des prisonniers. Les marchands auxquels ils vendent leurs captifs les conduisent dans le Maghreb, pays dont la plupart des esclaves appartiennent à cette race nègre. Au delà du pays des Lemlem, dans la direction du sud, on rencontre une population peu considérable ; les hommes qui la composent ressemblent plutôt à des animaux sauvages qu’à des êtres raisonnables.
Page 312 :
Citation:
Il est vrai que la plupart des nègres s’habituent facilement à la servitude ; mais cette disposition résulte, ainsi que nous l’avons dit ailleurs (5), d’une infériorité d’organisation qui les rapproche des animaux brutes.
Ibn Khaldoun admet que la « Terre promise » serait un don de Dieu lui-même, et de surcroît bien préparé
(ce sont les Palestiniens qui vont être contents ) :
Citation:
Une tribu qui a vécu dans l’avilissement est incapable de fonder un empire. Dieu retint les Israélites dans le désert pendant quarante ans afin que leurs enfants s’habituassent à l’indépendance et se rendissent capables de conquérir la terre promise.
Il se révèle aussi un ultralibéral pas très approbateur de l'impôt de dhimmitude ni de n'importe quel autre :
Citation:
Une tribu s’avilit qui se résigne à payer des impôts et des contributions.
Son opinion sur la conquête de la Perse par les Arabes s'exprime également sans détour :
Citation:
Les peuples les moins civilisés font les conquêtes les plus étendues.
Il va jusqu'à nous expliquer pourquoi selon lui certains pays vont mal depuis cette époque :
Citation:
Tout pays conquis par les Arabes est bientôt ruiné.
Et un peu plus loin :
Citation:
De tous les peuples, les Arabes sont les moins capables de gouverner un empire.
Que se passe-t-il lorsqu'un grand pays comme la Perse laisse entrer sur son sol les Arabes ? (c'est toujours Ibn Khaldoun qui parle, et il ne dit pas des choses très différentes de Jean-Marie Le Pen) :
Citation:
Considérez, par exemple, la race persane, dont la nombreuse population avait rempli un pays immense. Lorsque la Perse eut perdu ses armées en combattant les Arabes, elle conservait encore une population énorme. On rapporte que Saad (Ibn Abi Oueccas, le général musulman), ayant ordonné le dénombrement du peuple qui habitait au delà d’El-Médaïn, apprit qu’il y avait cent trente-sept mille individus, dont trente-sept mille étaient chefs de famille. Or la race persane, ayant été vaincue par les Arabes et forcée de subir leur domination, ne se conserva que peu de temps ; elle finit par disparaître sans laisser une trace de son existence. On ne saurait attribuer son anéantissement à la tyrannie du nouveau gouvernement ni à l’oppression dont on l’aurait accablée
Un peu plus loin, page 311, ce n'est plus du Le Pen, ça devient carrément du Gérard de Villiers :
Citation:
Les habitudes et les usages de la vie nomade ont fait des Arabes un peuple rude et farouche. La grossièreté des mœurs est devenue pour eux une seconde nature, un état dans lequel ils se complaisent, parce qu’il leur assure la liberté et l’indépendance. Une telle disposition s’oppose au progrès de la civilisation.

Se transporter de lieu en lieu, parcourir les déserts, voilà, depuis les temps les plus reculés, leur principale occupation. Autant la vie sédentaire est favorable au progrès de la civilisation, autant la vie nomade lui est contraire. Si les Arabes ont besoin de pierres pour servir d’appuis à leurs marmites, ils dégradent les bâtiments afin de se les procurer ; s’il leur faut du bois pour en faire des piquets ou des soutiens de tente, détruisent les toits des maisons pour en avoir. Par la nature même de leur vie, ils sont hostiles à tout ce qui est édifice ; or, construire des édifices, c’est faire le premier pas dans la civilisation. Tels sont les Arabes nomades en général ; ajoutons que, par leur disposition naturelle, ils sont toujours prêts à enlever de force le bien d’autrui
Citation:
Selon la source préférée de Paganel.

Arnold Toynbee dit de lui qu'il a "conçu et formulé une philosophie de l'Histoire qui est sans doute le plus grand travail qui ait jamais été créé par aucun esprit dans aucun temps et dans aucun pays."

"Vérifier les faits
Discipline à laquelle visiblement Sudmango ne sait pas encore se plier.

Dans deux cents ans, peut-être...

Sur ce qui a été cité, je suis en désaccord avec Ibn Khaldoun concernant les peuples noirs. Sur les peuples arabes, je prends cependant acte de son témoignage
Paganel, antisémantique - 980920lui écrire blog Publié le 13/11/2008 à 23:10 supprimer cette contribution
Citation:
Si Ibn Khaldoun était né en France et avait comme patronyme un nom [gaulois], le soi-disant professeur, n'aurait certainement rien trouver à redire.
1) Le "soi-disant" professeur, il te prie d'aller te faire voir par les Grecs.
2) Je ne trouve justement rien à redire, mais rien de rien, sur ce qu'Ibn Khaldoun écrit des Arabes. Contrairement à Sudmango, il se trouve que pour ma part je l'avais lu. Il n'a pas l'air idiot, maintenant, tiens
3) En revanche, non seulement tu n'as pas lu Toynbee, mais tu avoues ne pas même en avoir entendu parler (« Qui c'est ce Arnold? j'avoue de n'avoir jamais entendu parler de lui je le jure même »). Qu'en conclure sinon que les franchouillards se montrent ici moins ignorants de ce qui s'écrit hors de leurs frontières que les islamouillards ?
Page 1

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