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De la ville à la Playa

 
Il était une fois sur la Terre, une contrée appelée la Ville deux petites filles y étaient heureuses.
Heureuses de vivre près d’un précipice avec leur maman.
Un jour, leur papa vînt les y rechercher pour les sauver d’un monstre.
Le matin de son arrivée, elles n’eurent que peu de temps en quittant la demeure de leur enfance, dire au revoir à leurs amis, emporter leurs souvenirs, leur lapin et leur cochon d’Inde.
Tous ces souvenirs et animaux ne pouvaient être le bagage de ce rapide départ.
Le danger qui précipita ce départ était invisible. Pourtant leur père décida de le faire disparaître ainsi que les journées près de la falaise.
Il en avait peur. Peur qu’elles ne tombent et se fassent mal. Le monstre lui vivait au bord de ce gouffre.
Il leur apparaissait tel un beau prince riche, offrant de somptueux cadeaux.
Noël toute l’année c’était leur vie, leur enfance. Il faisait tomber la neige en été. Il coloriait le ciel de chamallow aux mousses de nuages roses. Il aidait aussi leur maman à faire des jours de l’année un vrai conte de fée sans faim.

Ce monde féérique inquiétait le papa, il n’avait pas ce don. Les enfants ne voulurent pas suivre ce père loin de la Ville. Il venait d’un seul coup et sans baguette magique effacer de leur quotidien l’univers doux et rassurant de leur tendre enfance. Malgré les refus de la mère, il les emportât sur l’île Martine.
Le monstre lui avait disparu. Il avait volé les vies innocentes et menti.
Lors du départ, le père sauveur se retrouva d’un coup et sans baguette magique devenir un monstre pour ses enfants. Petit à petit une terrible détresse s’empara de ses enfants et s’installa dans leur nouvelle demeure. La mer en pleurait d’écumes, sur les rivages de la Martine, une tempête de tristesse s’abattit sur cette fratrie réunie le soir de Noël.
Les filles demandèrent à leur père, ce soir réveillon de les laisser repartir vers leur Ville magique, leur ciel bonbon, vers leur falaise, leur mère.

La tristesse de ses filles décida le père à parler lors de la veillée de ce prince riche et magicien.
Il écouta ses filles, elles lui demandaient pourquoi il ne savait pas faire de tour de magie colorier leur nouveau ciel. Elles souhaitaient faire apparaitre une falaise sur l’île, elles voulurent que l’écume des vagues se transforme en bulle d’arc en ciel.

« Le monstre ce n’est pas moi ! » dit le père :

- C’est la réalité le monstre, c’est le rêve dans le quel vous avez vécu, rêve de carton aux nuages de coton qui a été entretenu par ce magicien, mes enfants.
- C’est la falaise sans surveillance le monstre…

« Et maman, nous on l’aime ! » dirent les filles :

- Tu sais papa, le prince est tombé dans le gouffre, le ciel et redevenu gris, la neige arrivera cet hiver, nous voulons faire des boules de neige avec maman et manger des chocolats toute la soirée.

- Bien, c’est bien les filles j’accepte, mais à deux conditions, que la neige soient tombée et que la falaise soit surveillée par votre maman.

- Les gens de votre Ville sont encore surpris par la disparition du Prince. Vos amis seraient ravis de vous y revoir cependant pour le moment c’est à votre faim qu’il me faut veiller et pour m’y aider, votre maman peut peut-être trouver un travail. Depuis que le monstre ne l’aide plus, c’est dur pour elle. Elle a tout perdu, son prince et ses enfants.
Depuis que la réalité vous apparaît, il me semble que bien d’autres encore sont à venir. Comme celle de découvrir votre papa. Il vous dit qu’il vous aime mais ne sait le montrer, alors à partir de ce soir de Noël, tous les jours je vous embrasserai. Chaque matin lorsque je croiserai vos petites frimousses aux lèvres chocolats, chaque soir avant de vous border pour le couché.

- Je ne fais pas de magie, mon cœur lui par contre est le plus grand des magiciens, il lui suffit de battre à la bonne mesure du bonheur de vous avoir pour qu’il fasse de vos rêves, vos envies votre réalité. La distance qui vous sépare de la Martine à la Ville vous apporte le plus beau des cadeaux, il n’est pas emballé, il est invisible. Il se ressent simplement avec le cœur, comme les tendres bisous sur vos joues au duvet de pêches, il est gratuit, cet amour.
Ho ho ho !!! Les enfants, j’entends les carillons, les clochettes des rennes, le rire du Père qui fait résonner Noël sur la Terre.

- Les filles pour ce soir, allons nous promener au bord de la mer, faire des vœux en regardant les étoiles filantes, deviner ce que pourrait bien être votre surprise, votre vie, votre père.

Joyeux Noël.


Enregistré le 23 Janvier 2010 à 07:11
par 2609707

Oeuvre Originale

Auteur :
Dimi

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