Viens mon amour, viens, Jusqu' aux cimes des monts qui surplombent le val; De nos prénoms unis en lettres capitales, Griffons une accolade sur le flanc d'un rocher. Entamons une danse, tendrement enlacés Comme les deux amants d'un monde qui se meurt. Viens mon amour, viens, Maintenant il est l'heure. Montre moi le chemin de ton cœur mis à nu, On s'est si peu connus... Osons nous accorder une pause magique Aux ardentes fraîcheurs, sur le bord d'un torrent; Osons nous déployer en muses exotiques Aux torrides ardeurs, sous l'aile d'un serment. De nos torses cambrés, en courbes érotiques, Sous la tiède pâleur, scellons sans plus de temps Nos forces égarées, déchirées, électriques, Perdues et dispersées aux quatre points des vents. Viens mon amour, viens, Je le vois symphonique, cet ange aux cheveux blonds, Ce bambin sympathique qui murmure ton nom. Aimons nous éveillés à des paroles tendres Qui lèveront le voile de tous les interdits; Tu me dis au matin, que tu es lasse d'attendre Que nos corps se révèlent, qu'enfin ils soient unis? Viens mon amour, viens... Maintenant qu'il fait nuit.
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Enregistré le 24 Juin 2009 à 23:21 par 2536655
Auteur : Inconnu |